Lettres: Une pénalité ?
Nicolas Joly - Montréal, le 3 mai 2007
4 mai 2007
Il est tout à fait hallucinant de lire (Le Devoir, jeudi 3 mai 2007, page B 8) que la Grande Bibliothèque pourrait devoir verser un demi-million de dollars (près de 2 % de son budget de fonctionnement, 5 % de son budget d'acquisitions!) à l'administration municipale pour l'«occupation de l'espace public».
La Grande Bibliothèque, comme le rappelle sa directrice des communications, Hélène Panaioti, n'est pas un commerce mais une institution culturelle. Mais Jean-Jacques Lavallée, le rond-de-cuir qui est le porte-parole de l'arrondissement de Ville-Marie, a affirmé ceci: «Nous devons appliquer le règlement.»
Y a-t-il eu mort d'homme par chute de lame de verre? Les usagers de la GBQ sont-ils des victimes potentielles ambulantes qu'on doit protéger avec un «périmètre de sécurité»? Les dollars ainsi subtilisés au budget des acquisitions serviront-ils à réparer des nids-de-poule? À installer plus de poubelles? À accroître le nombre de «brigades de propreté» (on se croirait à Singapour, ma foi... )?
Le Québec se pète les bretelles de sa «préoccupation culturelle» qui ferait de nous une société distincte. Montréal prétend s'élever au rang des grandes capitales mondiales (je ne crois pas que Paris ait à trop s'inquiéter). Et un petit maire (sic) d'arrondissement et ses fonctionnaires invoquent le règlement pour remplir leurs coffres. On en rirait si ce n'était à pleurer. Notre grand maire (sic) Tremblay ne pourrait-il pas rappeler à l'ordre les élus de deuxième zone?
La Grande Bibliothèque, comme le rappelle sa directrice des communications, Hélène Panaioti, n'est pas un commerce mais une institution culturelle. Mais Jean-Jacques Lavallée, le rond-de-cuir qui est le porte-parole de l'arrondissement de Ville-Marie, a affirmé ceci: «Nous devons appliquer le règlement.»
Y a-t-il eu mort d'homme par chute de lame de verre? Les usagers de la GBQ sont-ils des victimes potentielles ambulantes qu'on doit protéger avec un «périmètre de sécurité»? Les dollars ainsi subtilisés au budget des acquisitions serviront-ils à réparer des nids-de-poule? À installer plus de poubelles? À accroître le nombre de «brigades de propreté» (on se croirait à Singapour, ma foi... )?
Le Québec se pète les bretelles de sa «préoccupation culturelle» qui ferait de nous une société distincte. Montréal prétend s'élever au rang des grandes capitales mondiales (je ne crois pas que Paris ait à trop s'inquiéter). Et un petit maire (sic) d'arrondissement et ses fonctionnaires invoquent le règlement pour remplir leurs coffres. On en rirait si ce n'était à pleurer. Notre grand maire (sic) Tremblay ne pourrait-il pas rappeler à l'ordre les élus de deuxième zone?
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

