Lettres: La tyrannie du diplôme
Jean-Pierre Proulx - Le 25 septembre 2007
27 septembre 2007
Il fallait lire dans Le Devoir de mardi le témoignage douloureux d'un ex-enseignant, Patrick Letendre, sous le titre: «Les incohérences du système d'éducation — La démission d'un enseignant». De guerre lasse, il vient de rendre les armes après avoir été engagé il y a 11 ans pour ses compétences en latin. Cependant, il n'avait pas de diplôme en pédagogie et il est demeuré à statut précaire pendant toutes ces années.
Son témoignage montre l'absurdité d'un système qui fait du diplôme un absolu et qui refuse obstinément de pratiquer la reconnaissance des acquis pour les enseignants.
Le Conseil supérieur de l'éducation est intervenu à au moins quatre reprises pour recommander au ministère de l'Éducation de se doter d'une politique globale de reconnaissance des acquis et de favoriser la mise en place dans le réseau de l'éducation et du monde du travail de mécanismes de reconnaissance des acquis. De véritables efforts ont été faits dans plusieurs domaines, mais en ce qui concerne les enseignants, on bute toujours sur une fin de non-recevoir: seul le diplôme compte. Je renvoie les intéressés aux documents pertinents et en particulier aux deux derniers, qui portent sur la profession enseignante.
- L'éducation à la vie professionnelle: valoriser toutes les avenues.
- La reconnaissance des acquis, une responsabilité politique et sociale.
- Un nouveau souffle pour la profession enseignante.
- Le projet de règlement sur les autorisations d'enseigner.
Dans ce dernier avis, le Conseil recommandait «de développer et de mettre en place, en collaboration avec les universités, le cas échéant, un mécanisme de reconnaissance des acquis, tant pour les cours que pour le stage probatoire, à l'intention des personnes qui possèdent déjà une expérience professionnelle ou qui ont reçu une formation en enseignement».
Peine perdue.
Son témoignage montre l'absurdité d'un système qui fait du diplôme un absolu et qui refuse obstinément de pratiquer la reconnaissance des acquis pour les enseignants.
Le Conseil supérieur de l'éducation est intervenu à au moins quatre reprises pour recommander au ministère de l'Éducation de se doter d'une politique globale de reconnaissance des acquis et de favoriser la mise en place dans le réseau de l'éducation et du monde du travail de mécanismes de reconnaissance des acquis. De véritables efforts ont été faits dans plusieurs domaines, mais en ce qui concerne les enseignants, on bute toujours sur une fin de non-recevoir: seul le diplôme compte. Je renvoie les intéressés aux documents pertinents et en particulier aux deux derniers, qui portent sur la profession enseignante.
- L'éducation à la vie professionnelle: valoriser toutes les avenues.
- La reconnaissance des acquis, une responsabilité politique et sociale.
- Un nouveau souffle pour la profession enseignante.
- Le projet de règlement sur les autorisations d'enseigner.
Dans ce dernier avis, le Conseil recommandait «de développer et de mettre en place, en collaboration avec les universités, le cas échéant, un mécanisme de reconnaissance des acquis, tant pour les cours que pour le stage probatoire, à l'intention des personnes qui possèdent déjà une expérience professionnelle ou qui ont reçu une formation en enseignement».
Peine perdue.
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