Lettres: Qu'est-ce qui presse tant ?
Olivier Ménard - Enseignant au collège Montmorency. Le 30 janvier 2008
1 février 2008
Il y a eu la réforme du système d'éducation. Puis, il y a eu les attestations d'études collégiales. Maintenant, on tente d'intégrer dans les cégeps des étudiants qui n'ont pas réussi tous leurs cours au secondaire. D'abord, cela n'est-il pas dû à des pressions venant du milieu des entreprises, qui craignent une pénurie de main-d'oeuvre d'ici quelques années? On veut pousser nos enfants à atteindre, hors d'haleine, le milieu du travail le plus tôt possible, peu importe leurs échecs et sans prendre le temps de les former adéquatement. Ce phénomène devient franchement inquiétant.
Cette obsession pour une croissance effrénée a deux effets néfastes: premièrement, les étudiants se sentent pressés comme des citrons; ils essaient de travailler les soirs et les fins de semaine tout en étudiant à temps plein pour satisfaire les besoins du marché. Deuxièmement, on veut que les étudiants sortent le plus vite possible du système collégial en caressant l'espoir qu'un jour les cours jugés inutiles comme le français, l'éducation physique et la philosophie seront chose du passé. Au diable l'être humain: vite, au travail!
Résultat? De jeunes adultes déjà sujets à l'épuisement professionnel et un système d'éducation nivelé par le bas, qui produit des diplômes de qualité douteuse (tous niveaux confondus). Pourtant, d'après l'Institut de la statistique du Québec, l'espérance de vie dans notre belle province atteint 80,6 ans! Y aurait-il moyen de relaxer? Sont-ce des surconsommateurs en bas âge que nous voulons former ou des citoyens professionnels?
Cette obsession pour une croissance effrénée a deux effets néfastes: premièrement, les étudiants se sentent pressés comme des citrons; ils essaient de travailler les soirs et les fins de semaine tout en étudiant à temps plein pour satisfaire les besoins du marché. Deuxièmement, on veut que les étudiants sortent le plus vite possible du système collégial en caressant l'espoir qu'un jour les cours jugés inutiles comme le français, l'éducation physique et la philosophie seront chose du passé. Au diable l'être humain: vite, au travail!
Résultat? De jeunes adultes déjà sujets à l'épuisement professionnel et un système d'éducation nivelé par le bas, qui produit des diplômes de qualité douteuse (tous niveaux confondus). Pourtant, d'après l'Institut de la statistique du Québec, l'espérance de vie dans notre belle province atteint 80,6 ans! Y aurait-il moyen de relaxer? Sont-ce des surconsommateurs en bas âge que nous voulons former ou des citoyens professionnels?
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