Lettres: Aveuglement ou duplicité?
L'étude de Gordon Laxer au sujet des réserves canadiennes de pétrole, publiée mardi dans Le Devoir sous la plume de Louis-Gilles Francoeur, porte à réfléchir: l'économiste de l'Université de l'Alberta souligne de façon criante l'insécurité énergétique dans laquelle se retrouve l'est du pays, qui dépend à 90 % de sources étrangères pour son approvisionnement pétrolier.
Les contraintes de l'ALENA s'appliquant à toute forme d'énergie, la clause de «proportionnalité» s'applique également dans le domaine du gaz naturel. Heureusement, même si le Canada exporte déjà environ 60 % de sa production gazière vers les États-Unis, il possède aussi les réserves et l'infrastructure nécessaires pour alimenter l'ensemble du territoire canadien de façon constante et sécuritaire. Les provinces de l'Est ne se retrouvent donc pas en situation précaire en matière de gaz comme en matière de pétrole, justement parce qu'elles dépendent du Canada plutôt que de pays étrangers.
Alors que les réserves canadiennes prouvées de gaz naturel sont comparables aux réserves mondiales en matière de durée (environ 70 ans pour le Canada et entre 60 et 65 ans pour la planète) et compte tenu du fait que le pic mondial de production gazière devrait suivre de près le pic pétrolier (d'ici 2020), comment doit-on interpréter l'acharnement du gouvernement Charest à favoriser comme il le fait et contre toute logique l'installation de terminaux méthaniers au Québec, précipitant ainsi la province dans une situation équivalente à celle vécue dans le cas de son approvisionnement pétrolier? La sécurité énergétique du Québec ne devrait-elle pas être au coeur des préoccupations de nos gouvernants? Il faut avant tout se demander qui profitera le plus de cette complaisance.
J'hésite actuellement entre deux termes pour qualifier l'attitude gouvernementale sur la question des terminaux méthaniers, particulièrement dans le dossier Rabaska: aveuglement ou duplicité.
Les contraintes de l'ALENA s'appliquant à toute forme d'énergie, la clause de «proportionnalité» s'applique également dans le domaine du gaz naturel. Heureusement, même si le Canada exporte déjà environ 60 % de sa production gazière vers les États-Unis, il possède aussi les réserves et l'infrastructure nécessaires pour alimenter l'ensemble du territoire canadien de façon constante et sécuritaire. Les provinces de l'Est ne se retrouvent donc pas en situation précaire en matière de gaz comme en matière de pétrole, justement parce qu'elles dépendent du Canada plutôt que de pays étrangers.
Alors que les réserves canadiennes prouvées de gaz naturel sont comparables aux réserves mondiales en matière de durée (environ 70 ans pour le Canada et entre 60 et 65 ans pour la planète) et compte tenu du fait que le pic mondial de production gazière devrait suivre de près le pic pétrolier (d'ici 2020), comment doit-on interpréter l'acharnement du gouvernement Charest à favoriser comme il le fait et contre toute logique l'installation de terminaux méthaniers au Québec, précipitant ainsi la province dans une situation équivalente à celle vécue dans le cas de son approvisionnement pétrolier? La sécurité énergétique du Québec ne devrait-elle pas être au coeur des préoccupations de nos gouvernants? Il faut avant tout se demander qui profitera le plus de cette complaisance.
J'hésite actuellement entre deux termes pour qualifier l'attitude gouvernementale sur la question des terminaux méthaniers, particulièrement dans le dossier Rabaska: aveuglement ou duplicité.
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