Lettres: Tuer Les Belles-Soeurs
Jean-François Marquis - Québec, le 5 mars 2008
7 mars 2008
À propos du projet de loi C-10 et de la censure d'État: pourquoi la rectitude politique s'arrêterait-elle en si bon chemin? Il est encore temps de relire a posteriori la production artistique contemporaine et de gommer les «propos choquants» et les comportements «contraires à l'ordre public» dans un geste sans précédent de défiguration.
Comment? En tuant, par exemple, Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay (discours anticlérical et compétition malsaine) et Les Feluettes de Michel-Marc Bouchard (propos homophobes, matricide), en annihilant Mon oncle Antoine (profanation de cadavre, adultère), Léolo (prostitution juvénile) et Les Invasions barbares (euthanasie, trafic de drogue).
La rectitude politique est ingrate. Elle a aussi mauvaise mémoire. La droite puritaine semble avoir oublié que c'est précisément grâce à ces propos choquants qu'elle peut aujourd'hui s'asseoir à son aise et se vautrer dans sa graisse.
Comment? En tuant, par exemple, Les Belles-Soeurs de Michel Tremblay (discours anticlérical et compétition malsaine) et Les Feluettes de Michel-Marc Bouchard (propos homophobes, matricide), en annihilant Mon oncle Antoine (profanation de cadavre, adultère), Léolo (prostitution juvénile) et Les Invasions barbares (euthanasie, trafic de drogue).
La rectitude politique est ingrate. Elle a aussi mauvaise mémoire. La droite puritaine semble avoir oublié que c'est précisément grâce à ces propos choquants qu'elle peut aujourd'hui s'asseoir à son aise et se vautrer dans sa graisse.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

