Lettres: L'exclusion politique des francophones hors Québec
Hervé St-Louis - Calgary, le 30 janvier 2008
7 février 2008
Quand un jeune citoyen canadien veut participer activement au processus politique de son pays à l'échelon fédéral, le Parti conservateur de Stephen Harper fait tout son possible pour lui barrer le chemin.
Étant résidant de Calgary, en Alberta, je reçois régulièrement dans mon courrier des bulletins de nouvelles de mon député fédéral, Lee Richardson. Quand j'habitais dans le comté voisin du ministre Jim Prentice, je recevais aussi de tels documents. À plusieurs reprises, j'ai demandé à Jim Prentice et à Lee Richardson de me fournir des versions françaises de ces documents.
Au bureau de Jim Prentice, on a fait fi de ma demande et on ne m'a jamais répondu. Aux bureaux de Calgary et d'Ottawa de Lee Richardson, toutes sortes d'excuses ont été utilisées pour me refuser ces documents en français et pour m'empêcher de rencontrer le député.
D'après les employés de M. Richardson, les députés fédéraux ne sont pas sous l'autorité de la Loi sur les langues officielles et ne sont pas contraints de fournir des services aux minorités linguistiques de leurs comptés. Cette interprétation des responsabilités et devoirs d'un député fédéral est douteuse. Dans le système de démocratie parlementaire,tout député n'obtient sa légitimité que par l'entremise des électeurs qu'il représente au Parlement.
Les bulletins d'information envoyés par le député Lee Richardson parlent des faits et gestes et appuient les actions du gouvernement canadien actuel. Comment le député peut-il alors prétendre ne pas avoir à fournir de documents en français à un électeur? Cette attitude méprisante envers un citoyen est tout ce qu'il y a de plus normal pour les conservateurs de Stephen Harper et illustre bien le traitement réservé aux francophones hors Québec.
J'ai l'intention de poursuivre ma bataille jusqu'au judiciaire pour obtenir de mon député, Lee Richardson, qu'il réponde aux obligations de la fonction qu'il occupe.
Étant résidant de Calgary, en Alberta, je reçois régulièrement dans mon courrier des bulletins de nouvelles de mon député fédéral, Lee Richardson. Quand j'habitais dans le comté voisin du ministre Jim Prentice, je recevais aussi de tels documents. À plusieurs reprises, j'ai demandé à Jim Prentice et à Lee Richardson de me fournir des versions françaises de ces documents.
Au bureau de Jim Prentice, on a fait fi de ma demande et on ne m'a jamais répondu. Aux bureaux de Calgary et d'Ottawa de Lee Richardson, toutes sortes d'excuses ont été utilisées pour me refuser ces documents en français et pour m'empêcher de rencontrer le député.
D'après les employés de M. Richardson, les députés fédéraux ne sont pas sous l'autorité de la Loi sur les langues officielles et ne sont pas contraints de fournir des services aux minorités linguistiques de leurs comptés. Cette interprétation des responsabilités et devoirs d'un député fédéral est douteuse. Dans le système de démocratie parlementaire,tout député n'obtient sa légitimité que par l'entremise des électeurs qu'il représente au Parlement.
Les bulletins d'information envoyés par le député Lee Richardson parlent des faits et gestes et appuient les actions du gouvernement canadien actuel. Comment le député peut-il alors prétendre ne pas avoir à fournir de documents en français à un électeur? Cette attitude méprisante envers un citoyen est tout ce qu'il y a de plus normal pour les conservateurs de Stephen Harper et illustre bien le traitement réservé aux francophones hors Québec.
J'ai l'intention de poursuivre ma bataille jusqu'au judiciaire pour obtenir de mon député, Lee Richardson, qu'il réponde aux obligations de la fonction qu'il occupe.
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