Euphorie rue Sainte-Catherine
Des dizaines de milliers de personnes saluent les Alouettes de Montréal
Jeanne Corriveau
28 novembre 2002
Photo : Jacques Nadeau
Des joueurs des Alouettes de Montréal brandissaient fièrement la coupe Grey devant une foule nombreuse réunie rue Sainte-Catherine hier à l’occasion du défilé triomphal, un événement qui ne s’était pas produit à Montréal depuis 25 ans.
Une foule en liesse, des joueurs euphoriques, la rue Sainte-Catherine avait des airs de fête hier après-midi à l'occasion du défilé de la coupe Grey, une première à Montréal en 25 ans.
Savourant leur triomphe de dimanche, qui a valu à l'équipe les grands honneurs de la Ligue canadienne de football, les joueurs des Alouettes ont abondamment remercié leurs partisans, les meilleurs au Canada, n'ont-ils cessé de répéter.
Des dizaines de milliers de personnes, en rangs serrés le long de la rue Sainte-Catherine, ont célébré les héros du jour. Certaines avaient le visage peint aux couleurs de l'équipe, d'autres une casquette des Alouettes enfoncée sur la tête. «On est les meilleurs!», clamait Mario Fortin, venu de Trois-Rivières pour assister à ce «moment magique».
Le défilé, qui s'était ébranlé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Guy, était plus que sobre: quelques voitures officielles pour les membres de l'organisation, dont l'entraîneur Don Matthews, et pour le maire de Montréal, Gérald Tremblay, suivies de près par trois remorques avec, à leur bord, les joueurs, les deux mascottes de l'équipe et les incontournables cheerleaders. Pendant qu'à l'arrière du dernier véhicule le demi offensif Thomas Haskins tenait au bout de ses bras la fameuse coupe remportée dimanche contre les Eskimos d'Edmonton, ses coéquipiers signaient des autographes penchés au-dessus de la foule.
Le cortège défilait rapidement devant eux, mais les partisans avaient rendez-vous sur l'avenue McGill College, où une scène en plein air avait été aménagée pour prolonger les célébrations. La foule s'est donc jointe à la procession qui se dirigeait vers l'est. Postés derrière les vitrines des commerces désertés, les employés des magasins longeant la rue Sainte-Catherine suivaient l'événement avec intérêt, désireux de ne rien manquer même s'ils travaillaient.
Alors que l'atmosphère était à la fête et que les amateurs patientaient en attendant l'arrivée des joueurs sur scène, avenue McGill College, un avis de recherche a été lancé au micro pour retrouver le petit Peter, neuf ans, que ses parents avaient perdu dans la foule.
La bonne humeur est tout de même vite revenue avec l'arrivée des cheerleaders et la présentation de leur numéro au son du succès disco des années 70, YMCA.
Un à un, les joueurs se sont adressés à la foule pour la remercier et lui faire mille compliments pour l'appui qu'elle a donné à l'équipe tout au long de la saison. Prenant la parole, le président de l'équipe, Ellis Prince, a remis la coupe au maire de Montréal, Gérald Tremblay: «Merci, Montréal! Cette coupe est à vous», a-t-il dit en français. «Nous avons gagné parce que nous avons la meilleure équipe au Canada mais aussi parce que nous avons les meilleurs partisans au Canada», a-t-il ajouté en anglais.
De son côté, le centre arrière Bruno Heppell a voulu partager la coupe Grey avec tout le monde. «On vous aime, a-t-il hurlé aux partisans. C'est pour vous qu'on a travaillé fort pendant toute l'année. C'est pour vous qu'on est allés chercher la coupe.»
L'entraîneur Don Matthews, qui a été chaleureusement applaudi, tout comme le directeur général Jim Popp, a conclu son discours enflammé par le cri de ralliement de l'équipe. En quittant la tribune, Matthews a affirmé n'avoir jamais rien vu de tel comme célébrations. «Les Yankees de New York ne sont pas fêtés comme ça quand ils gagnent la Série mondiale», a-t-il lancé, lui qui en était à son cinquième défilé de champions dans la Ligue canadienne de football comme entraîneur.
Les joueurs ne s'attendaient pas à pareil délire. «C'est absolument incroyable», s'est exclamé Bruno Heppell. «J'avais déjà assisté à deux défilés de la coupe Stanley du Canadien, mais c'est fantastique d'en faire partie. La ville a arrêté de vivre pour nous aujourd'hui.»
«Ça surpasse toutes nos attentes, a indiqué le secondeur Stefen Reid. Montréal démontre encore qu'elle sait faire la fête. C'est sans doute le plus grand défilé de la coupe Grey de l'histoire de la Ligue canadienne.»
Ni incident fâcheux ni arrestation n'ont été rapportés par le Service de police pour le premier défilé d'importance d'une équipe sportive professionnelle montréalaise depuis celui du Canadien, en 1993. L'année suivante, l'Impact avait aussi défilé au centre-ville.
Avec la Presse canadienne
Savourant leur triomphe de dimanche, qui a valu à l'équipe les grands honneurs de la Ligue canadienne de football, les joueurs des Alouettes ont abondamment remercié leurs partisans, les meilleurs au Canada, n'ont-ils cessé de répéter.
Des dizaines de milliers de personnes, en rangs serrés le long de la rue Sainte-Catherine, ont célébré les héros du jour. Certaines avaient le visage peint aux couleurs de l'équipe, d'autres une casquette des Alouettes enfoncée sur la tête. «On est les meilleurs!», clamait Mario Fortin, venu de Trois-Rivières pour assister à ce «moment magique».
Le défilé, qui s'était ébranlé à l'angle des rues Sainte-Catherine et Guy, était plus que sobre: quelques voitures officielles pour les membres de l'organisation, dont l'entraîneur Don Matthews, et pour le maire de Montréal, Gérald Tremblay, suivies de près par trois remorques avec, à leur bord, les joueurs, les deux mascottes de l'équipe et les incontournables cheerleaders. Pendant qu'à l'arrière du dernier véhicule le demi offensif Thomas Haskins tenait au bout de ses bras la fameuse coupe remportée dimanche contre les Eskimos d'Edmonton, ses coéquipiers signaient des autographes penchés au-dessus de la foule.
Le cortège défilait rapidement devant eux, mais les partisans avaient rendez-vous sur l'avenue McGill College, où une scène en plein air avait été aménagée pour prolonger les célébrations. La foule s'est donc jointe à la procession qui se dirigeait vers l'est. Postés derrière les vitrines des commerces désertés, les employés des magasins longeant la rue Sainte-Catherine suivaient l'événement avec intérêt, désireux de ne rien manquer même s'ils travaillaient.
Alors que l'atmosphère était à la fête et que les amateurs patientaient en attendant l'arrivée des joueurs sur scène, avenue McGill College, un avis de recherche a été lancé au micro pour retrouver le petit Peter, neuf ans, que ses parents avaient perdu dans la foule.
La bonne humeur est tout de même vite revenue avec l'arrivée des cheerleaders et la présentation de leur numéro au son du succès disco des années 70, YMCA.
Un à un, les joueurs se sont adressés à la foule pour la remercier et lui faire mille compliments pour l'appui qu'elle a donné à l'équipe tout au long de la saison. Prenant la parole, le président de l'équipe, Ellis Prince, a remis la coupe au maire de Montréal, Gérald Tremblay: «Merci, Montréal! Cette coupe est à vous», a-t-il dit en français. «Nous avons gagné parce que nous avons la meilleure équipe au Canada mais aussi parce que nous avons les meilleurs partisans au Canada», a-t-il ajouté en anglais.
De son côté, le centre arrière Bruno Heppell a voulu partager la coupe Grey avec tout le monde. «On vous aime, a-t-il hurlé aux partisans. C'est pour vous qu'on a travaillé fort pendant toute l'année. C'est pour vous qu'on est allés chercher la coupe.»
L'entraîneur Don Matthews, qui a été chaleureusement applaudi, tout comme le directeur général Jim Popp, a conclu son discours enflammé par le cri de ralliement de l'équipe. En quittant la tribune, Matthews a affirmé n'avoir jamais rien vu de tel comme célébrations. «Les Yankees de New York ne sont pas fêtés comme ça quand ils gagnent la Série mondiale», a-t-il lancé, lui qui en était à son cinquième défilé de champions dans la Ligue canadienne de football comme entraîneur.
Les joueurs ne s'attendaient pas à pareil délire. «C'est absolument incroyable», s'est exclamé Bruno Heppell. «J'avais déjà assisté à deux défilés de la coupe Stanley du Canadien, mais c'est fantastique d'en faire partie. La ville a arrêté de vivre pour nous aujourd'hui.»
«Ça surpasse toutes nos attentes, a indiqué le secondeur Stefen Reid. Montréal démontre encore qu'elle sait faire la fête. C'est sans doute le plus grand défilé de la coupe Grey de l'histoire de la Ligue canadienne.»
Ni incident fâcheux ni arrestation n'ont été rapportés par le Service de police pour le premier défilé d'importance d'une équipe sportive professionnelle montréalaise depuis celui du Canadien, en 1993. L'année suivante, l'Impact avait aussi défilé au centre-ville.
Avec la Presse canadienne
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page



