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Analyse - La dernière erreur

Michel David   9 mai 2007 
Jusqu'à la toute fin, le règne d'André Boisclair aura été, à vingt ans de distance, la triste répétition de celui de Pierre Marc Johnson. Après avoir été élu chef haut la main, lui aussi était parti en coup de vent moins de deux ans plus tard, laissant ses députés sous le choc, les yeux embués.

Il y a cependant une différence de taille. À l'époque, la démission de M. Johnson ressemblait à un nouveau départ sous la gouverne de Jacques Parizeau. Celle de M. Boisclair était plutôt une formalité devenue inévitable, qui laisse néanmoins entier le problème de fond du PQ.

Il a très bien compris qu'après les résultats désastreux du 26 mars, il n'avait plus l'autorité nécessaire pour présider au débat d'orientation dont le parti ne peut plus faire l'économie, mais il n'avait pas osé le lancer au moment où il aurait peut-être pu le faire.

Il est vrai que, pour sauver son propre leadership, Bernard Landry avait lourdement hypothéqué l'avenir en se pliant aux exigences des «purs et durs», mais M. Boisclair a accepté l'héritage sans discuter.

Pierre Marc Johnson avait payé très cher son virage de l'affirmation nationale, mais il avait au moins tenté quelque chose. Quel est le bilan d'André Boisclair? Hier, il s'est réjoui d'avoir redynamisé le PQ en recrutant des dizaines de milliers de jeunes, mais où étaient-ils aux dernières élections?

Sa sortie désastreuse contre Gilles Duceppe, en fin de semaine dernière, illustrait très bien ce qu'a été son court règne: une série d'erreurs et de manques de jugement que les militants péquistes voudront oublier au plus vite.

***

M. Boisclair cherchait-il réellement à se prémunir contre les entreprises du chef du Bloc québécois ou, se sachant condamné, a-t-il voulu stigmatiser le Brutus qui avait orchestré sa chute?

De toute manière, qui pouvait encore douter des visées de M. Duceppe? Après 17 ans à Ottawa, ce désir de changer d'air est d'autant plus légitime que l'avenir électoral du Bloc apparaît bien incertain. Il aurait évidemment été indécent d'afficher ses ambitions hier, mais il n'a cherché à convaincre personne qu'il n'en avait pas.

Le pouvoir fait accourir les courtisans aussi sûrement que le miel attire les mouches. Même si plusieurs députés péquistes s'inquiètent de le voir débarquer à Québec, M. Duceppe ne manquera pas d'appuis au sein du caucus. Dans les minutes qui ont suivi l'annonce du départ de M. Boisclair, Sylvain Simard — ce «génuflecteur d'habitude», selon le mot d'Yves Michaud — s'est empressé de souhaiter un couronnement.

M. Duceppe a d'indéniables qualités. Il a un bon jugement politique et sa longue expérience parlementaire lui permettrait sans doute de tirer le meilleur parti possible de la situation précaire où se trouve le PQ à l'Assemblée nationale.

Le passage d'Ottawa à Québec n'est cependant pas facile. Les dossiers et la culture politique sont bien différents dans les deux capitales. Jean Charest pourrait en témoigner. Sans parler du PQ, sans doute le plus rétif de tous les partis politiques au Canada. «Une gang de malades», a déjà dit Mario Dumont.

Le chef du Bloc n'a pas le charisme de René Lévesque ou de Lucien Bouchard, ni l'envergure intellectuelle de Jacques Parizeau, mais les péquistes devront se faire une raison: sur la liste des candidats possibles, il n'y a personne de cette pointure.

***

La question est surtout de savoir si M. Duceppe est en mesure de remettre le PQ et le projet souverainiste au diapason de la population. Les péquistes ont toujours eu tendance à vouloir faire l'inverse, mais la défaite du 26 mars constitue un rejet très net de cette prétention.

Au lendemain des élections, un sondage de Léger Marketing indiquait que le chef du Bloc québécois était le préféré de 29 % des électeurs péquistes pour succéder à M. Boisclair, loin devant Pauline Marois (15 %), Bernard Landry (15 %) et Pierre Curzi (13 %).

Dans l'ensemble de la population, Mme Marois (21 %) devançait légèrement M. Duceppe (20 %). Elle semblait mieux en mesure de ratisser à l'extérieur de la mouvance péquiste, notamment chez les partisans de l'ADQ.

Il est cependant très clair qu'elle ne se lancera pas dans une course contre le chef du Bloc. Même si on lui offrait un couronnement, il faudrait qu'elle soit l'objet de très pressantes sollicitations.

Hier, Bernard Landry a eu la sagesse d'écarter la possibilité d'un retour. La dernière chose dont le PQ ait besoin actuellement est une fausse course dont le gagnant serait connu d'avance, ou une course dont les trois quarts des concurrents feraient simplement de la figuration, comme en 2005. Le PQ ne dispose pas d'assez d'argent ni d'assez de temps pour s'offrir ce luxe.

S'il devait néanmoins y avoir une course, la direction du parti aurait intérêt à en revoir les règles. L'expérience de M. Boisclair a démontré que les meilleurs vendeurs de cartes ne font pas nécessairement les meilleurs chefs. Le PQ a peut-être une dernière chance, mais il ne peut pas se permettre une autre erreur. Ce serait aussi la dernière.

***

mdavid@ledevoir.com






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  • Robert Libersan
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 00h52
    Mettre ses priorités ailleurs ?
    « Au-delà du messager, le problème principal du PQ est son gros égo dans sa façon de faire de la politique.Un bien petit parti devenu.

    Je m'en fous du prochain chef.Comme membre depuis toujours du Parti et militant à des degrés divers selon les années, je me demande si le temps est venu de mettre tout simplement ses priorités ailleurs? »

  • Jerome Camus
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 05h37
    Le vote n'est-il pas secret ?
    « C'est du pilotage d'opinion que de dire: "[...]en recrutant des dizaines de milliers de jeunes, mais où étaient-ils aux dernières élections?" Ils étaient peut-être là, peut-être dans de bons comtés, peut-être non. Peut-être que la grogne générale fut plus lourde qu e le poids des nouvelles cartes de membres.

    Ou est-ce que M. David aurait quelque moyen de rattacher des bulletins de vote aux cartes de membres?

    En affirmant "[...] L'expérience de M. Boisclair a démontré que les meilleurs vendeurs de cartes ne font pas nécessairement les meilleurs chefs.", M. David ne fait que soutenir une voie moins démocratique que celles de la voix des membres du parti. »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 05h52
    M.Boisclair se retire dans le pied
    « L Ex:chef du Parti-Québéquois laisse l héritage d un parti en déroute qui devra se chercher un chef à toute vapeur.mais le bateau a déjà quitté le port.M.Duceppe aura beau ramer dans cette mer qu il ne pourra maitriser.Il faudrait un nouveau (nouveau)chef pour redynamiser ce parti.Quoiqu on en pense le Québec a sanctionner ce parti pour la derniere fois.
    Mario Dumont a fait l éloge du chef démisionnaire ,,,,un (push-out)selon moi tres bien orchestrer.A partir du départ de M.Gautier du bloc qui sans doute a senti la soupe bouillir au fédéral a préféré quitter ,,sachant que son chef M.Duceppe irait à Québec sous-peu.Il ne reste qu au Saguenay Lac-ST-Jean ou la ferveur séparatiste est encore active.Encore l isolement géographique et politique de cette partie du monde Québéquois.Radio_Canada sera à tout le moins un des seuls défenseurs de cette partie du Québec et en faire la promotion.P.Curzi B Drainville seront les comédiens de la prochaine mise en scène politique séparatiste.
    Guy Lemieux
    Lguyx@videotron.ca »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 06h40
    Les vautours homophobes ont eu la tête d'André Boisclair
    « Eh oui, il fallait bien s'y attendre. Depuis qu'André Boisclair a annoncé son intention de se porter candidat au poste de chef du Parti Québécois, les vautours homophobes (lire ici: journalistes de tout acabit) se sont toujours attaqués à lui de façon sournoise et insidieuse.

    Jours après jours on voyait des caricatures (voir celui de Garnotte ce matin) dans les journaux ou à la télévision et on entendait des petites phrases assassines du genre Brokeback Express ou des rappels incessants sur sa consommation passé de cocaïne. Pourquoi tout ça ?

    Juste pour s'assurer que personne n'oublie jamais qu'il est homosexuel.

    Personne n'osera vous dire franchement qu'il n'aime pas André Boisclair parce qu'il est homosexuel. On trouvera toutes sortes d'autres raisons ou excuses mais pas celle-là ! Les gens se disent ouverts à l'homosexualité mais la réalité est tout autre.

    Après tant de magouillage et pression venant de toute part, il a exaucé les voeux de ceux et celles qui désiraient son départ et il a quitté.

    Je suis profondément attristé par son départ. Le Parti Québécois a toujours été un parti difficile à diriger. Mais j'étais et je suis encore convaincu qu'André Boisclair était LE chef qui nous aurait amené vers la Souveraineté.

    Cependant, j'avais oublié qu'il y a beaucoup trop de gérants d'estrade dans le Parti Québécois. Quoi de mieux que des membres frustrés du Parti Québécois pour donner un croc-en-jambe à un chef du Parti Québécois !

    Pour ma part, j'étais, je suis et je serai toujours un souverainiste convaincu. Cependant, je ne voterai plus pour le Parti Québécois et je ne voterai certainement pas pour l'ADQ ou le Parti Libéral à moins que le principal objectif de l'un ou l'autre de ces partis soit la SOUVERAINETÉ du Québec.

    Dany Pelchat Lévis »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 06h56
    La première erreur
    « L'erreur fondamentale que font les analystes et un grand nombre de membres du PQ est de croire que celui qui est élu pour représenter le Parti à l'Assemblée nationale, et pour diriger la campagne électorale, est le véritable chef de ce Parti. Le véritable chef de ce Parti est l'exécutif permanent, regroupé autour de la présidence. Il faudrait réunir Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard et Bernard Landry et leur poser la question pour recevoir, à mon avis, une réponse unanime dans ce sens. M. Boisclair n'en serait pas davantage soulagé, mais on commencerait à naviguer avec un peu plus de clarté.

    Georges Paquet »

  • David Lépine
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 07h34
    Duceppe n'est pas si populaire...
    « N'eût été du scandale des commandites, M. Duceppe serait déjà oublié dans le paysage politique. Qu'il vienne au PQ ne serait qu'une fuite en avant temporaire, le temps que Mario Dumont prenne le pouvoir et confirme le statu de tiers parti du PQ.

    Avec 5 chefs en 12 ans ça fait beacoup de belle-mères à contenter. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 9 mai 2007 08h23
    CARTES DE MEMBRES TEMPORAIRES ?
    « Vous écrivez, avec raison : «L'expérience de M. Boisclair a démontré que les meilleurs vendeurs de cartes ne font pas nécessairement les meilleurs chefs»

    Ça ne donne rien à un parti politique d'avoir un grand nombre de membres si c'est seulement pour voter à l'occasion d'une course à la chefferie. Faudrait n'accepter que les votes de membres qui étaient en règle la veille du déclenchement de la course.

    La vente des cartes à membres, souvent passifs à 5$ de l'unité n'aide pas à financer les partis qui devraient reviser leurs limites de dépenses à la baisse pour ne pas être presque toujours à la limite de leurs marges de crédit. »

  • Jennifer Hazel
    Abonnée
    mercredi 9 mai 2007 08h29
    Comment dire mieux...
    « "L'expérience de M. Boisclair a démontré que les meilleurs vendeurs de cartes ne font pas nécessairement les meilleurs chefs." - Michel David

    Que peut-on ajouter à ça? ;) »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 08h58
    Un nouveau jour va se lever
    « Le départ de monsieur Boisclair ouvre une porte importante sur l'avenir du parti québécois. Il est impératif de profiter de cette opportunité pour revoir le programme social démocrate qui a carractérisé les péquistes du temps de René Levesque. Je dis cela, car selon moi, les résultats des dernières élections nous ont montré que le discours social démocrate a fait défaut au PQ ces dernières années, alors que ce discours était celui de l'ADQ et de Québec Solidaire. Il faudra que le discours populiste soit l'apanage du nouveau chef. Le nouveau chef devra être capable de convaincre les brebis égarés à revenir au bercail. Il ou elle devra faire une place plus grande à tous les souverainistes qui ont penché vers le parti de madame François David, Québec Solidaire. En ce sens, je pense, compte tenu de la situation politique actuel (tiers parti), que le nouveau chef n'est pas nécessairement dans ceux et celles de la vieille garde. Il faudrait peut-être regarder vers du nouveau sang au discours populiste de la trempe de Bernard Drainville ou Pierre Curzi. Même dans l'éventualité d'une élection à court terme, la venue d'une nouvelle garde à la direction du PQ sèmerait un vent de renouveau, de nouvelles idées, d'un nouveau départ. Oui, un nouveau va se lever chez les péquistes. »

  • Roland Cote
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 09h00
    La dame de fer
    « Madame Marois est capable de prendre les guides. Elle connait les grenouillages habituels du P.Q.
    Elle sera capable de metter en place la 'gang' du Montreal centre. Elle devra avoir un programme tres simple ; L'independance du Quebec/Canada. Oui le nouveau pays s'appellera ainsi. Tous vont se retrouver, nous serons Quebecois-Canadiens. Voila pour la semantique. A tous les instants elle demontrera les failles du federalisme et maintenant ce sera a nous les astuces. »

  • Gilles Dussault
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 09h10
    Le chemin de la réforme
    « Prétendre réformer le partie, redéfinir les priorités sociales et économiques aussi en profondeur qu'il se doit, exige plus qu'un débat rapide vite bouclé avant les prochaine élection. Ce débat aurait du se faire lors de la dernière course qui a été bien assez longue pour y reviser aussi le programme en fonction du chef. Il est essentiel de choisir le duo programme-chef. On pretend aujourd'hui que Boisclair n'était pas le bon messager, et bien maintenant il faut aussi revoir le message. Ce duo doit être judicieusement agencé. Le fait que le programme soit définit en bout de ligne par les instances alors que le chef est choisi par les membres fait aussi obstacle à une bonne cordination. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 10h02
    Un parti difficile à mâter
    « J'en ai triple marre d'entendre les commentateurs et journalistes répéter que le PQ est un parti difficile à diriger, à mâter, pensent certains. René Lévesque a voulu que son parti soit le plus transparent possible, le plus démocratique possible. Ce qu'on appelle le lavage de linges sales sur la place publique n'est que le résultat de cette exigence. Il ne faut pas oublier de plus que le PQ est le seul parti à devoir développer une grande habileté à gouverner tout en portant sur ses épaules le sort de la libération politique du peuple québécois. Autrement dit, il participe à une course dans laquelle il est le seul à courir avec un handicap.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 10h07
    Le P.Q., pris à son propre jeu!
    « Le plus grand problème du P.Q. est qu'il se trouve dans un cul-de-sac dont il est l'unique responsable. Les "astuces" et les "coups fourrés" dans le but de "convaincre" les Québécois par tous les moyens de se laisser enfermer dans la "cage à homards" sont maintenant épuisés! Quoi qu'on en dise, l'A.D.Q. est plus représentatif du nationalisme "modéré" des Québécois que ce radicalisme utopique auquel le P.Q. est maintenant identifié et qu'il n'a malheureusement plus le choix de prôner! Peu importe le chef, la "marge de manoeuvre" du P.Q. est maintenant inexistante suite aux résultats de la dernière élection et le fractionnement du parti pointe à l'horizon! »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 10h48
    Joseph Facal, voilà l'homme!
    « Oui monsieur David il y en a un autre qui lui à vraiment
    les qualités requises pour brasser la vieille cage du P.Q.

    Et j'ai nommé Monsieur Joseph Facal.

    Je n'en dit pas plus. Je laisse aux analystes le soin de
    décortiquer mon affirmation.

    Et clé en main en plus. »

  • Henri Kélada
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 11h10
    Pas de néophytes
    « La vente de 50 000 $ à mon humble avis a été une grande farce à 5 $ l'unité. Il est juste de se poser la question: où étaient-ils ces nouveaux membres ? ont-il voté ? D'autre part au sujet du lecteur qui prétend que ça prend du sang neuf et qui cite Drainville ou Cursi.Je ne suis pas d'accord. Sans nécessairement parler de la vieille garde, je pense qu'une Dame qui a occupé la tête de plusieurs ministères clés et qui a usé ses pantalons sur les bancs de l'Assemblée nationale serait le meilleur atout qui pourrait donner plus de crédibilité à un parti qui se cherche. Ce qui est positif, à mon avis. C'est beau la jeunesse, l'ambition, l'enthousiame... mais ça devient impulsif et ça commet des erreurs. Tandis que l'expérience, la CLASSE et la sagesse de l'âge (elle n'est pas si vieille, la Dame)... ça nous donnerait de belles joutes oratoires aux périodes de questions, pendant l'opposition, mais d'aussi belles joutes oratoires pour appuyer une nouvelle législation quant au pouvoir... »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 9 mai 2007 11h21
    Porte de sortie
    « Je crois que la sortie d'André Boisclair contre Gilles Duceppe était consciente et constituait la meilleure stratégie pour prendre la porte au plus sacrant et donner une jambette, en passant, à l'opportuniste Gilles Duceppe, qui aspire depuis longtemps au poste de chef du PQ car il a sans doute réalisé depuis déjà belle lurette que son chien était mort à Ottawa, surtout depuis l'avènement de Stephen Harper, et comme ça prend un salaire pour survivre alors, pourquoi pas le job de chef du PQ....

    Pour ce qui est du PQ, ça ne fonctionnera jamais car il y a plus de p'tits boss que d'indiens et c'est un parti, comme le Bloc, qui a fait son temps.

    Je trouve ça dommage pour les derniers arrivants, dont MM. Curzi et Drainville qui sont maintenant pognés dans cet engrenage et qui doivent s'en mordre les doigts. »

  • Jennifer Hazel
    Abonnée
    mercredi 9 mai 2007 12h24
    En réponse à Dany Pelchat
    « Monsieur Pelchat,

    Selon vous, la défaite et la déconfiture de Boisclair serait due à son homosexualité et à ses frasques de jeunesse. (Jeunesse... mouais, en tout cas.)

    Aurais-je rencontré plus pessimiste que moi? Au Québec, serait-on si peu politisé et imbécile au point qu'on voterait en fonction d'un critère aussi futile que l'orientation sexuelle de quelqu'un, qui, on s'entend, n'a aucun rapport avec les enjeux qui touchent principalement les gens, tels la santé, l'éducation, l'économie et l'avenir politique du Québec?

    Après tout, il y a même des gens qui votent en fonction de la beauté des candidats...

    Serait-on devenus pathétiques à ce point? Peut-être. Je pense que oui.

    N'empêche que rationnellement, Boisclair n'a pas réussi à rallier ses militants, d'ailleurs, il a même réussi à faire déserter les plus fidèles et les plus fervents indépendantistes. Certains sont même allés jusqu'à appuyer l'ADQ en désespoir de cause, voyant ce parti encore plus nationaliste que le PQ, ce qui fut vrai sur certaines questions. Son attitude, son arrogance et son amateurisme auront eu raison de lui.

    Voilà. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 14h35
    On n'est pas sorti du bois!
    « Peu importe comment ça finira, quand on se conduit comme ça, un tel parti ne mérite pas d'exister. C'est un embarras total, une disgrâce.
    Avec une telle attitude, il ne peut que nuire s'il avait le pouvoir, car un grenouilleur reste un grenouilleur qu'il soit à élire ou élu.
    Et ne blâmez pas Boisclair, il a été élu à la tête du parti. Il est le parti et vous êtes «lui».
    Sinon, cela veut-il dire que les «Lévesque, Parizeau et autres» n'étaient que des nuls?
    C'est la marque de commerce de la gauche que de s'entretuer en public pour le pouvoir.
    Bizarre, vu que c'est un parti qui prône l'anéantissement du pouvoir pour un monde juste et égalitaire.
    Tout le monde veut être «Calife à la place du Calife» semble-t-il.
    Regardez en France, la gauche divisée, ils étaient 5 ou 6 «micros partis» de gauche chacun avec sa nuance à la con, il y avait même un «repris de justice» (Bovet pour ne pas le nommer) qui se voulait de représenter les paysans. Manque de bol, les campagnes ont virées à droite et ont voté massivement pour Sarko! La seule gauche qui survit en France c'est la go-gauche des villes, celles des faux prolos qui changent le monde un whisky importé à la main, dans les bars tendance en consommant des produits étrangers à la maison, la voiture non française dans le «drive-way» et en disant d'acheter local pour encourager les gens d'«ici» ...Au fait? Tout comme ici d'ailleurs. La campagne a voté ADQ, la ville PQ (ou libéral chez les ethnies et les anglais et je peux les comprendre). Comme quoi, faut pas prendre les «ploucs» (habitants) pour des cons. Ici ça commence, le PQ, le QS, le etc... bref, il semblerait qu'il vaut mieux être «un tout petit chef» qui sert à rien qu'un grand lieutenant utile. C'est beau la gauche et ça prêche la justice sociale!
    Désolé mais c'est l'image que vous donnez.
    En plus, il y en a qui veulent Curzi comme leader!
    Pas croyable! C'est pas parce qu'il fait des beaux téléromans qu'il tient la route! Le fait qu'il se soit présenté comme député est la preuve de son instinct de manipulation sur les «petits». Tout bon artiste qui se respecte ne se sert pas de ses charmes pour se faire élire.
    Un Turgeon, ça, ça avait de la classe et il aurait décliné l'invitation aussi flatteuse fut-elle. On ne mélange pas les torchons et les serviettes comme on dit.
    Alfred de Musset : «chaque chose à sa place et chaque place a sa chose». Donc, les artistes, «artistez» tant que vous voulez, chantez pour la Saint-Jean ou la fête du Canada mais, mais respectez-nous, nous qui vous rendons célèbres, n'essayez pas de nous influencer en politique. Et si vous chantez un jour pour rien (= gratuitement), alors je dirai, on est sortis du moyen-âge! Mais c'est pas demain la veille!
    Je n'ai pas de sympathie pour Boisclair, mais le problème, c'est le PQ, pas Boisclair.
    À l'heure où les pays se mettent ensemble pour être forts mondialement, à quoi ça rime de se séparer quand notre population TOTALE n'est même pas celle d'une grande ville?
    On est fort où?
    Les casinos, le jeu, le cirque, les Ubisoft de ce monde (subventionnés à outrance), rien qui soit bien utile et dont je ne puisse me passer...et je l'espère, je ne suis pas le seul à penser ainsi. »

  • belisle paul
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 16h20
    Mme Marois a l experience et la credibilite
    « Je souhaite que Mme Marois soit la prochaine premiere ministre du Quebec.

    Je la crois motivee davantage par le mieux- etre des quebecois que par la soif du pouvoir. Elle a l,experience de tous les ministeres importants et elle est rassembleuse.

    Paul Belisle
    Gatineau »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 9 mai 2007 16h37
    Questions à M. Roland Côté
    « M. Roland Côté suggère que le PQ inscrive à son programme, très simplement ; L'independance et, le nouveau pays s'appellera Quebec/Canada.

    Alors, est-ce que le ROC s'appellera Canada/Canada ? Ça pourrait devenir mêlant au point de vue international ça.

    Pourquoi conserver le mot Canada si on sépare le Québec du Canada ? »

  • Michel Vallée
    Inscrit
    mercredi 9 mai 2007 17h25
    Une erreur, vraiment?
    « Jusqu'à la toute fin, Michel David aura déversé son fiel sur André Boisclair. A force de vouloir ligne entre les lignes des discours politiques, il arrive que des journalistes ne savent plus lire du tout.

    En dénonçant le grenouillage de Gilles Duceppe, André Boisclair a, je le crois, rendu un fier et dernier service au Parti Québécois et au mouvement souverainiste. Loin de moi l'idée de nier que M. Duceppe et son équipe du Bloc Québécois font un excellent travail à Ottawa. Cela le qualifie-t-il pour autant comme chef du Parti Québécois? Beaucoup de membres du Parti Québécois pensent que non et j'en suis.

    Grâce à la sortie d'André Boisclair contre le grenouillage de M. Duceppe, ce dernier aura peut-être compris qu'il n'est pas aussi désiré qu'il semble le croire comme futur chef du Parti Québécois.

    C'est peut-être le coup de pouce dont avait besoin un Pierre Curzi qui malgré son inexpérience politique a quand même dirigé un organisme important au Québec qui l'a même amené à intervenir avec succès sur la scène internationale.

    Ce qui manquait, dit-on, à André Boisclair, ni M. Duceppe, ni Mme Marois ne l'ont. En ce qui concerne Mme Marois, il ne faut quand même pas oublier que 54% des membres du Parti Québécois lui ont préféré, il n'y a pas si longtemps, André Boisclair. Va-t-on, par une "entourloupette" nier la volonté démocratique clairement exprimée par les membres du Parti Québécois?

    Michel Vallée, Montréal. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    mercredi 9 mai 2007 17h48
    A 20 ans d'intervalle...
    « e règne d'André Boisclair aura été, à vingt ans de distance, la triste répétition de celui de Pierre Marc Johnson. Après avoir été élu chef haut la main, lui aussi était parti en coup de vent moins de deux ans plus tard, laissant ses députés sous le choc, les yeux embués.
    Cette comparaison semble aller encore plus loin, car le putsch contre André Boisclair tout comme celui contre P.M. Johnson semble avoir été orchrestré par une femme, soit Louis Harel.. un journaliste bien connu mentionnait mardi qu'elle avait du sang sur les mains.. tout comme dans le cas
    de P.M. Johnson, sans qui est collé à ses mains. Et si les vieux partisans du P.Q. ne quittent pas ce parti, puisqu'ils le contrôlent de A à Z, il va disparaître tout comme l'Union Nationale.. pourtant ns sommes en 2007... Mais souvent l'histoire se répète..!
    C. Verville - mersimon@ivic.qc.ca »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 19h37
    M Boisclair il n est pas trop tard
    « Nous voulons juste entendre ce que vous avez dans le ventre. Vous avez ete elu chef il y a 18 mois mais un an a passe sans qu on ait des nouvelles de vous parce que, semble-t-il vous etiez a reorganiser on ne sait pas quoi. Puis les elections sont venues puis vous avez travaille sans relache a convaincre la population d un programme dont vous n etiez pas, vous meme convaincu. J ai meme cru que vous n etiez qu interesse qu a votre limousine. Pourtant vous le connaissiez le programme avant de vous presenter a la chefferie? Alors je vous suggere un peu d humilite. Presentez vous a nouveau avec des idees claires et precises et si vous etes elu, vous aurez les coudees franches pour etre un porte parole credible pour ceux que vous representez. Je pense que 53% des voteurs ont ete de votre cote, il ne faudrait pas les laisser tomber. Mais je pense un peu comme monsieur Charest, votre immaturite vous emporte a la premiere occasion. Je ne crois pas que vous etes le bebe gate tel qu on vous presente mais si on en savait un peu plus sur vous et dans quelle sphere vous vous situez, on pourrait vous suivre. les voteurs ne sont pas si cons mais non plus des voyants. Vous faites partie de la solution, il faut vous presenter et expliquer clairement ce qui n a pas marche. Je verrais bien aussi m Landry et m. Parizeau et m Bouchard et m Duceppe et mme Marois se presenter a la chefferie avec vous. Ainsi on pourrait choisir en toute connaissance de cause »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 9 mai 2007 21h43
    Certains exagèrent! Laissez tranquilles ces gens qui ont sacrifié leur vie pour vous!
    « Pourquoi Madame Marois n'envoie pas «paître» ceux qui veulent qu'elle revienne?
    Mais, c'est qu'elle est trop bonne, trop dévouée au peuple québécois!
    Quand elle est partie, elle n'est pas du tout partie par dépit que M. Boisclair l'ait emporté sur elle à la chefferie, elle n'a pas abandonné son chef et tous les militants péquistes et le Québec au moment où elle aurait pu faire la différence en bon no 2, elle ne leur a pas retiré cette vaste expérience que tous lui vantent ci bas, elle a tout simplement dit qu'elle voulait s'arrêter, elle devait se consacrer à sa famille (ou un truc comme ça).
    Respectez sa demande, elle a bien droit à ce repos bien mérité qu'elle recherche.
    C'est elle-même qui l'a dit. Ça ne peut qu'être vrai.
    Et Monsieur Duceppe aussi, il a dit, il n'y a pas si longtemps que sa place était à Ottawa.
    Ce n'est pas bien de forcer ses 2 monuments d'intégrité à revenir sur leur parole pour vous faire plaisir.
    S'il n'y a pas d'autre relève, qu'il ne faille regarder en arrière pour avancer «bin»...(je vous laisse finir la phrase). »

  • François Caron
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 00h33
    Un peu tard, mais revoilà Jo Facal...
    « Réglons en premier lieu le cas d'André Boisclair: son excès de confiance en soi lui a fait surpasser de beaucoup son niveau d'incompétence, et il aura peut-être appris de ces épreuves de pureté dogmatique (vraiment?) ce que c'est que l'humilité.

    Il devra donc panser ses plaies, se réinventer et afficher des ambitions politiques plus modestes (se peut-il?) dans les prochaines années.

    Cette greffe d'un dandy post-boomer néo-libéral confus n'a manifestement pas pris sur le parti, et bien qu'on dise que les éléphants du PQ aient eu une influence quelconque sur sa décision, c'est sa propension à prendre des décisions à l'emporte-pièce sans mesurer aucunement tout impact que cela provoque sur le parti ou l'opinion publique qui l'aura achevée, et ça démontre la profondeur toute relative de l'équipe d'organisateurs et de conseillers politiques qu'il s'est choisi pour l'entourer.

    Cette société d'adoration mutuelle l'a laissé aveuglément caracoler sur le bord du précipice sans lancer aucun signal de danger; mais l'aurait-il seulement perçu ?

    Il tirera peut-être comme leçon de ce désastre qu'il ne suffit pas d'avoir une solide organisation de terrain redoutablement efficace qui vend des cartes de membres à tour de bras, il faut aussi de la substance, du contenu, un discours rodé et inattaquable sur les principes comme sur la forme, de la conviction inoxydable et du courage face à l'adversité fédéraliste et capitaliste sauvage ambiante, tous ces apanages que ne possédait qu'imcomplètement André Boisclair. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 10 mai 2007 16h50
    L'erreur vient surtout de ceux qui ont cru au "phénomène Boisclair"!
    « Je n'ai jamais compris que ces députés, ministres et quelques centaines de partisans aient pu propulser ce pauvre jeune homme sans flair politique, sans charisme et qui défendait seul ses idées et opinions et , souvent, sans consulter personne peut-être. Pourtant, les gens du peuple, eux, savaient déjà , le soir même de son couronnement comme chef, que le PQ n'irait nulle part avec ce bonhomme-là. Bel exemple de politiciens et de militants qui oublient de rev enir "sur le plancher des vaches" avec le vrai monde! »

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