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Une minute de silence, s'il vous plaît!

Lise Payette   14 décembre 2007 
Je voudrais vous raconter une histoire. Il y a plusieurs années, j'ai fait partie d'un groupe de journalistes français qui se rendaient à Beyrouth, au Liban, pour un congrès consacré à la liberté de presse. À cette époque, ce pays vivait en paix, et je n'avais eu aucun mal à me laisser convaincre que le paradis terrestre avait dû se trouver pas très loin de ces lieux magnifiques qui faisaient rêver, au bord de la Méditerranée. Les journées étaient consacrées au travail, mais les soirées étaient remplies de rires et de rencontres avec des représentants du pays, chargés de nous donner envie de revenir au Liban. C'est au milieu d'un de ces groupes que j'ai entendu le proverbe arabe suivant: «Un homme doit battre sa femme une fois par jour. Si lui ne sait pas pourquoi, elle, elle le sait.»

Tout le monde a ri. Sauf moi. Je ne trouvais pas ça drôle. Je ne trouve pas ça drôle aujourd'hui non plus.

Ce proverbe m'est revenu en mémoire en apprenant la mort d'Aqsa Parvez, survenue à Mississauga lundi. Des amies de cette jeune fille de 16 ans ont confié aux journalistes que le père d'Aqsa, Muhammad Parvez, n'acceptait pas que sa fille ne porte pas le hidjab. Il a été arrêté par les policiers locaux avec le frère de la jeune fille, lui-même accusé d'entrave au travail de la police.

Les copines d'Aqsa ont raconté qu'elle voulait s'habiller comme les autres et qu'elle changeait de vêtements dès qu'elle sortait de la maison de son père. Elle refusait de se soumettre aux exigences religieuses qu'on lui imposait.

«Le port du voile est un libre choix», ont répété des dizaines de musulmanes devant la commission Bouchard-Taylor. «Personne ne nous oblige à le porter», ont-elle insisté. Ni les pères, ni les frères, ni le Coran. Aujourd'hui, devant la mort d'Aqsa Parvez, je me pose de sérieuses questions.

Et je soupçonne que la commission Bouchard-Taylor n'apportera aucune réponse à mes questions. Malgré les heures que j'ai passées à écouter les centaines de monologues présentés devant les commissaires, je reste convaincue que l'exercice aura tout au plus servi de soupape au trop-plein d'anxiété qui s'était accumulé dans notre société.

Des centaines d'hommes et de femmes ont défilé sans presque déranger le calme imperturbable des commissaires. Il m'est arrivé de penser qu'ils dormaient tous les deux.

Les participants sont arrivés à démontrer qu'on peut tout dire, qu'on peut même délirer à voix haute, sans que personne intervienne, sauf pour vous demander de conclure.

J'aurais donné cher pour savoir où les cerveaux des commissaires se trouvaient pendant que de braves gens essayaient d'attirer leur attention sur deux ou trois problèmes qui les touchaient particulièrement. Physiquement présents, ils ont dû faire des voyages extraordinaires dans leur tête sans que personne en sache rien.

Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas cru nécessaire de nommer une femme commissaire, une femme qui aurait peut-être mieux compris la méfiance des femmes envers les institutions des hommes qui les ont opprimées depuis si longtemps? Ont-ils cru qu'il était impossible de trouver une femme sage ou du calibre des autres commissaires, comme c'est souvent le cas au moment de choisir une femme pour occuper un poste important?

Pourquoi ai-je si souvent eu l'impression que les commissaires écoutaient avec plus d'attention les maires que les mères et qu'ils semblaient mieux disposés à l'égard des représentants de l'autorité, quelle qu'elle soit, plutôt qu'à l'égard de ces femmes qui osaient lever les yeux sur eux et dire le fond de leur pensée?

Les gains que les femmes ont faits au cours des 30 dernières années sont fragiles. Les femmes québécoises le savent bien. Il a suffi d'un gouvernement Harper à Ottawa pour que certains de ces gains soient remis en question. Il suffit de regarder aller l'ADQ pour savoir que les femmes du Québec doivent rester vigilantes. Devant les commissaires Bouchard et Taylor, tout le monde est venu clamer que l'égalité des hommes et des femmes est une valeur fondamentale de la société québécoise. Encore faut-il s'assurer que ce soit bien compris de tous!

Une minute de silence, ce ne sera pas de trop pour y penser et pour saluer la mémoire d'une autre femme tombée au champ d'honneur de l'égalité.
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    14 décembre 2007 04 h 54
    À tous les hommes, une minute de silence pour les femmes
    À tous les hommes de la terre, une minute de silence s'impose vraiment.

    C'est le coeur serré que j'ai lu votre texte Mme Payette.

    L'égalité fragile que les femmes ont presque acquise ici, est, comme vous dites, fragile.
    C'est aussi, et malheureusement, un leurre. On s'imagine que le monde entier a atteint cette presque égalité.

    Quand je vois la France, ce pays presque évolué, toujours incapable de féminiser ses titres.
    Mme LE ministre...
    Mme l'écrivain... Benoîte Groulx
    Etc.

    L'homme à grande gueule que je suis, se taie et vous remercie de continuer votre lutte qui nous profite à tous.
    Je vous souhaite une relève aussi forte que vous l'avez été et que vous l'êtes toujours.
    Merci, Mme Payette.


    Serge Charbonneau
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  • Jaque Parisien - Abonné
    14 décembre 2007 06 h 16
    Une lutte à poursuivre...
    Dire combien je suis d'accord avec vous ne suffirait à exprimer toute l'horreur que j'ai ressentie à la nouvelle de ce drame ni toute la colère que je sens monter en moi depuis un certain temps. Si les femmes ont fait des gains depuis une trentaine d'années, c'est une lutte à poursuivre que celle de l'égalité entre hommes et femmes.

    D'autant plus que le discours masculiniste fait des adeptes et que j'ai appris, récemment, qu'une université offrait un cours sur la «condition masculine»! Non mais... Quelle condition masculine? Je rageais. Qu'on ne me serve pas ces fadaises voulant que les femmes soient de plus en plus dominatrices, qu'elles représentent une majorité dans les universités et autres débilités du genre.

    S'il y a plus de femmes dans les universités qui réussissent, c'est que les garçons ont eu, pendant trop longtemps, le beau jeu et n'ont maintenant qu'à investir autant d'efforts que les femmes. Quant aux femmes qui revendiquent, au lieu de se cabrer, les hommes devraient peut-être les écouter et leur accorder le même respect qu'à leurs comparses du même sexe. Ou encore dire «non, je n'accepte pas cette situation» au lieu de se plaindre comme une bande de pleurnicheurs sans échine.

    Non. Malgré les apparences, je ne crois pas à la supériorité d'un sexe sur l'autre. En revanche, je crois au mérite. Les femmes méritent l'égalité car elles en ont été privées pendant si longtemps et elles ont travaillé avec acharnement pour la reconnaissance de leurs droits. Les femmes méritent d'être plus nombreuses dans les universités car elles étudient mieux que les garçons et obtiennent de meilleurs résultats. Les femmes méritent l'égalité au sein du couple parce que les hommes, eux, les ont tenues trop longtemps soumises, les ont manipulées, voire conditionnées, à croire que sans eux elles ne valaient rien.

    Bref, les femmes méritent l'émancipation totale, et ce, pour atteindre un équilibre qui nous permettra enfin de jouir de plein potentiel que peut offrir une relation, peu importe le genre, de liberté et d'entraide entre les hommes et les femmes.
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  • Luc Boyer - Abonné
    14 décembre 2007 06 h 49
    Les commissaires
    Bien que la tragédie se soit passée en Ontario c'est certainement cette place publique qui par effet de contraste souligne l'importance du fait qu'ainsi on s'en occupe et que de telles tragédies ne se soient pas encore produite chez nous bien que le massacre de polytechnique ait un petit air de famille. On s'en occupe en ce sens d'un effet de psychothérapie institutionnelle (inconscient?) du moins certainement pas volontaire, mais certainement c'est là une belle intuition.

    Pour revenir à l'oportunité de souligner à cette occasion qu'il n'y a pas de femme commissaire à cette Commission, regrettons que ce ne soit pas Andrée Feretti qui ne soit à la place de Taylor.
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  • Gilles Dubé - Abonné
    14 décembre 2007 08 h 20
    Des commissaires qui n'écoutent pas les femmes?
    Cela devrait être une bonne chose, puisque vous mettez en doute le témoignage des dizaines de femmes musulmanes qui ont affirmé que le port du voile n'est pas une obligation. Cela vous permettra de continuer à défendre vos opinions de féniniste extrémiste.
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    14 décembre 2007 08 h 20
    En plein centre de la cible!
    Le port du voile est une obligation religieuse fondée sur une certaine interprétation du Coran et dont le respect est assuré par la pater familias à travers son autorité comme chef de la famille.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    14 décembre 2007 08 h 25
    Le pire crime, au pire moment (Vincent Marissal)
    C'elle-là non-plus je l'ai pas trouvée drôle.

    Comme s'il y avait des moments moins pire pour faire çà !
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  • Paul Verreault - Inscrit
    14 décembre 2007 08 h 43
    Non sens
    Et on donnerait, par des accommodements, le droit à ce genre d'homme(religieux)ou à ce genre de femme(religieuse), qui accepte d'être ainsi infériorisée (allant même jusqu'à disparaître sous un voile ou même dans la cuisine avec les enfants), le droit de représenter un État qui se veut laïc et égalitaire?
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  • Yvon Montoya - Abonné
    14 décembre 2007 09 h 09
    Triste pour les femmes...
    Oui, vous avez raison, une femme aurait été bienvenue pour la commission B.T. Là encore je m'étonne de ne pas voir les femmes là où elles devraient être, c'est-à-dire partout avec l'égalité des compétences. Le drame en Ontario n'est pas significatif des problèmes entre différentes cultures, c'est une affaire de religion qui entre en contradiction avec la société laïcisée. Si vous allez en Sicile, vous y verriez ce genre de phénomène. Cela n'a rien à voir avec l'Islam seulement car la Sicile est catholique. L'obscurantisme religieux est une plaie dans le corps des femmes et des hommes. Qu'un être humain parce que féminin se doit de porter le voile est tout aussi ridicule qu'un autre être humain parce que féminin ne puisse pas devenir prêtre. Le dictat religieux de n'importe quelle religion est dangereux pour l'espèce humaine, autant que la pollution de notre atmosphère.
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  • Normand Chaput - Abonné
    14 décembre 2007 09 h 27
    faut pas mélanger
    Cette femme n'a pas été tuée pour des causes religieuses. Elle a été tuée parce qu'elle n'obéissait pas. Si ce n'avait pas été du port du voile, c'aurait été parce qu'elle ne voulait pas faire la vaisselle. Et la commission ne peut rien en matière de vaisselle.
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  • claire dufour - Abonnée
    14 décembre 2007 09 h 55
    Les statues
    Bonjour,

    Dans ma jeunesse, nous qualifions une personne inexpressive de "statue de plâtre.
    Et c'est ce que je ressens quand j'observe les deux commissaires (Bouchard et Taylor).
    Je peux comprendre qu'il faut garder une impatialité dans ces débats mais qu'il se dégage autant d'indifférence de leur part quand le commun des mortels témoigne me renverse. Nous du petit peuple qui n'arrivons pas à la cheville de leur notoriété...
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  • Pierre Brunet - Inscrit
    14 décembre 2007 10 h 05
    J'espère que cette commission ne nous ramènera pas en arrière
    Je suis né à Montréal, le 21 juillet 1940.

    À cette époque, l'Église Catholique et l'Union Nationale dirigeaient le Québec. Les femmes étaient considérées alors comme des mineures qui passaient, par le mariage, de l'autorité de leurs pères à celle de leurs maris. Elles étaient réputées inférieures à l'homme au même plan que les imbéciles et les mineurs.

    J'étais encore très jeune à la mort de ma grand-mère maternelle, et c'est affreux à dire, mais je n'ai aucun souvenir d'avoir partagé un repas assis à la même table qu'elle. Je me souviens par contre, lors des repas de famille qui avaient lieu chez mes grand parents, de cette femme vêtue d'une longue robe aux couleurs ternes qui attendait, appuyée sur le comptoir de la cuisine, que tout le monde soit bien assis avant de nous servir, en commençant toujours par mon grand-père. Elle mangeait la dernière, debout, appuyée sur le comptoir.

    Mon grand-père n'était pas un monstre, il était un catholique pratiquant, conscient de la place qu'occupait les hommes et les femmes en ce monde.

    Mon grand-père croyait au bienfait de l'instruction, il à fait instruire ses filles. Ma mère, l'ainée de la famille, est allée à l'école jusqu'en 7e année, mon père, lui, n'avait qu'une 3e année. Il lisait lentement et écrivait avec difficulté. Ma mère s'occupait donc du budget et de la correspondance du ménage, mon père se contentait de signer les lettres qu'elle avait écrites, pourtant cette femme pour la plus grande partie de sa vie n'a pas eu le droit d'acheter une maison ou une automobile encore moins d'aller travailler sans l'autorisation de son mari.

    L'été, lorsqu'il faisait trop chaud, j'allais au bain publique avec mon père, qui aimait plongé et nagé, par contre ma soeur n'y allait presque jamais, car ma mère était trop occupée ou peut être n'aimait-elle pas se baigner ce qui revenait au même pour ma soeur, car l'Église refusait que les garçons et les filles se baignent ensembles.

    Ma famille est déménagé à Joliette en 1949 ou 1950, un diocèse ou l'évêque avait beaucoup d'influence, je me rappelle d'un incident où, ma soeur qui avait une dizaine d'année à l'époque, c'était fait intercepter par la police et retourner à la maison parce qu'elle marchait sur le trottoir en culottes courtes. C'était indécent. Les danses modernes nous étaient aussi interdites en public

    Les Québécois en ont eu assez de cette façon de vivre et ils se sont révoltés tranquillement. Ils ont donc commencé à abolir les inégalités entre les hommes et les femmes, et du même coup ont tenté de laïciser le Québec.

    L'Église Catholique a refusé d'évoluer. Elle a plutôt choisi de combattre bec et ongles ce mouvement populaire. Ils nous reste encore bien du chemin à faire.

    Aujourd'hui des dirigeants d'autres religions tentent de nous ramener en arrière, ils se servent des chartes des droits de la personne Québécoise et Canadienne pour contester nos valeurs. Il est inacceptable que, au nom de Dieu, nous recommencions à traiter les femmes de cette manière et que nous imposions au habitants du Québec toutes ces contraintes religieuses dont nous nous sommes débarrassés.

    Personnellement je n'ai jamais compris pourquoi les religions s'entêtent à traiter les femmes de cette manière. D'ailleurs, je refuse de leurs accorder le moindre accommodement, raisonnable ou pas, qui leurs permettrait de continuer à entretenir cette injustice.

    Nos dirigeants politiques, n'ont jamais pensé que les chartes des droits de la personne serviraient un jour à bafouer le désir bien légitime d'égalité sociale de la plupart des Québécois et Québécoises.

    Nous accueillons et nous allons continuer à accueillir au Québec des émigrants de partout dans le monde, nous leurs demandons, puisqu'ils ont choisi de venir vivre avec nous, de respectez nos coutumes et notre langue.

    Chacun est libre de pratiquer sa religion, mais ne doit en aucun cas l'imposer aux autres, ce que certains juges ne semblent pas vouloir comprendre, comme le juge Allan Hilton de la cour suprême du Québec qui à introduit une nouvelle forme de zonage en ordonnant que la ville d'Outremont cède ça voie publique, au Juifs Hassidin pour les besoin de l'érouv. Imaginez vous le tollé, si Hérouxville c'était adresser à la cour pour être reconnue ville catholique? Ce n'est pas dans l'intérêt de la démocratie de tolérer que les lois civiles continuent d'être grugées par les actions du tout religieux

    Pour que la liberté de religion et la liberté de conscience puissent prospérer, l'espace public où ces libertés s'exercent de même que les institutions publiques qui en ont la garde se doivent d'être laïc.

    Je demeure convaincu que la très grande majorité d'émigrants accepte de s'intégrer à la société québécoise. Malheureusement il semble y avoir une minorité, chez ces nouveaux arrivant, qui refuse nos valeurs et se sert de Dieu pour nous ramener en arrière
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    14 décembre 2007 10 h 33
    Neuf commentaires, neuf hommes!?
    Neuf commentaires, neuf hommes!?

    Mais où sont donc les femmes?
    Ces réactions sont-elles le portrait de la société?

    Pourquoi donc si peu de femmes réagissent?

    Probablement qu'elles tournent sept fois leur langue dans leur bouche avant de commenter.
    Contrairement aux hommes, qui comme moi, peuvent se permettre de dire n'importe quelle connerie, les femmes ont appris depuis longtemps que la moindre faille de leur propos est brutalement rabrouée et que la société a tendance à rapidement les renvoyer à leurs enfants et aux chaudrons.

    Mesdames, comment vivez-vous votre "égalité" (sic partiel)?
    Mesdames, comment réagissez-vous?


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Lacroix Yannick - Inscrit
    14 décembre 2007 11 h 36
    un peu de classe par pitié
    Je suis de plus en plus déconcerté par la bêtise de certains intervenants. Lise Payette, une "féministe extrémiste"??? Comment appelera-t-on alors les féministes qui veulent vraiment en finir avec les hommes? C'est ridicule. Non moins ridicule: les femmes recèlent LE "mystère". C'est grotesque. MAis dans quel monde vivez-vous?

    Yannick Lacroix
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  • Monique Lapierre - Abonnée
    14 décembre 2007 12 h 27
    Procès d'intention?
    Personnellement j'avais entendu plusieurs fois énoncer ce proverbe.... tout au long de ma vie. Vous m'apprenez qu'il est d'origine arabe....En quoi cela est-il pertinent? Il ne me donne pas plus de nausée, parce que justement d'origine arabe. Et quel rapport y a-t-il entre ce proverbe "arabe", entendu par vous dans cet idyllique Liban d'avant-guerre et le meutre d'Aqsa? Cette jeune fille refusait de se soumettre aux exigeances de son père. Point. Son père qui semble être une sorte de "brainwashé" de l'islamisme, devenu autoritaire jusqu'à la violence extrême. Un homme dont le comportement ressemble à celui de tant d'hommes que l'on côtoit très souvent et qui ne sont pas tous arabes et religieux.
    Et en quoi cette tragégie, heureusement exceptionelle, entache-t-elle les nombreux témoignages de ces femmes qui ont affirmé leur libre choix dans le port du voile lors des audiences de la commission B.T.? Ce " calme impertubable" des commissaires n'était-il pas nécessaire finalement? A répondre aux trop nombreuses interventions choquantes et même assez bêtes, n'aurions-nous pas eu droit à une sorte de foire d'empoigne, genre ligne ouverte trash-radiophonique? Il me semble que là n'était pas leur mandat. Et est-ce qu'une femme commissaire aurait-elle fait une telle différence dans cet exercice. (Ce qui ne m'emppêche pas d'en déplorer l'absence, cependant). Vous allez jusqu'à prêter aux commissaires de l'inattention volontaire aux femmes qui témoignaient, "qui osaient lever les yeux sur eux..." Seigneur où avez-vous pris cela? Tout ça pour vous dire, madame, que je déplore vos généralisations, votre façon de faire vous aussi du journalisme à la petite semaine, de "surfer" sur l'actualité sans nous apporter un point de vue original que nous pouvions attendre d'une personne de votre notoriété
    Monique Lapierre
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 décembre 2007 12 h 34
    Partiellement d'accord avec M. Normand Chaput
    Je crois bien que M. Normand Chaput a raison quand il écrit : «Elle a été tuée parce qu'elle n'obéissait pas».

    Ça aussi, c'est pour une raison religieuse. Notre Église très très catholique demandait aux femmes, lors de leurs mariages, d'obéir à leurs maris. Est-ce que notre église catholique et les autres comme les musulmanes et juives demandent encore ce genre de chose là ? Sinon, depuis quand est-ce que cette demande aux femmes d'obéir ne s'applique plus et pourquoi l'affaire aurait changé ?

    Je demande ça à Mgr. Ouellet en plus de la question suivante : C'est quoi qui est arrivé avec le feu de l'enfer en 2007 où ceux qui avaient un péché mortel ou plus qui n'avaient pas encore été confessés et regrettés ou les femmes assez écoutés leurs maris, étaient précépités pour l'éternité et allaient brûler dans d'énormes souffrances ? Fermé en mai 2007 comme les Limbes par notre nouveau pape ou simplement climatisé ? Si l'enfer a été fermé, où ont été transférés, ses locataires ?
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  • Francine Lavoie - Abonnée
    14 décembre 2007 12 h 56
    Les femmes savent... Et ressentent tout cela très profondément, dans un silence qui n'en peut plus.
    J'aurais aimé, madame Payette, écrire mot pour mot ce que j'ai lu de vous ce matin. Merci pour cette lucidité !

    Le doute que vous exprimez sur le supposé «libre choix» du port du voile est pour moi une certitude. Et c'est une réflexion de Pierre Bourgault qui me revient ici en mémoire : «Les femmes sont souvent les dernières à abandonner les religions qui les méprisent.»

    Quant à l'attitude des commissaires Bouchard et Taylor, elle a donné sa pleine mesure chaque fois qu'ils ont reçu les autorités de l'Église catholique, tant à Québec qu'à Montréal : un accueil d'une chaleur et d'une déférence dépassant tout ce que les autres présentateurs de mémoire ont pu recevoir. Ma foi, on se serait cru à l'époque duplessiste. Il faut dire que les médias ont unanimement emboîté le pas dans cette étonnante complaisance. Pourquoi ?

    Francine Lavoie
    Québec
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    14 décembre 2007 13 h 50
    Hommes féministes ?
    Madame Payette,
    Comme je partage votre sentiment ! Quelle horreur qu'un tel meurtre puisse se commettre, ne serait-ce qu'une fois, au nom de quelque religion que ce soit.

    Je vois que beaucoup d'hommes sont avec vous. Je m'en réjouis. Même si j'ai retrouvé la foi au divin au-delà de toute religion, je partage les points de vue émis entre autres par messieurs Montoya et Charbonneau. Les religions ont déjà fait beaucoup trop de mal. Il faudrait se réveiller et demeurer vigilants, sinon de grands dangers se profilent à l'horizon. Pour paraphraser un texte évangélique, veillons et entrons au plus profond de nous-mêmes pour y découvrir l'Amour. Parce qu'il en faudra beaucoup dans les jours qui viennent.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 décembre 2007 14 h 20
    Le voile et l'enfer
    Je viens juste de lire ce qui suit : «De son côté, le fondateur du Congrès musulman canadiens Tarek Fatah affirme que plusieurs femmes n'ont pas le choix de se couvrir la tête. Selon lui, certains imams laissent peu de choix aux jeunes femmes musulmanes, leur disant que le refus de porter l'hijab a de graves conséquences, comme celle d'aller en enfer».

    C'est confirmé, les Musulmans ont aussi leur enfer. Est-ce une branche séparée de l'enfer catholique ? Est-ce qu'il y fait aussi chaud, est-ce aussi douloureux ? Est-ce que les musulmans y sont aussi privés de voir Allah ? Est-ce qu'un spécialiste en enfer musulman est disponible pour nous en faire une petite description ?
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  • André Doré - Abonné
    14 décembre 2007 14 h 55
    Merci donc... Hérouxville...!!!
    Quand M. Drouin, d'Hérouxville, a dit devant messieurs les commissaires qu'il pourrait y avoir un jour ici, des actes répréhensibles, comme la lapidation... si on continue de s'aplaventrir devant les extrémistes religieux de tous acabits, plusieurs ont ri... Le M. Bouchard a même tenté de le ridiculiser... mais nous venons de vivre encore pire...!!!
    J'ai révisé le code d'Hérouxville, récemment, et me suis rendu compte que les meilleures suggestions proposées devant la commission sont en parfaite harmonie avec toutes celles de ceux qui ont été à l'origine de cette commission... Bravo et Merci Hérouxville...!!!
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    14 décembre 2007 20 h 20
    L'oeil de monsieur Bouchard
    J'ai très peu suivi cette commission mais sont rapport devrait être sensible aux femmes car il ne semble pas avoir manqué beaucoup d'occasions de les courtiser...

    Une dame l'a remis en question et il s'est empressé de sortir de sa réserve...

    Un autre a tenté de prédire ses conclusions: il serait bon de les confronter à la fin de l'exercice.

    Bref monsieur Bouchard s'amusait ferme à nos dépends pendant que monsieur Taylor siégeait... à nos frais! Je partage l'inquiétude de madame Payette en ce qui concerne la suite des choses.

    Claude L'Heureux, Québec
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