Lettres: On ne ment plus
Maryse Azzaria - Sainte-Julienne, le 27 avril 2007
1 mai 2007
Je suis très heureuse d'apprendre que l'armée ne ment plus à la population. On pouvait lire en effet à la une du Devoir du lundi 23 avril dernier, ce commentaire d'un militaire de l'OTAN en poste en Afghanistan: «On ne ment plus aux gens comme ça se faisait dans le passé. Ce n'est pas efficace à moyen ou à long terme.» On peut donc présumer qu'il y aura désormais un changement radical de l'information en provenance de l'Afghanistan. Jusqu'à présent en effet, notre gouvernement nous a laissé entendre que nos militaires sont dans ce pays pour aider la population, insinuant même que l'opération militaire ne serait qu'une couverture pour mieux acheminer l'aide humanitaire.
Maintenant, puisqu'on ne ment plus, c'est de la bouche même de nos dirigeants que nous apprendrons que la guerre n'est pas un projet humanitaire, que la guerre c'est la terreur. Nous apprendrons que la démocratie n'est pas instaurée dans ce pays. Les véritables motifs de l'invasion de l'Afghanistan seront dévoiles au grand jour. Nous saurons officiellement que ce sont des intérêts géostratégiques et économiques qui ont motivé l'invasion et non pas les besoins de la population locale. Devant le tollé de la population maintenant consciente de la réalité, les forces de l'OTAN devront se retirer de l'Afghanistan, puisque l'on ne ment plus.
Maintenant, puisqu'on ne ment plus, c'est de la bouche même de nos dirigeants que nous apprendrons que la guerre n'est pas un projet humanitaire, que la guerre c'est la terreur. Nous apprendrons que la démocratie n'est pas instaurée dans ce pays. Les véritables motifs de l'invasion de l'Afghanistan seront dévoiles au grand jour. Nous saurons officiellement que ce sont des intérêts géostratégiques et économiques qui ont motivé l'invasion et non pas les besoins de la population locale. Devant le tollé de la population maintenant consciente de la réalité, les forces de l'OTAN devront se retirer de l'Afghanistan, puisque l'on ne ment plus.
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