Lettres: Place à la musiquette
Gilles Lesage - Québec, le 16 juillet 2007
18 juillet 2007
On pensait le carnage terminé depuis trois ans à la radio de Radio-Canada. Il ne l'était pas. Après le passage brutal de la chaîne culturelle à Espace Musique, quelques dinosaures férus de musique et de culture avaient survécu, tant bien que mal, à la tronçonneuse dite populaire, «people», tendance, à la mode. Georges Nicholson faisait partie de ce petit club sélect, très restreint.
Après 20 ans de grande et belle musique présentée avec brio, commentée avec rigueur, expliquée avec tendresse (au plus grand bénéfice des amateurs et profanes comblés), il avait été confiné à la fin de semaine, dont l'Opéra du samedi.
Au moins, il était encore là, avec quelques autres «anciens», de plus en plus discrets, réduits à la portion congrue. On craint de les nommer de peur qu'ils subissent le même sort pitoyable que l'animateur de Carte blanche, de Rayon musique et autres émissions phares de l'ex-chaîne culturelle. Cette fois, la chaîne est bien tirée. Nicholson est remercié sans ménagements après plus de 20 ans d'excellents services (Le Devoir, 13 juillet).
Moins de culture, plus de placotage. Moins de musique, plus de chansonnettes. Moins de grande musique, plus de musiquette!
Quel massacre, quel désastre! Comment ne pas être amers? Les pires appréhensions des amateurs désarçonnés, à la fin de l'été 2004 lors du virage en épingle, se sont avérées, implacables, douloureuses. Carole Trahan, Françoise Davoine, Mario Paquet, gare à vous, les derniers survivants d'une illustre lignée en voie d'extinction.
Grâce à, ou plutôt à cause du vice-président Sylvain Lafrance, l'honorable Société Radio-Canada est en train de perdre sa raison d'être, sa mission irremplaçable, son âme. Honte à ses cendres, encore fumantes.
À quand une vraie radio culturelle au Canada?
Après 20 ans de grande et belle musique présentée avec brio, commentée avec rigueur, expliquée avec tendresse (au plus grand bénéfice des amateurs et profanes comblés), il avait été confiné à la fin de semaine, dont l'Opéra du samedi.
Au moins, il était encore là, avec quelques autres «anciens», de plus en plus discrets, réduits à la portion congrue. On craint de les nommer de peur qu'ils subissent le même sort pitoyable que l'animateur de Carte blanche, de Rayon musique et autres émissions phares de l'ex-chaîne culturelle. Cette fois, la chaîne est bien tirée. Nicholson est remercié sans ménagements après plus de 20 ans d'excellents services (Le Devoir, 13 juillet).
Moins de culture, plus de placotage. Moins de musique, plus de chansonnettes. Moins de grande musique, plus de musiquette!
Quel massacre, quel désastre! Comment ne pas être amers? Les pires appréhensions des amateurs désarçonnés, à la fin de l'été 2004 lors du virage en épingle, se sont avérées, implacables, douloureuses. Carole Trahan, Françoise Davoine, Mario Paquet, gare à vous, les derniers survivants d'une illustre lignée en voie d'extinction.
Grâce à, ou plutôt à cause du vice-président Sylvain Lafrance, l'honorable Société Radio-Canada est en train de perdre sa raison d'être, sa mission irremplaçable, son âme. Honte à ses cendres, encore fumantes.
À quand une vraie radio culturelle au Canada?
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