Vive le sein libre !
Josée Blanchette
22 juin 2007
Photo : Jacques Nadeau
D'un strict point de vue politique, ils ont des allures séparatistes même s'ils ont opté pour la souveraineté association bien avant les débuts de la Confédération. Les voilà ressortis, libres de toute entrave à la circulation, à la faveur d'un solstice d'été, de la Saint-Jean, exposant leur raie, quand ce n'est pas leur ravin, une pente vers l'espoir. Et on ne la remonte que sur les coudes, en véritables désespérés.
Ils attirent le regard comme des aimants à amants. Ils attirent aussi la convoitise, la lubricité, quand ce n'est pas la main. Pas celle-là, l'autre! On ne sait plus à quel sein se vouer ces jours-ci. Heureusement, ils viennent souvent par deux. Et ils sont aussi conquérants qu'ils ont l'air douillets et soumis.
«On les croit pacifiques parce qu'ils sont mous, on les croit timorés parce qu'ils s'écrasent, on les croit non violents parce qu'ils se laissent frapper sans riposter», écrit Jean Guerreschi dans son ouvrage consacré à la glande mammaire. «Le sein est guerrier par nature, même et surtout si la femme qui le porte est une tendre. [...] Nous avons souvent pour eux le regard des aveugles, qui voient avec les mains, et c'est ce qui nous trompe.»
Et pour chaque regard qui en dérobe un peu l'innocence, les seins sont trompés, sinon violés. Les intrus se laissent berner par leur présence, leur promesse de réconfort où enfouir une bouffée de tendresse. «Notre bêtise intrinsèque à nous, hommes, est de nous enchanter que des glandes inexpressives puissent rendre les unes adorables et de nous désoler qu'elles fassent les autres plus détestables qu'elles ne sont déjà», pense encore l'auteur d'Autres seins.
L'échappée belle
Les plus beaux seins demeurent ceux qui s'échappent de leur nid, comme une hirondelle qui ferait le printemps. Il y a ceux qu'on surprend, ceux qu'on devine et ceux qui font des feux d'artifice. Des plus célèbres indiscrétions, on retient le sein droit de Janet Jackson lors du Super Bowl en 2004 (et qui a coûté un demi-million de dollars en amende à CBS), puis le gauche de Sophie Marceau, à Cannes en 2005, au pied des marches du palais, et finalement celui de Lucie Laurier l'an dernier lors d'une entrevue accordée à MusiquePlus.
Ces seins de haute tenue, attrapés au vol, laissent l'humanité pantoise, désarçonnée, ahurie. On a pourtant vu les seins de Diane Dufresne avant ceux de Madonna, alors pourquoi tant d'émoi pour des nichons connus et exhibés sous pellicules diverses?
Le frisson loge à l'enseigne de l'inadvertance, l'interdit, l'instant d'inattention qui attire tous les flashs. Un sein se découvre et tout le continent semble s'offrir. C'est l'aubaine rayon intimité: «Car le plus émouvant, dans la révélation à laquelle consent un sein, réside moins dans la forme et le volume objectif de poire, de pomme, de mangue ou de pamplemousse de la mamelle, que dans le fait d'apparaître nu pour la première fois devant nos yeux. Serait-il le sein d'une qui le dévoile en public chaque soir, aurait-il été vu et revu par la Terre entière, ça ne changerait pas d'un pouce l'émoi de celui qui assiste au spectacle de son dévoilement pour la première fois», explique Jean Guerreschi.
Comme le chantait Julien Clerc dans sa chanson Assez, assez:
«Faut des ronds,
Faut des courbes,
Des marchands d'marrons
Rue Lecourbe.
Faut des ballons,
Des cerceaux
Et les seins de
Sophie Marceau... »
Voilà ce qui sauvera la planète de toutes ses atrocités et lui restituera son étonnement premier.
On peut toujours rêver. Mais sitôt conquis, ils voudront s'évader pour cause de mauvais traitements ou d'indifférence. «Les hommes savent déployer des trésors d'ingéniosité pour obtenir des femmes ce qu'ils veulent mais, une fois qu'ils l'ont, échouent souvent à le garder ou le perdent pour une peccadille», tranche l'auteur.
Et voilà pourquoi tout est toujours à recommencer... Les seins sont une forme d'épreuve au plus méritant, le tétin un Himalaya à fouler en marchant sur les paumes des mains.
«En sorte que les seins représentent non pas seulement un volume de glande et une quantité de graisse à déballer, ce qui en ferait un amusement pour les seuls déménageurs, mais, à la fois et concurremment, une exigence de patience extrêmement variable d'une paire de seins à l'autre, une dépense d'imaginaire appropriée à la durée et à la qualité de la constance en question, une réserve mentale de souvenirs — olfactifs, gustatifs, digitaux — de ladite paire [...]», se lancine le glandeur.
Les jambes sauvent les plates
À plate couture, les jambes nous sauvent, nous les sans-dessein du corsage. Je ne retiens qu'une seule phrase, tel un prix de consolation: «Les femmes aux fastueuses jambes de pouliche peuvent se permettre le luxe de n'avoir pas de seins.» Et si vous êtes à la fois courte sur pattes et plate, il ne vous reste plus qu'à chercher un miniaturiste qui en pince pour les modèles réduits et la galette.
Dans un chapitre intitulé « De la réhabilitation poétique des seins des plates» (pourquoi les planches à repasser doivent-elles être forcément poétiques?), l'auteur d'Autres seins y va de quelques paroles rassurantes. D'abord, nous pouvons être certaines qu'on ne nous aime pas pour nos mamelles, «plus près du coeur» mais incapables de satisfaire la main d'un honnête homme.
Mais il va plus loin, sauve notre honneur et nous venge: «Et alors que les femmes non plates tournent vers nous des regards de chiennes en chaleur qui font des chiens que nous sommes des mâles impossibles à cantonner au cadre étroit du foyer, les plates savent nous garder rêveusement accrochés aux deux petits renflements de leurs minuscules collines, avides d'être pressés sur leur sternum en toute saison et en tout lieu, même au printemps et à la plage.»
Et que dire du petit sein, libéré de tout soutif, baleine et autre chapiteau encombrant: «Alors qu'un sein petit, même très petit, mais libre sous la chemise, je ne connais rien de plus joyeux et provocant», s'extasie l'amateur de collines.
Qu'on se le dise: le sein se porte comme une fleur de lys cet été. Hissez le drapeau et mettez les voiles!
cherejoblo@ledevoir.com
***
Aimé: le film Nitro d'Alain Desrochers. Je sais, la bande-annonce vous fait présumer du pire. Et pourtant, même en tassant les boules de Lucie Laurier du chemin, il reste quelque chose. Un film de gars de chars, de pitounes et d'adrénaline pure. Mais il y a du coeur (et même deux) derrière tout ça. En salle dès jeudi prochain. En attendant, ce soir à 20h à Radio-Canada, on vous présente le making-of, Nitro sur le plateau. Guillaume Lemay-Thivierge y expliquera son personnage et l'entraînement qu'il a dû suivre pour accomplir 90 % de ses cascades.
Salivé: en feuilletant Glaces à l'italienne (Éditions Dormonval), de quoi vous enrober les seins de crème 35 %, de jaunes d'oeufs et de douceur. Le semifreddo aux fraises, une génoise fourrée de glace aux fraises et aux biscuits amaretti, sera mon projet pour la Saint-Jean-Baptiste. Sinon, une ou deux boules de sorbet abricot et paprika, cassis, ricotta et coriandre ou pastèque et estragon devraient faire l'affaire. On propose même des sorbets salés, au concombre et à l'aneth, pour accompagner le tartare de saumon. Ça vaut largement les 26,95 $ à débourser.
Noté: que les purs et durs de la baignade se sont encore donné rendez-vous cette année à Québec, le samedi 23 juin à midi, au bassin Louise. Apportez votre maillot et votre serviette, on se jette à l'eau dans le fleuve Saint-Laurent. L'eau est froide, mais c'est excellent pour raffermir le buste. www.gensdebaignade.org.
Reçu: un abondant courrier et de nombreux appels à la suite du texte de la semaine dernière, intitulé «Legs de fond de tiroir». Rectifions tout de suite: je ne suis pas atteinte d'un mal sournois (à ma connaissance), je n'ai pas l'intention de me supprimer et je ne suis pas déprimée. Je suis une maman prévoyante qui songe à la mort tous les jours en prenant sa vitamine D. Quoi? Vous ne prenez pas de vitamine D? Feriez mieux de penser à votre testament tout de suite. Et tant mieux pour ceux à qui ce texte aura inspiré d'écrire un testament «spirituel» sans même passer chez le notaire.
Merci infiniment pour votre sollicitude, vos inquiétudes me sont allées droit au sein gauche!
***
Joblog
La vallée des avalées
- C'est quoi une vallée, maman?, me demande monsieur B.
- C'est un creux entre deux montagnes. Regarde entre mes seins, tu vois?
- Oui, mais maman, est-ce que je vais avoir une vallée quand je vais être grand?
Le paradis perdu
Mon B est fasciné par mes seins depuis quelque temps, tentant par tous les moyens de retrouver l'instant béni de la tétée.
- Laisse mes seins tranquilles, mon chéri!
- Mais maman, pourquoiiiiiiiiiiii? Ils sont pas fragiles!
À voile ou à vapeur
Ça y est, je hisse le drapeau et je mets les voiles (ou la vapeur) à mon tour, pour le Vieux-Port de Montréal.
Mon ami Jean Lemire m'a demandé d'être son copilote à bord du Sedna IV cet été, à la Première Chaîne de Radio-Canada.
Nous causerons environnement, sans recette de compost (promis!), tous les dimanches à 14h du 8 juillet au 19 août.
De retour ici début septembre!
Passez un bel été, à voile et à vapeur...
www.chatelaine.com/joblo
Ils attirent le regard comme des aimants à amants. Ils attirent aussi la convoitise, la lubricité, quand ce n'est pas la main. Pas celle-là, l'autre! On ne sait plus à quel sein se vouer ces jours-ci. Heureusement, ils viennent souvent par deux. Et ils sont aussi conquérants qu'ils ont l'air douillets et soumis.
«On les croit pacifiques parce qu'ils sont mous, on les croit timorés parce qu'ils s'écrasent, on les croit non violents parce qu'ils se laissent frapper sans riposter», écrit Jean Guerreschi dans son ouvrage consacré à la glande mammaire. «Le sein est guerrier par nature, même et surtout si la femme qui le porte est une tendre. [...] Nous avons souvent pour eux le regard des aveugles, qui voient avec les mains, et c'est ce qui nous trompe.»
Et pour chaque regard qui en dérobe un peu l'innocence, les seins sont trompés, sinon violés. Les intrus se laissent berner par leur présence, leur promesse de réconfort où enfouir une bouffée de tendresse. «Notre bêtise intrinsèque à nous, hommes, est de nous enchanter que des glandes inexpressives puissent rendre les unes adorables et de nous désoler qu'elles fassent les autres plus détestables qu'elles ne sont déjà», pense encore l'auteur d'Autres seins.
L'échappée belle
Les plus beaux seins demeurent ceux qui s'échappent de leur nid, comme une hirondelle qui ferait le printemps. Il y a ceux qu'on surprend, ceux qu'on devine et ceux qui font des feux d'artifice. Des plus célèbres indiscrétions, on retient le sein droit de Janet Jackson lors du Super Bowl en 2004 (et qui a coûté un demi-million de dollars en amende à CBS), puis le gauche de Sophie Marceau, à Cannes en 2005, au pied des marches du palais, et finalement celui de Lucie Laurier l'an dernier lors d'une entrevue accordée à MusiquePlus.
Ces seins de haute tenue, attrapés au vol, laissent l'humanité pantoise, désarçonnée, ahurie. On a pourtant vu les seins de Diane Dufresne avant ceux de Madonna, alors pourquoi tant d'émoi pour des nichons connus et exhibés sous pellicules diverses?
Le frisson loge à l'enseigne de l'inadvertance, l'interdit, l'instant d'inattention qui attire tous les flashs. Un sein se découvre et tout le continent semble s'offrir. C'est l'aubaine rayon intimité: «Car le plus émouvant, dans la révélation à laquelle consent un sein, réside moins dans la forme et le volume objectif de poire, de pomme, de mangue ou de pamplemousse de la mamelle, que dans le fait d'apparaître nu pour la première fois devant nos yeux. Serait-il le sein d'une qui le dévoile en public chaque soir, aurait-il été vu et revu par la Terre entière, ça ne changerait pas d'un pouce l'émoi de celui qui assiste au spectacle de son dévoilement pour la première fois», explique Jean Guerreschi.
Comme le chantait Julien Clerc dans sa chanson Assez, assez:
«Faut des ronds,
Faut des courbes,
Des marchands d'marrons
Rue Lecourbe.
Faut des ballons,
Des cerceaux
Et les seins de
Sophie Marceau... »
Voilà ce qui sauvera la planète de toutes ses atrocités et lui restituera son étonnement premier.
On peut toujours rêver. Mais sitôt conquis, ils voudront s'évader pour cause de mauvais traitements ou d'indifférence. «Les hommes savent déployer des trésors d'ingéniosité pour obtenir des femmes ce qu'ils veulent mais, une fois qu'ils l'ont, échouent souvent à le garder ou le perdent pour une peccadille», tranche l'auteur.
Et voilà pourquoi tout est toujours à recommencer... Les seins sont une forme d'épreuve au plus méritant, le tétin un Himalaya à fouler en marchant sur les paumes des mains.
«En sorte que les seins représentent non pas seulement un volume de glande et une quantité de graisse à déballer, ce qui en ferait un amusement pour les seuls déménageurs, mais, à la fois et concurremment, une exigence de patience extrêmement variable d'une paire de seins à l'autre, une dépense d'imaginaire appropriée à la durée et à la qualité de la constance en question, une réserve mentale de souvenirs — olfactifs, gustatifs, digitaux — de ladite paire [...]», se lancine le glandeur.
Les jambes sauvent les plates
À plate couture, les jambes nous sauvent, nous les sans-dessein du corsage. Je ne retiens qu'une seule phrase, tel un prix de consolation: «Les femmes aux fastueuses jambes de pouliche peuvent se permettre le luxe de n'avoir pas de seins.» Et si vous êtes à la fois courte sur pattes et plate, il ne vous reste plus qu'à chercher un miniaturiste qui en pince pour les modèles réduits et la galette.
Dans un chapitre intitulé « De la réhabilitation poétique des seins des plates» (pourquoi les planches à repasser doivent-elles être forcément poétiques?), l'auteur d'Autres seins y va de quelques paroles rassurantes. D'abord, nous pouvons être certaines qu'on ne nous aime pas pour nos mamelles, «plus près du coeur» mais incapables de satisfaire la main d'un honnête homme.
Mais il va plus loin, sauve notre honneur et nous venge: «Et alors que les femmes non plates tournent vers nous des regards de chiennes en chaleur qui font des chiens que nous sommes des mâles impossibles à cantonner au cadre étroit du foyer, les plates savent nous garder rêveusement accrochés aux deux petits renflements de leurs minuscules collines, avides d'être pressés sur leur sternum en toute saison et en tout lieu, même au printemps et à la plage.»
Et que dire du petit sein, libéré de tout soutif, baleine et autre chapiteau encombrant: «Alors qu'un sein petit, même très petit, mais libre sous la chemise, je ne connais rien de plus joyeux et provocant», s'extasie l'amateur de collines.
Qu'on se le dise: le sein se porte comme une fleur de lys cet été. Hissez le drapeau et mettez les voiles!
cherejoblo@ledevoir.com
***
Aimé: le film Nitro d'Alain Desrochers. Je sais, la bande-annonce vous fait présumer du pire. Et pourtant, même en tassant les boules de Lucie Laurier du chemin, il reste quelque chose. Un film de gars de chars, de pitounes et d'adrénaline pure. Mais il y a du coeur (et même deux) derrière tout ça. En salle dès jeudi prochain. En attendant, ce soir à 20h à Radio-Canada, on vous présente le making-of, Nitro sur le plateau. Guillaume Lemay-Thivierge y expliquera son personnage et l'entraînement qu'il a dû suivre pour accomplir 90 % de ses cascades.
Salivé: en feuilletant Glaces à l'italienne (Éditions Dormonval), de quoi vous enrober les seins de crème 35 %, de jaunes d'oeufs et de douceur. Le semifreddo aux fraises, une génoise fourrée de glace aux fraises et aux biscuits amaretti, sera mon projet pour la Saint-Jean-Baptiste. Sinon, une ou deux boules de sorbet abricot et paprika, cassis, ricotta et coriandre ou pastèque et estragon devraient faire l'affaire. On propose même des sorbets salés, au concombre et à l'aneth, pour accompagner le tartare de saumon. Ça vaut largement les 26,95 $ à débourser.
Noté: que les purs et durs de la baignade se sont encore donné rendez-vous cette année à Québec, le samedi 23 juin à midi, au bassin Louise. Apportez votre maillot et votre serviette, on se jette à l'eau dans le fleuve Saint-Laurent. L'eau est froide, mais c'est excellent pour raffermir le buste. www.gensdebaignade.org.
Reçu: un abondant courrier et de nombreux appels à la suite du texte de la semaine dernière, intitulé «Legs de fond de tiroir». Rectifions tout de suite: je ne suis pas atteinte d'un mal sournois (à ma connaissance), je n'ai pas l'intention de me supprimer et je ne suis pas déprimée. Je suis une maman prévoyante qui songe à la mort tous les jours en prenant sa vitamine D. Quoi? Vous ne prenez pas de vitamine D? Feriez mieux de penser à votre testament tout de suite. Et tant mieux pour ceux à qui ce texte aura inspiré d'écrire un testament «spirituel» sans même passer chez le notaire.
Merci infiniment pour votre sollicitude, vos inquiétudes me sont allées droit au sein gauche!
***
Joblog
La vallée des avalées
- C'est quoi une vallée, maman?, me demande monsieur B.
- C'est un creux entre deux montagnes. Regarde entre mes seins, tu vois?
- Oui, mais maman, est-ce que je vais avoir une vallée quand je vais être grand?
Le paradis perdu
Mon B est fasciné par mes seins depuis quelque temps, tentant par tous les moyens de retrouver l'instant béni de la tétée.
- Laisse mes seins tranquilles, mon chéri!
- Mais maman, pourquoiiiiiiiiiiii? Ils sont pas fragiles!
À voile ou à vapeur
Ça y est, je hisse le drapeau et je mets les voiles (ou la vapeur) à mon tour, pour le Vieux-Port de Montréal.
Mon ami Jean Lemire m'a demandé d'être son copilote à bord du Sedna IV cet été, à la Première Chaîne de Radio-Canada.
Nous causerons environnement, sans recette de compost (promis!), tous les dimanches à 14h du 8 juillet au 19 août.
De retour ici début septembre!
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