Libre-Opinion: Un réseau de tramway à Montréal ?
On a beaucoup parlé de tramways au cours des dernières années. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est allé en France et en est revenu enthousiasmé par ce mode de transport. Ici, dans le milieu de l'environnement comme dans celui de l'urbanisme, on compte beaucoup sur ce moyen de transport pour donner une impulsion nouvelle à de grands travaux d'aménagement et de rénovation urbaine.
J'aimerais apporter ici un bémol et faire une contre-proposition en faveur d'un système d'autobus électriques. Le transport par tramway nécessite de grands travaux d'infrastructures très coûteux, des véhicules spécialisés et ne fonctionne que sur des voies réservées.
En ce qui concerne les infrastructures à implanter, le Québec n'a aucune expérience en construction dans ce domaine et les travaux devront donc être confiés à des firmes étrangères, ce qui exclura l'expertise québécoise.
En outre, la construction de ces infrastructures causera un dérangement important dans la circulation montréalaise, dans les rues où elles seront installées et dans les rues environnantes. Comme les voies seront réservées, les rues devront être élargies pour faire place au transport en tramway, ou bien les véhicules (automobiles et camions) qui y circulent présentement devront utiliser des voies de contournement. Il est inutile de croire que ces tramways vont diminuer à court terme le nombre d'automobiles et de camions. L'ouverture de stations de métro à Laval n'a pas diminué le nombre de bouchons aux heures de pointe sur les ponts et les autoroutes allant vers la Rive-Nord.
L'entretien à la fois des infrastructures et des véhicules va demander la formation d'une nouvelle main-d'oeuvre spécialisée, de nouveaux espaces de réparation et d'entreposage de pièces; tout ça pour un système de transport dont on considère qu'il est un système d'appoint et, par conséquent, qui ne prendra jamais une expansion considérable.
Le système de transport en tramway n'est pas un système souple comme le système d'autobus. Les tramways qui circulent ont besoin d'être alimentés directement et constamment en électricité et ne peuvent circuler que sur les voies réservées. En cas d'accident, de panne, de congère ou de glace en hiver, la circulation sera totalement interrompue, les tramways ne pouvant contourner les obstacles.
Montréal n'est pas Lyon. On dit que Montréal, parmi les grandes villes du monde, est celle qui est située le plus au nord. Nos conditions climatiques sont extrêmes et nos véhicules de transport en commun sont soumis à des conditions difficiles et rigoureuses, beaucoup plus exigeantes que dans les autres grandes villes du monde; la technologie devrait en tenir compte et s'y adapter.
Aux heures de pointe, quand il faut ajouter des véhicules, on ne pourrait mettre à disposition que les véhicules spécialisés disponibles qui seront forcément proportionnellement moins nombreux (et donc beaucoup plus chers que ceux dont nous disposons déjà dans le système de transport par autobus).
Un système de transport en commun d'autobus électriques comporte beaucoup d'avantages pour nous. C'est un système souple, ne nécessitant pas de grands travaux d'aménagement d'infrastructures routières; les véhicules sont autonomes et peuvent être utilisés partout selon les besoins des heures de pointe, lors d'une affluence ponctuelle due à de grands événements, ou pour remplacer des véhicules en panne.
C'est un système non polluant et, grâce à la grande disponibilité de notre énergie électrique, c'est une technologie qui a de l'avenir puisqu'elle pourrait être utilisée dans
l'ensemble du système de transport en commun sur route. Cette technologie et l'expertise qui en découle pourraient rapidement être exportées.
Nous possédons déjà une certaine expertise — et une expertise certaine — dans ce domaine. Des expériences concluantes de transport en commun par autobus électrique sont présentement en cours dans certaines municipalités du Québec. Une décision de la Ville de Montréal en faveur d'un tel système, souple, non polluant et déjà disponible pourrait accélérer grandement le développement de cette technologie québécoise.
Enfin, en ce qui concerne l'avantage «incitatif» à la rénovation de l'urbanisme montréalais que constitue le système de transport en tramway, cela soumet les travaux d'urbanisme aux trajets du tramway et peut-être même les trajets du tramway aux projets d'urbanisme, ce qui n'est pas une bonne idée. Favorisons donc plutôt un design d'autobus électrique québécois et «sexy» pour attirer la clientèle et donner une signature à Montréal plutôt qu'une technologie de tramway développée ailleurs pour des besoins d'ailleurs et qu'on ne ferait qu'adapter ici.
J'aimerais apporter ici un bémol et faire une contre-proposition en faveur d'un système d'autobus électriques. Le transport par tramway nécessite de grands travaux d'infrastructures très coûteux, des véhicules spécialisés et ne fonctionne que sur des voies réservées.
En ce qui concerne les infrastructures à implanter, le Québec n'a aucune expérience en construction dans ce domaine et les travaux devront donc être confiés à des firmes étrangères, ce qui exclura l'expertise québécoise.
En outre, la construction de ces infrastructures causera un dérangement important dans la circulation montréalaise, dans les rues où elles seront installées et dans les rues environnantes. Comme les voies seront réservées, les rues devront être élargies pour faire place au transport en tramway, ou bien les véhicules (automobiles et camions) qui y circulent présentement devront utiliser des voies de contournement. Il est inutile de croire que ces tramways vont diminuer à court terme le nombre d'automobiles et de camions. L'ouverture de stations de métro à Laval n'a pas diminué le nombre de bouchons aux heures de pointe sur les ponts et les autoroutes allant vers la Rive-Nord.
L'entretien à la fois des infrastructures et des véhicules va demander la formation d'une nouvelle main-d'oeuvre spécialisée, de nouveaux espaces de réparation et d'entreposage de pièces; tout ça pour un système de transport dont on considère qu'il est un système d'appoint et, par conséquent, qui ne prendra jamais une expansion considérable.
Le système de transport en tramway n'est pas un système souple comme le système d'autobus. Les tramways qui circulent ont besoin d'être alimentés directement et constamment en électricité et ne peuvent circuler que sur les voies réservées. En cas d'accident, de panne, de congère ou de glace en hiver, la circulation sera totalement interrompue, les tramways ne pouvant contourner les obstacles.
Montréal n'est pas Lyon. On dit que Montréal, parmi les grandes villes du monde, est celle qui est située le plus au nord. Nos conditions climatiques sont extrêmes et nos véhicules de transport en commun sont soumis à des conditions difficiles et rigoureuses, beaucoup plus exigeantes que dans les autres grandes villes du monde; la technologie devrait en tenir compte et s'y adapter.
Aux heures de pointe, quand il faut ajouter des véhicules, on ne pourrait mettre à disposition que les véhicules spécialisés disponibles qui seront forcément proportionnellement moins nombreux (et donc beaucoup plus chers que ceux dont nous disposons déjà dans le système de transport par autobus).
Un système de transport en commun d'autobus électriques comporte beaucoup d'avantages pour nous. C'est un système souple, ne nécessitant pas de grands travaux d'aménagement d'infrastructures routières; les véhicules sont autonomes et peuvent être utilisés partout selon les besoins des heures de pointe, lors d'une affluence ponctuelle due à de grands événements, ou pour remplacer des véhicules en panne.
C'est un système non polluant et, grâce à la grande disponibilité de notre énergie électrique, c'est une technologie qui a de l'avenir puisqu'elle pourrait être utilisée dans
l'ensemble du système de transport en commun sur route. Cette technologie et l'expertise qui en découle pourraient rapidement être exportées.
Nous possédons déjà une certaine expertise — et une expertise certaine — dans ce domaine. Des expériences concluantes de transport en commun par autobus électrique sont présentement en cours dans certaines municipalités du Québec. Une décision de la Ville de Montréal en faveur d'un tel système, souple, non polluant et déjà disponible pourrait accélérer grandement le développement de cette technologie québécoise.
Enfin, en ce qui concerne l'avantage «incitatif» à la rénovation de l'urbanisme montréalais que constitue le système de transport en tramway, cela soumet les travaux d'urbanisme aux trajets du tramway et peut-être même les trajets du tramway aux projets d'urbanisme, ce qui n'est pas une bonne idée. Favorisons donc plutôt un design d'autobus électrique québécois et «sexy» pour attirer la clientèle et donner une signature à Montréal plutôt qu'une technologie de tramway développée ailleurs pour des besoins d'ailleurs et qu'on ne ferait qu'adapter ici.
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