Lettres: Capitalisme sauvage !
Martin Lavallée - Montréal, le 19 janvier 2008
22 janvier 2008
Très intéressant ces reportages parus dans Le Devoir du samedi 19 janvier sur les exploitations minières irresponsables de nos multinationales canadiennes, appuyées par notre gouvernement. Ces compagnies n'ont rien à faire des préoccupations et des besoins des populations locales où elles exploitent leurs gisements. Même ce qui devrait être classé comme patrimoine mondial ne les dérange pas dans leur quête d'exploitation. Ce qui importe, c'est qu'au nom des lois du commerce, elles ont le droit d'exploiter les richesses naturelles partout dans le monde et de s'enrichir, sans redevances pour les pays où elles agissent. Oh, pardon! Il y a bien des redevances, mais ces redevances vont tout droit dans les poches des dirigeants corrompus de ces pays.
Dans ce contexte, pas étonnant que les pays d'Afrique et d'Amérique latine aient de la peine à redresser leurs situations de pauvreté, de guerre civile et de corruption. Ce sont nous, les Occidentaux qui baignent dans la ouate, qui sommes responsables de cet état de fait, alors que nous ne nous occupons pas de ce que font nos multinationales et nos gouvernements à l'étranger. D'ailleurs, ça ne nous intéresse pas, pour autant que notre économie aille bien et que nos REER fluctuent, nos gouvernements et nos entreprises peuvent bien faire ce qu'ils veulent. Par contre, ce dont on ne s'aperçoit pas, c'est que notre prospérité se fait au détriment de celle des autres.
Dans ce contexte, pas étonnant que les pays d'Afrique et d'Amérique latine aient de la peine à redresser leurs situations de pauvreté, de guerre civile et de corruption. Ce sont nous, les Occidentaux qui baignent dans la ouate, qui sommes responsables de cet état de fait, alors que nous ne nous occupons pas de ce que font nos multinationales et nos gouvernements à l'étranger. D'ailleurs, ça ne nous intéresse pas, pour autant que notre économie aille bien et que nos REER fluctuent, nos gouvernements et nos entreprises peuvent bien faire ce qu'ils veulent. Par contre, ce dont on ne s'aperçoit pas, c'est que notre prospérité se fait au détriment de celle des autres.
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