Lettres: Nous sommes des familles !
Hélène Charron - Le 28 février 2008
5 mars 2008
Quoiqu'en dise M. Gilles Taillon dans sa lettre au Devoir du 27 février, les familles n'appuient pas d'emblée la politique de l'ADQ. Nous, par exemple, chefs de familles appartenant à la classe moyenne, jugeons déplorable l'incohérence des adéquistes qui appuient des réductions d'impôt en 2007 puis une explosion des dépenses en 2008. Nous croyons aussi qu'une gestion serrée des dépenses publiques exige un investissement ciblé dans des programmes ayant fait leurs preuves, comme les garderies à 7 $, plutôt que la simple dissémination dans l'espace de sommes importantes.
Nous estimons, par ailleurs, qu'en voulant miner le réseau des garderies abordables et nous rémunérer à fort prix pour garder nos enfants à la maison, l'ADQ entend encourager, voire contraindre, les jeunes mères à quitter leur emploi pour demeurer à domicile. Or, celles-ci sont de plus en plus nombreuses à refuser cette idée. Ainsi, selon l'Institut de la statistique du Québec, la proportion des mères de jeunes enfants qui choisissent de rester actives sur le marché du travail est passée de 26,6 % en 1976 à pas moins de 71,6 % en 2003. Bien qu'il s'agisse de la plus décisive transformation des aspirations des familles de notre époque, l'ADQ y semble totalement sourde. Non, vraiment, les familles n'appuient pas d'emblée la politique de l'ADQ.
Nous estimons, par ailleurs, qu'en voulant miner le réseau des garderies abordables et nous rémunérer à fort prix pour garder nos enfants à la maison, l'ADQ entend encourager, voire contraindre, les jeunes mères à quitter leur emploi pour demeurer à domicile. Or, celles-ci sont de plus en plus nombreuses à refuser cette idée. Ainsi, selon l'Institut de la statistique du Québec, la proportion des mères de jeunes enfants qui choisissent de rester actives sur le marché du travail est passée de 26,6 % en 1976 à pas moins de 71,6 % en 2003. Bien qu'il s'agisse de la plus décisive transformation des aspirations des familles de notre époque, l'ADQ y semble totalement sourde. Non, vraiment, les familles n'appuient pas d'emblée la politique de l'ADQ.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

