Lettres: Copier, coller
Denis Pinsonnault - Saint-Hyacinthe, 12 juillet 2007
14 juillet 2007
C'est avec stupéfaction que j'ai lu l'article de Frédérique Doyon intitulé «David contre Goliath» (Le Devoir, mercredi 11 juillet). Il est bien déprimant d'apprendre que certains auteurs de matériel didactique conçoivent leur travail comme du simple «copier, coller». Cette infime minorité doit être dénoncée de toutes les façons possibles. Comment le CREM peut-il s'entêter à nier un tel plagiat? C'est une honte. À l'évidence, Marcel Thouin doit recevoir reconnaissance et droits d'auteur pour son travail.
Malgré tout, d'une certaine façon, cette nouvelle me réjouit. M. Thouin est pour moi une source d'inspiration constante autant lorsque j'écris des manuels scolaires que lorsque j'enseigne. En effet, peu de gens ont réussi, comme il l'a fait, à traiter des problèmes de l'enseignement des sciences en prenant en compte les conceptions et les capacités des enfants tout autant que la nature de la démarche et de la culture scientifique. C'est avec beaucoup de plaisir que je constate que de plus en plus d'enseignants et d'auteurs désirent profiter du travail gigantesque de M. Thouin.
Dans le monde de l'enseignement au Québec, les enseignants en science ont trop souvent été contraints à se plier aux modes du jour, telles l'approche par compétences ou les intelligences multiples. L'intérêt que porte le CREM aux travaux de Marcel Thouin pourra peut-être permettre aux enseignants de se centrer davantage sur l'apprentissage de leurs élèves en science et moins sur certains lieux communs appelés «compétences transversales». Espérons que l'intérêt que l'on porte présentement aux travaux de Marcel Thouin ne dégénère pas en une nouvelle mode ou, pis encore, en un nouveau dogme.
Malgré tout, d'une certaine façon, cette nouvelle me réjouit. M. Thouin est pour moi une source d'inspiration constante autant lorsque j'écris des manuels scolaires que lorsque j'enseigne. En effet, peu de gens ont réussi, comme il l'a fait, à traiter des problèmes de l'enseignement des sciences en prenant en compte les conceptions et les capacités des enfants tout autant que la nature de la démarche et de la culture scientifique. C'est avec beaucoup de plaisir que je constate que de plus en plus d'enseignants et d'auteurs désirent profiter du travail gigantesque de M. Thouin.
Dans le monde de l'enseignement au Québec, les enseignants en science ont trop souvent été contraints à se plier aux modes du jour, telles l'approche par compétences ou les intelligences multiples. L'intérêt que porte le CREM aux travaux de Marcel Thouin pourra peut-être permettre aux enseignants de se centrer davantage sur l'apprentissage de leurs élèves en science et moins sur certains lieux communs appelés «compétences transversales». Espérons que l'intérêt que l'on porte présentement aux travaux de Marcel Thouin ne dégénère pas en une nouvelle mode ou, pis encore, en un nouveau dogme.
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