Libre-Opinion: «Produit du Canada»... source de confusion
Saviez-vous que les petits concombres marinés (dill pickles) et une foule d'autres produits qui portent la mention «Produit du Canada» n'ont pas nécessairement été cultivés ici, mais parfois en Chine, en Inde, en Thaïlande ou ailleurs? Vous êtes-vous déjà demandé par quelle logique vos olives vertes préférées portent la mention «Produit du Canada», alors qu'il ne se cultive pas d'olives en terre canadienne?
Incongruité, incohérence, aberration ou fausse représentation? L'appellation «Produit du Canada» représente-t-elle la réalité? Informe-t-elle adéquatement le consommateur sur la vraie nature des concombres, olives, haricots, maïs ou autres fruits et légumes transformés qu'il achète à l'épicerie? Pas vraiment. Savez-vous pourquoi?
En vertu de la réglementation canadienne, un aliment transformé peut porter la mention «Produit du Canada» si 51 % de son coût de production est canadien. C'est ainsi qu'une multitude d'aliments, dont la matière première est importée mais dont seulement la transformation — ou encore l'emballage — est réalisée au Canada, arborent en toute légalité la mention «Produit du Canada».
Cette réglementation — archaïque — fait en sorte que, sur les tablettes des épiceries, rien ne permet au consommateur de différencier les concombres asiatiques ou les asperges sud-américaines de ceux qui sont cultivés au Canada; à condition qu'ils aient été transformés chez nous, ils portent tous deux la mention «Produit du Canada».
Ça doit changer et vite!
Dans le contexte actuel de la mondialisation des marchés, la définition de «Produit du Canada», qui date de près de 40 ans, est non seulement désuète, mais... aberrante. Au lieu d'informer adéquatement le consommateur, elle le confond. Pire, si un produit importé présentait, sous l'actuelle réglementation fédérale, un problème d'innocuité, c'est l'ensemble de la production canadienne qui en serait affectée!
La solution est simple et peu coûteuse.
En toute logique — c'est juste une question de gros bon sens — seuls les aliments cultivés et transformés au Canada devraient porter la mention «Produit du Canada». Quant aux aliments importés de l'étranger, transformés ou emballés au Canada, leur pays d'origine devrait être indiqué clairement sur les emballages, juste à côté de l'appellation «Préparé au Canada» ou «Emballé au Canada».
Les modifications que le gouvernement canadien se doit d'apporter le plus tôt possible à la définition de «Produit du Canada» visent à donner une information juste au consommateur. Elles ne diminueront en rien l'apport économique des transformateurs québécois et canadiens qui transforment et qui emballent des aliments en vrac provenant de l'étranger.
À l'heure de la mondialisation des marchés, les nouvelles définitions de «Produit du Canada» et de «Préparé au Canada» permettront tout simplement d'informer avec clarté et transparence les consommateurs québécois et canadiens en redonnant sa juste place à la production locale dans les paniers d'épicerie.
Incongruité, incohérence, aberration ou fausse représentation? L'appellation «Produit du Canada» représente-t-elle la réalité? Informe-t-elle adéquatement le consommateur sur la vraie nature des concombres, olives, haricots, maïs ou autres fruits et légumes transformés qu'il achète à l'épicerie? Pas vraiment. Savez-vous pourquoi?
En vertu de la réglementation canadienne, un aliment transformé peut porter la mention «Produit du Canada» si 51 % de son coût de production est canadien. C'est ainsi qu'une multitude d'aliments, dont la matière première est importée mais dont seulement la transformation — ou encore l'emballage — est réalisée au Canada, arborent en toute légalité la mention «Produit du Canada».
Cette réglementation — archaïque — fait en sorte que, sur les tablettes des épiceries, rien ne permet au consommateur de différencier les concombres asiatiques ou les asperges sud-américaines de ceux qui sont cultivés au Canada; à condition qu'ils aient été transformés chez nous, ils portent tous deux la mention «Produit du Canada».
Ça doit changer et vite!
Dans le contexte actuel de la mondialisation des marchés, la définition de «Produit du Canada», qui date de près de 40 ans, est non seulement désuète, mais... aberrante. Au lieu d'informer adéquatement le consommateur, elle le confond. Pire, si un produit importé présentait, sous l'actuelle réglementation fédérale, un problème d'innocuité, c'est l'ensemble de la production canadienne qui en serait affectée!
La solution est simple et peu coûteuse.
En toute logique — c'est juste une question de gros bon sens — seuls les aliments cultivés et transformés au Canada devraient porter la mention «Produit du Canada». Quant aux aliments importés de l'étranger, transformés ou emballés au Canada, leur pays d'origine devrait être indiqué clairement sur les emballages, juste à côté de l'appellation «Préparé au Canada» ou «Emballé au Canada».
Les modifications que le gouvernement canadien se doit d'apporter le plus tôt possible à la définition de «Produit du Canada» visent à donner une information juste au consommateur. Elles ne diminueront en rien l'apport économique des transformateurs québécois et canadiens qui transforment et qui emballent des aliments en vrac provenant de l'étranger.
À l'heure de la mondialisation des marchés, les nouvelles définitions de «Produit du Canada» et de «Préparé au Canada» permettront tout simplement d'informer avec clarté et transparence les consommateurs québécois et canadiens en redonnant sa juste place à la production locale dans les paniers d'épicerie.
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