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Lettres: Les jeunes adéquistes

22 novembre 2007 
La solution avancée par les jeunes adéquistes pour réduire le nombre de bénéficiaires de la sécurité du revenu témoigne de la nécessité pour ces jeunes de poursuivre leurs études dans une discipline appropriée afin de parfaire leurs connaissances. En effet, ces jeunes autonomistes connaissent mal une des raisons ayant une forte incidence sur le nombre de bénéficiaires de la sécurité du revenu: la discrimination.

Ces jeunes sont totalement dans l'erreur quand ils croient que la scolarisation est la solution pour réexpédier sur le marché du travail les 25 000 bénéficiaires de la sécurité du revenu visés par leur super Mario. Si les autonomistes avaient minimalement examiné les facteurs ayant une incidence sur le nombre de prestataires de la sécurité du revenu, ils tiendraient un discours raffiné et éclairé ayant d'autres fondements que leurs préjugés.

Il est de notoriété publique que la discrimination fondée sur le statut social est pratiquée à grande échelle par les employeurs du Québec. Ils tiennent pour acquis que les sans-emploi sont des buveurs de Coke qui écoutent la télé à longueur de journée. La personne sans emploi n'est pas atteinte d'une atrophie du cerveau ni d'une diminution de ses capacités intellectuelles ou physiques. D'autres employeurs exercent de la discrimination directe ou indirecte fondée sur l'âge à l'endroit de personnes qualifiées et expérimentées. Le meilleur exemple en est le gouvernement du Québec qui, dirigé par de vieux politiciens professionnels, a adopté une politique visant à tout prix le rajeunissement de l'administration publique par l'embauche de jeunes au détriment de personnes qualifiées et expérimentées. Son étroitesse d'esprit est telle qu'il oublie que la Caisse de dépôt et le Régime des rentes du Québec, entre autres, ont été bâtis par des personnes d'expérience.

Quant à moi, je doute de la capacité d'un politicien de mettre en place des solutions adéquates et efficaces sur le plan social et économique quand sa seule expérience du marché du travail est... la politique.






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