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Lettres: Les familles appuient la mesure adéquiste

Gilles Taillon - Député de Chauveau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances  27 février 2008 
Samedi dernier, le rédacteur en chef du Devoir, Jean-Robert Sansfaçon, qualifiait de «flyée» la proposition de l'ADQ de donner aux parents 100 $ par semaine par enfant qui ne fréquente pas une garderie subventionnée. Pourtant, lors de la dernière campagne électorale, l'ADQ a fait de l'engagement de donner 100 $ par semaine aux familles sa mesure phare. La population l'a jugée et au moins 31 % des Québécois croient que cette mesure tient la route.

Plus de 160 000 enfants attendent une place en garderie subventionnée ou n'y ont pas accès. Ce sont des dizaines de milliers de parents qui paient pour les CPE, mais qui ne peuvent y envoyer leurs enfants et qui ne reçoivent aucune aide pour leurs services de garde.

Vous soulevez judicieusement l'état précaire des finances publiques québécoises. Nous faisons le même constat et c'est pourquoi nous souhaitons notamment une importante réorganisation de l'État.

Pour le présent exercice budgétaire, et en tenant compte du ralentissement économique, nous offrons au gouvernement de mettre notre «mesure famille» en application progressivement à partir du 1er janvier 2009 seulement, réduisant ainsi le coût budgétaire pour 2008-09 à 225 millions de dollars. Nos demandes budgétaires représentent un déboursé total de 345 millions de dollars parce que si l'on exclut l'allocation du 100 $ par semaine aux familles, nous proposons diverses mesures pour soutenir les aidants naturels, pour appuyer nos entreprises manufacturières et forestières et pour favoriser l'intégration en emploi de clientèles vulnérables.

Pour financer cela, nous proposons de mener une véritable revue des programmes gouvernementaux pour réduire les dépenses et améliorer les services aux citoyens. À l'évidence, aucun des deux autres partis n'a été capable de mener l'exercice.

Quand une idée trouve écho dans la population, c'est qu'elle est peut-être bonne. Et quand un système comme celui de la garde subventionnée laisse de côté 50 % de la clientèle et repose sur une formule de liste d'attente, comme dans les bons vieux régimes communistes, il ne faut pas se surprendre que la population s'en éloigne.
 
 
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