Lettres: Un expert en solutions magiques
Roger Girard - Le 5 février 2008
8 février 2008
Le président de la CSQ ne ménage pas ses mots et ses arguments pour contrer les personnes qui critiquent la réforme scolaire et proposent un moratoire pour la fin du secondaire. S'octroyant le monopole de la vérité à propos de «l'école que nous chérissons», il reproche aux autres ce qu'il pratique lui-même.
Dans sa lettre au Devoir, «Des pseudo-experts visèrent le noir pour tuer le blanc... », parue le 5 février dernier, il amalgame les positions des gens du milieu à celle du chef de l'opposition, jusqu'à oublier que la majorité des opposants vilipendés désirent comme sa centrale une école égalitaire, responsable et performante. Les autres manifesteraient une vision «catastrophique» de l'école, mais lui est d'un réalisme exemplaire en pensant que les solutions peuvent être apportées tout de suite pour la fin du secondaire alors qu'elles retardent depuis des années. Il désire valoriser la profession enseignante mais oublie les ravages causés par cette opération qui a fait fi des savoirs enseignants avec un prétendu nouveau paradigme. Pour lui, tout se résume à l'allocation de nouvelles ressources et à l'action rapide et efficace d'une machine ministérielle plus portée à justifier les politiques établies qu'à assurer les ajustements qui s'imposent. Tout porte à croire que la CSQ considère la réforme comme étant son bébé qu'il faut défendre à tout prix.
Dans sa lettre au Devoir, «Des pseudo-experts visèrent le noir pour tuer le blanc... », parue le 5 février dernier, il amalgame les positions des gens du milieu à celle du chef de l'opposition, jusqu'à oublier que la majorité des opposants vilipendés désirent comme sa centrale une école égalitaire, responsable et performante. Les autres manifesteraient une vision «catastrophique» de l'école, mais lui est d'un réalisme exemplaire en pensant que les solutions peuvent être apportées tout de suite pour la fin du secondaire alors qu'elles retardent depuis des années. Il désire valoriser la profession enseignante mais oublie les ravages causés par cette opération qui a fait fi des savoirs enseignants avec un prétendu nouveau paradigme. Pour lui, tout se résume à l'allocation de nouvelles ressources et à l'action rapide et efficace d'une machine ministérielle plus portée à justifier les politiques établies qu'à assurer les ajustements qui s'imposent. Tout porte à croire que la CSQ considère la réforme comme étant son bébé qu'il faut défendre à tout prix.
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