Lettres: «Taxage» et ignorance de la langue
Jean-Marc Léger - Montréal, le 22 novembre 2002
18 décembre 2002
Il est heureux qu'à la fois les pouvoirs publics et les médias fassent ressortir la gravité d'un phénomène éminemment préoccupant, qui certes n'est pas propre au Québec mais qui tend à revêtir chez nous depuis quelque temps une ampleur et une accélération inquiétantes.
Dénoncer et combattre avec raison le phénomène n'autorise pas les médias à utiliser abondamment et à paraître cautionner un barbarisme comme «taxage» dans les articles d'information comme dans les éditoriaux, chroniques et autres commentaires. Il est navrant de constater une fois encore que la plupart des médias démontrent leur ignorance de la langue ou leur indifférence envers celle-ci, au premier chef Radio-Canada dans toutes ses dimensions.
Est-il tellement difficile de parler d'«extorsion» ou, si l'on préfère, de «rançon»: extorquer quelque chose à quelqu'un ou rançonner quelqu'un? Tenons-nous tellement à accélérer la dégradation de la langue française chez nous? «Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde», a dit Albert Camus.
Du moins, pouvons-nous... taxer d'ignorance élémentaire du français tous ceux et celles qui depuis quelque temps (certains parlementaires et ministres compris, hélas) ne cessent de nous rebattre les oreilles avec leur affreux «taxage».
Dénoncer et combattre avec raison le phénomène n'autorise pas les médias à utiliser abondamment et à paraître cautionner un barbarisme comme «taxage» dans les articles d'information comme dans les éditoriaux, chroniques et autres commentaires. Il est navrant de constater une fois encore que la plupart des médias démontrent leur ignorance de la langue ou leur indifférence envers celle-ci, au premier chef Radio-Canada dans toutes ses dimensions.
Est-il tellement difficile de parler d'«extorsion» ou, si l'on préfère, de «rançon»: extorquer quelque chose à quelqu'un ou rançonner quelqu'un? Tenons-nous tellement à accélérer la dégradation de la langue française chez nous? «Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde», a dit Albert Camus.
Du moins, pouvons-nous... taxer d'ignorance élémentaire du français tous ceux et celles qui depuis quelque temps (certains parlementaires et ministres compris, hélas) ne cessent de nous rebattre les oreilles avec leur affreux «taxage».
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