Lettres: La paix...?
Maurice Amiel - Montréal
30 décembre 2002
Faisant référence au fait que magasiner sur le Net nous ferait éviter la foule, le chaos relatif, etc. du magasinage de Noël in situ, les publicitaires de la compagnie Bell ont pondu le slogan suivant: LA PAIX pour magasiner.
Sur fond de couleur reposante illuminée par derrière et accompagné par les coordonnées du service Internet de la compagnie Bell, le message passe assez bien ... au premier degré.
Et pourtant j'ai ressenti un drôle de frisson à la lecture de LA PAIX, grosso modo dans ce rapport d'échelle graphique au reste du message.
Dans le contexte de la tempête médiatique courante autour des diverses situations au Proche et Moyen-Orient, etc., on comprend, en deuxième lecture, la paix dans son contexte sémantico-médiatique de guerre imminente... c'est alors que le sens du reste du message ... pour magasiner ... s'est doté, à mes yeux, d'un cynisme ahurissant!
Un graffiteur génial l'aura bien compris et sans trop tarder écrivit, sur un panneau publicitaire situé à la station de métro Université de Montréal, le message suivant au dessus du message officiel: La guerre pour s'enrichir ...
Je me permets d'attirer l'attention de vos lecteurs sur cette intervention anonyme, dont la trace a disparu dans les 24 heures suivant son apparition, car elle résume assez bien l'essentiel de l'économie politique de notre civilisation de consommation.
Sur fond de couleur reposante illuminée par derrière et accompagné par les coordonnées du service Internet de la compagnie Bell, le message passe assez bien ... au premier degré.
Et pourtant j'ai ressenti un drôle de frisson à la lecture de LA PAIX, grosso modo dans ce rapport d'échelle graphique au reste du message.
Dans le contexte de la tempête médiatique courante autour des diverses situations au Proche et Moyen-Orient, etc., on comprend, en deuxième lecture, la paix dans son contexte sémantico-médiatique de guerre imminente... c'est alors que le sens du reste du message ... pour magasiner ... s'est doté, à mes yeux, d'un cynisme ahurissant!
Un graffiteur génial l'aura bien compris et sans trop tarder écrivit, sur un panneau publicitaire situé à la station de métro Université de Montréal, le message suivant au dessus du message officiel: La guerre pour s'enrichir ...
Je me permets d'attirer l'attention de vos lecteurs sur cette intervention anonyme, dont la trace a disparu dans les 24 heures suivant son apparition, car elle résume assez bien l'essentiel de l'économie politique de notre civilisation de consommation.
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