Lettres: Une réalité historique maintenant oubliée
Jean Berthiaume - Contrecoeur, le 2 février 2008
7 février 2008
À travers nos batailles linguistiques et notre combat nationaliste, une évidence a fini par être oubliée: la coexistence de la communauté anglophone à nos côtés. Les avancées récentes du Québec et son affirmation internationale ont rendu incontournable le caractère français du Québec. Avec ceci en mémoire, peut-être est-il temps de réviser et d'analyser notre politique linguistique.
Les anglophones du Québec sont nos compatriotes depuis 200 ans. Ils ont participé de façon marquante à l'éclosion de la société que nous formons. Les années 80 ont marqué pour eux un tournant difficile à accepter: on leur a interdit d'afficher dans leur langue sur leur territoire.
Se pourrait-il que, sans mauvaises intentions, nous soyons allés trop loin? Aurait-il été possible d'afficher notre existence sans nier l'existence d'une communauté qui nous côtoie depuis si longtemps? Une loi obligeant l'affichage en français sur toutes les affiches par respect pour les francophones aurait sans doute suffi. [...]
L'interdiction de la langue anglaise a malheureusement transformé un problème démographique en un problème politique. Et c'est pourquoi, aujourd'hui encore, alors que le reste de la planète est à débattre d'enjeux sérieux, nous en sommes encore à dénoncer le fait que les anglophones parlent anglais.
Il est plus que temps de remercier la communauté anglophone pour le soutien qu'elle a apporté à notre existence à travers les époques où nos institutions ont peiné à le faire, les anglophones du Québec étant des Québécois à part entière.
L'heure est davantage à la réconciliation qu'à l'affrontement (tant désiré par les nationalistes). Nous devons maintenant travailler à un nouveau contrat social avec les anglophones du Québec. Nous devons de bonne foi leur reconnaître le droit d'exister. Nous devons de même leur demander de nous respecter. Ensuite, nous devons leur demander de participer activement avec nous à l'éclosion d'une société juste et prospère.
Les anglophones du Québec sont nos compatriotes depuis 200 ans. Ils ont participé de façon marquante à l'éclosion de la société que nous formons. Les années 80 ont marqué pour eux un tournant difficile à accepter: on leur a interdit d'afficher dans leur langue sur leur territoire.
Se pourrait-il que, sans mauvaises intentions, nous soyons allés trop loin? Aurait-il été possible d'afficher notre existence sans nier l'existence d'une communauté qui nous côtoie depuis si longtemps? Une loi obligeant l'affichage en français sur toutes les affiches par respect pour les francophones aurait sans doute suffi. [...]
L'interdiction de la langue anglaise a malheureusement transformé un problème démographique en un problème politique. Et c'est pourquoi, aujourd'hui encore, alors que le reste de la planète est à débattre d'enjeux sérieux, nous en sommes encore à dénoncer le fait que les anglophones parlent anglais.
Il est plus que temps de remercier la communauté anglophone pour le soutien qu'elle a apporté à notre existence à travers les époques où nos institutions ont peiné à le faire, les anglophones du Québec étant des Québécois à part entière.
L'heure est davantage à la réconciliation qu'à l'affrontement (tant désiré par les nationalistes). Nous devons maintenant travailler à un nouveau contrat social avec les anglophones du Québec. Nous devons de bonne foi leur reconnaître le droit d'exister. Nous devons de même leur demander de nous respecter. Ensuite, nous devons leur demander de participer activement avec nous à l'éclosion d'une société juste et prospère.
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