Lettres: Méprise sur à peu près tout
Pierre-Paul Sénéchal - Beaumont, le 7 janvier 2008
10 janvier 2008
Le commentaire de Victor-Lévy Beaulieu à propos du bilan politique dégagé en 2007 par l'ADQ me semble plutôt superficiel. (Le Devoir, le 7 janvier 2008). C'est faire preuve d'une bien faible analyse que de saluer le statut d'opposition officielle accordé à l'ADQ du fait que ce parti nous a épargné les habituelles lois-décrets de fin d'année.
Cette réalité est plutôt le fait d'un gouvernement minoritaire. Peut-être aurait-il fallu que M. Beaulieu suive, fin décembre 2007, les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi privé n° 204 visant à transformer en loi du Québec une scandaleuse entente financière concoctée en catimini entre la Ville de Lévis et le consortium Rabaska. Il aurait alors constaté l'à-plat-ventrisme réfléchi et volontaire dont l'ADQ a fait preuve pour assurer le passage législatif d'un projet entièrement dédié à la consécration de privilèges fiscaux en faveur d'une multinationale du gaz (l'ADQ a même soumis un amendement visant à geler les règles d'urbanisme en faveur de cette multinationale, et ce, pour une période de 50 ans).
Pour réussir à faire adopter ce projet de loi contesté et contestable, les libéraux n'ont pas eu à recourir au bâillon: il leur a suffi d'obtenir l'appui de l'ADQ. Ce qui fut fait... dans le «déshonneur et l'enthousiasme».
Cette réalité est plutôt le fait d'un gouvernement minoritaire. Peut-être aurait-il fallu que M. Beaulieu suive, fin décembre 2007, les travaux de la commission parlementaire sur le projet de loi privé n° 204 visant à transformer en loi du Québec une scandaleuse entente financière concoctée en catimini entre la Ville de Lévis et le consortium Rabaska. Il aurait alors constaté l'à-plat-ventrisme réfléchi et volontaire dont l'ADQ a fait preuve pour assurer le passage législatif d'un projet entièrement dédié à la consécration de privilèges fiscaux en faveur d'une multinationale du gaz (l'ADQ a même soumis un amendement visant à geler les règles d'urbanisme en faveur de cette multinationale, et ce, pour une période de 50 ans).
Pour réussir à faire adopter ce projet de loi contesté et contestable, les libéraux n'ont pas eu à recourir au bâillon: il leur a suffi d'obtenir l'appui de l'ADQ. Ce qui fut fait... dans le «déshonneur et l'enthousiasme».
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