Lettres: Attention, terrain miné
Nicolas Gilbert - Gatineau, le 19 juillet 2007
21 juillet 2007
En visite au Chili, le premier ministre Stephen Harper a rejeté du revers de la main les critiques visant le projet de mine d'or à ciel ouvert de Pascua-Lama, mis de l'avant par la compagnie canadienne Barrick Gold. Le projet vise à déplacer (!) des glaciers dans la cordillère des Andes afin d'exploiter un gisement aurifère qui se trouve en dessous. L'or serait extrait au moyen d'un procédé utilisant du cyanure.
Quels seront les impacts du projet sur les populations avoisinantes et sur celles qui vivent en aval le long des cours d'eau qui prennent leur source dans les glaciers? Je ne connais de ce dossier que ce que j'ai lu dans les journaux, c'est-à-dire peu de choses... Mais M. Harper n'en sait guère plus, ce qui ne l'a nullement empêché d'appuyer le projet. Par contre, ce que je sais (et ce que notre premier ministre devrait savoir), c'est que le dossier environnemental des compagnies minières canadiennes présentes en Amérique latine est loin d'être immaculé. Par exemple, au Honduras et au Guatemala, l'exploitation de mines d'or par une autre compagnie minière, Goldcorp, a entraîné de graves problèmes de pollution des cours d'eau et de l'environnement par le cyanure et les métaux lourds... et entaché du même coup l'image du Canada dans cette région.
M. Harper a fait sa déclaration dans les bureaux chiliens de Barrick Gold, après avoir rencontré les dirigeants de la compagnie. Il eut été plus sage et équitable de sa part d'écouter aussi l'autre partie avant de se prononcer. Après tout, ce n'est pas d'hier que des ONG dénoncent les agissements des compagnies minières canadiennes à l'étranger et le laxisme de notre gouvernement en la matière. Mais il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
Quels seront les impacts du projet sur les populations avoisinantes et sur celles qui vivent en aval le long des cours d'eau qui prennent leur source dans les glaciers? Je ne connais de ce dossier que ce que j'ai lu dans les journaux, c'est-à-dire peu de choses... Mais M. Harper n'en sait guère plus, ce qui ne l'a nullement empêché d'appuyer le projet. Par contre, ce que je sais (et ce que notre premier ministre devrait savoir), c'est que le dossier environnemental des compagnies minières canadiennes présentes en Amérique latine est loin d'être immaculé. Par exemple, au Honduras et au Guatemala, l'exploitation de mines d'or par une autre compagnie minière, Goldcorp, a entraîné de graves problèmes de pollution des cours d'eau et de l'environnement par le cyanure et les métaux lourds... et entaché du même coup l'image du Canada dans cette région.
M. Harper a fait sa déclaration dans les bureaux chiliens de Barrick Gold, après avoir rencontré les dirigeants de la compagnie. Il eut été plus sage et équitable de sa part d'écouter aussi l'autre partie avant de se prononcer. Après tout, ce n'est pas d'hier que des ONG dénoncent les agissements des compagnies minières canadiennes à l'étranger et le laxisme de notre gouvernement en la matière. Mais il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
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