Lettres: Briser le cartel des pétrolières
François Brunel - Montréal, le 11 mai 2007
16 mai 2007
On observe depuis quelque temps que les marges de profit associées aux prix de l'essence à la pompe sont très grandes, même s'il y a au moins quatre grandes pétrolières qui se disputent le marché.
Même s'il n'y a pas d'entente formelle entre ces pétrolières, celles-ci s'observent et ne sont plus intéressées à prendre les parts de marché des autres, car il y a trop peu à gagner comparativement à ce qu'il y a perdre si elles déclenchent une guerre de prix. En économie, c'est ce qu'on appelle un équilibre de Nash, où un équilibre existe sans que les conditions optimales de marché soient satisfaites.
Pour forcer la concurrence, il faut d'abord observer que chacun des petits détaillants indépendants a beaucoup à gagner s'il accroît sa part de marché aux dépens des autres. En ce sens, il faut les aider. En ce moment, pour l'essence vendue aux petits détaillants indépendants, il existe un prix plancher inférieur de 3 ¢ le litre à celui vendu à la pompe par les grandes pétrolières. Si on accroît l'écart minimum entre ce prix plancher et le prix à la pompe, on donne l'avantage aux petits détaillants.
Le gouvernement pourrait se servir de cette différence de prix comme ajustement pour contrôler les parts de marché des petits détaillants et celles des grandes pétrolières. [...] Si on s'aperçoit que les grandes pétrolières ne désirent plus obtenir de nouvelles parts de marché en baissant les prix à la pompe, qu'on les donne alors aux petits détaillants indépendants en augmentant la différence entre le prix plancher et le prix à la pompe.
Même s'il n'y a pas d'entente formelle entre ces pétrolières, celles-ci s'observent et ne sont plus intéressées à prendre les parts de marché des autres, car il y a trop peu à gagner comparativement à ce qu'il y a perdre si elles déclenchent une guerre de prix. En économie, c'est ce qu'on appelle un équilibre de Nash, où un équilibre existe sans que les conditions optimales de marché soient satisfaites.
Pour forcer la concurrence, il faut d'abord observer que chacun des petits détaillants indépendants a beaucoup à gagner s'il accroît sa part de marché aux dépens des autres. En ce sens, il faut les aider. En ce moment, pour l'essence vendue aux petits détaillants indépendants, il existe un prix plancher inférieur de 3 ¢ le litre à celui vendu à la pompe par les grandes pétrolières. Si on accroît l'écart minimum entre ce prix plancher et le prix à la pompe, on donne l'avantage aux petits détaillants.
Le gouvernement pourrait se servir de cette différence de prix comme ajustement pour contrôler les parts de marché des petits détaillants et celles des grandes pétrolières. [...] Si on s'aperçoit que les grandes pétrolières ne désirent plus obtenir de nouvelles parts de marché en baissant les prix à la pompe, qu'on les donne alors aux petits détaillants indépendants en augmentant la différence entre le prix plancher et le prix à la pompe.
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