Lettres: Pureté biotech!
Michel Handfield - Societas Criticus, revue de critique sociale et politique, vol. 9, no 5, éditos: www.societascriticus.com
31 juillet 2007
Le Tour de France est terminé. Un autre Tour éclaboussé par le contenu de la seringue (dopage), pourrions-nous dire. On parle encore de scandale, même de la fin du Tour et de sa faillite! Sans être devin, je ne serais pas surpris que ce scénario se répète à l'avenir. On veut des athlètes purs, mais on ne les trouve pas! Pourquoi?
Personne n'a pensé que les athlètes n'étaient pas des demi-dieux, mais des humains! Alors, ils nous ressemblent. Ils ne peuvent être élevés au petit lait et au miel quand on valorise les biotechnologies et qu'on «boost» le vivant. Nos poulets doivent être matures en quelques semaines, nos bovins aussi. Si on est moins productif au travail, on nous prescrit beaucoup plus souvent des suppléments alimentaires et des médicaments (mots politiquement corrects pour dire des drogues) qu'un mois de vacances. L'alimentation est biotech. Les solutions, chimiques! On trouve toutes sortes de suppléments en vente libre, tant dans les pharmacies que les épiceries, certains qui vous disqualifieraient même du Tour, et après on est surpris que les athlètes en usent et en abusent! Bref, on voudrait des athlètes purs dans un monde imparfait. Des saintes dans un bordel! Des demi-dieux dans un monde humain. Belle hypocrisie.
Un jour viendra où un cycliste ou un autre athlète dira qu'il ne s'est pas dopé, mais qu'il s'agit des additifs chimiques que l'on retrouve dans l'alimentation! Pourra-t-on lui donner tort? On ne peut avoir des athlètes à l'eau pure avec un système économique qui valorise le supplément pour l'atteinte de la productivité à tout prix! Il est là le scandale. Le Tour n'est qu'un photofinish de la société dans laquelle nous baignons. La performance. Toujours la performance. On ne peut pas avoir le plaisir? Ce sont nos valeurs qui doivent changer et les athlètes changeront aussi. Sinon, ce ne sera que parole de dopé, que ce soit aux stéroïdes ou à l'argent!
Personne n'a pensé que les athlètes n'étaient pas des demi-dieux, mais des humains! Alors, ils nous ressemblent. Ils ne peuvent être élevés au petit lait et au miel quand on valorise les biotechnologies et qu'on «boost» le vivant. Nos poulets doivent être matures en quelques semaines, nos bovins aussi. Si on est moins productif au travail, on nous prescrit beaucoup plus souvent des suppléments alimentaires et des médicaments (mots politiquement corrects pour dire des drogues) qu'un mois de vacances. L'alimentation est biotech. Les solutions, chimiques! On trouve toutes sortes de suppléments en vente libre, tant dans les pharmacies que les épiceries, certains qui vous disqualifieraient même du Tour, et après on est surpris que les athlètes en usent et en abusent! Bref, on voudrait des athlètes purs dans un monde imparfait. Des saintes dans un bordel! Des demi-dieux dans un monde humain. Belle hypocrisie.
Un jour viendra où un cycliste ou un autre athlète dira qu'il ne s'est pas dopé, mais qu'il s'agit des additifs chimiques que l'on retrouve dans l'alimentation! Pourra-t-on lui donner tort? On ne peut avoir des athlètes à l'eau pure avec un système économique qui valorise le supplément pour l'atteinte de la productivité à tout prix! Il est là le scandale. Le Tour n'est qu'un photofinish de la société dans laquelle nous baignons. La performance. Toujours la performance. On ne peut pas avoir le plaisir? Ce sont nos valeurs qui doivent changer et les athlètes changeront aussi. Sinon, ce ne sera que parole de dopé, que ce soit aux stéroïdes ou à l'argent!
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