Lettres: «Bébés Einstein»
Pierre Faubert, psychologue - Montréal, le 8 août 2007
9 août 2007
Je vous envoie copie de ma réaction à l'article «La télé éducative au berceau, un leurre?» de Louise-Maude Rioux Soucy, paru dans votre édition du 8 août 2007.
Lorsqu'on pense à la drogue, on imagine d'abord les substances illicites comme la marijuana, la cocaïne, etc. Le cerveau est immédiatement affecté par ces substances.
On oublie, on ne sait pas ou on ne veut tout simplement pas voir ou savoir que notre cerveau est stimulé par tous les sens et, surtout, par la vue. Le poids du cerveau est multiplié par quatre pendant notre première année de vie. Le cerveau est stimulé par tout dans son environnement, et c'est la spécificité de cette stimulation qui conditionne son développement. Exposer volontairement nos bébés aux stimuli que provoquent les images télévisuelles favorise un frayage neuronique qui les prédisposera à la dépendance à toutes sortes de drogues.
Nous disons que la drogue est un fléau chez nos jeunes, eh bien, attendez que nos petits «bébés Einstein» téléphages atteignent l'âge scolaire! Ils souffriront davantage de déficit d'attention et chercheront des moyens toujours plus puissants et plus rapides de s'autostimuler. Leurs cerveaux en seront dépendants! Le pire, c'est qu'ils ne sauront même pas d'où provient cette propension à la dépendance puisqu'on les y aura habitués dès le berceau.
Quelles bêtises! Pensez-vous vraiment que ces producteurs d'émissions dites pour enfants s'intéressent à leur bien-être? Ils appellent ça de la «télé éducative». Si on croit ça, c'est qu'on est dangereusement crédule. Le leurre vient du fait qu'on attribue une valeur prétendument éducative à ce qui n'est qu'une ruse manipulatrice. On se fait tromper ou leurrer par l'attribut. Il ne faut pas être un génie pour savoir que les mots ne désignent pas toujours la réalité qu'on nomme. Il y a ici une perversion d'un mot noble. «Éducatif» inspire la confiance, mais il est aussi «vendeur». Ce sont encore une fois nos enfants qui en feront les frais.
Lorsqu'on pense à la drogue, on imagine d'abord les substances illicites comme la marijuana, la cocaïne, etc. Le cerveau est immédiatement affecté par ces substances.
On oublie, on ne sait pas ou on ne veut tout simplement pas voir ou savoir que notre cerveau est stimulé par tous les sens et, surtout, par la vue. Le poids du cerveau est multiplié par quatre pendant notre première année de vie. Le cerveau est stimulé par tout dans son environnement, et c'est la spécificité de cette stimulation qui conditionne son développement. Exposer volontairement nos bébés aux stimuli que provoquent les images télévisuelles favorise un frayage neuronique qui les prédisposera à la dépendance à toutes sortes de drogues.
Nous disons que la drogue est un fléau chez nos jeunes, eh bien, attendez que nos petits «bébés Einstein» téléphages atteignent l'âge scolaire! Ils souffriront davantage de déficit d'attention et chercheront des moyens toujours plus puissants et plus rapides de s'autostimuler. Leurs cerveaux en seront dépendants! Le pire, c'est qu'ils ne sauront même pas d'où provient cette propension à la dépendance puisqu'on les y aura habitués dès le berceau.
Quelles bêtises! Pensez-vous vraiment que ces producteurs d'émissions dites pour enfants s'intéressent à leur bien-être? Ils appellent ça de la «télé éducative». Si on croit ça, c'est qu'on est dangereusement crédule. Le leurre vient du fait qu'on attribue une valeur prétendument éducative à ce qui n'est qu'une ruse manipulatrice. On se fait tromper ou leurrer par l'attribut. Il ne faut pas être un génie pour savoir que les mots ne désignent pas toujours la réalité qu'on nomme. Il y a ici une perversion d'un mot noble. «Éducatif» inspire la confiance, mais il est aussi «vendeur». Ce sont encore une fois nos enfants qui en feront les frais.
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