Lettres: Parti québécois: au chevet du mourant
Éric Pelletier - Montréal, le 26 avril 2007
30 avril 2007
Quelque part dans le fouillis que contient mon porte-monnaie se trouve ma carte du Parti québécois. Ces jours-ci, j'ai l'impression qu'elle me regarde avec des yeux tout piteux. Probablement qu'elle voit dans mon regard que quelque chose cloche...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les résultats de la dernière élection ont eu l'effet d'une bombe. Les éternels vieux partis ont reçu la gifle qu'ils méritaient. À force de faire la sourde oreille aux suppliques du peuple, on finit par en payer le prix. Et pourtant, on aurait pu croire que la leçon aurait été assimilée. Que nenni! Les libéraux ont leurs problèmes et devront vraiment faire un grand ménage s'ils espèrent un jour retrouver la confiance des électeurs. Mais, dans la réalité, c'est la déroute de mon parti qui me bouleverse le plus. Quant à moi, le Parti québécois se dirige tout droit vers la catastrophe.
J'en ai plus qu'assez des guéguerres qui déchirent le mouvement, plus qu'assez des vieux militants qui remettent en question le leadership d'André Boisclair. Est-ce que Boisclair est l'homme de la situation? Je n'en sais rien. Mais reste que l'urgence ne se trouve pas dans une éventuelle course au leadership. Le Parti québécois a besoin de revoir ses priorités, transformer son programme et enfin entrer dans le XXIe siècle. Un référendum? Un jour, mais certainement pas maintenant.
Bonzes du parti, militants de tout acabit, cessez de vous acharnez sur Boisclair. Retroussez-vos manches, laissez-votre orgueil de côté. Il est plus que temps de revitaliser le parti de René Lévesque. Si vous persistez, je vous prédis la mort pur et simple du parti à moyen terme. Et qui voudrait vraiment se battre pour un parti dont les priorités sont futiles? Moi, j'en ai plus qu'assez. Le mourant rendra l'âme et je ne serai certainement pas là pour lui tenir la main. Et de toute façon, qui a dit que le Parti québécois était la seule option pour nous mener à la souveraineté?
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les résultats de la dernière élection ont eu l'effet d'une bombe. Les éternels vieux partis ont reçu la gifle qu'ils méritaient. À force de faire la sourde oreille aux suppliques du peuple, on finit par en payer le prix. Et pourtant, on aurait pu croire que la leçon aurait été assimilée. Que nenni! Les libéraux ont leurs problèmes et devront vraiment faire un grand ménage s'ils espèrent un jour retrouver la confiance des électeurs. Mais, dans la réalité, c'est la déroute de mon parti qui me bouleverse le plus. Quant à moi, le Parti québécois se dirige tout droit vers la catastrophe.
J'en ai plus qu'assez des guéguerres qui déchirent le mouvement, plus qu'assez des vieux militants qui remettent en question le leadership d'André Boisclair. Est-ce que Boisclair est l'homme de la situation? Je n'en sais rien. Mais reste que l'urgence ne se trouve pas dans une éventuelle course au leadership. Le Parti québécois a besoin de revoir ses priorités, transformer son programme et enfin entrer dans le XXIe siècle. Un référendum? Un jour, mais certainement pas maintenant.
Bonzes du parti, militants de tout acabit, cessez de vous acharnez sur Boisclair. Retroussez-vos manches, laissez-votre orgueil de côté. Il est plus que temps de revitaliser le parti de René Lévesque. Si vous persistez, je vous prédis la mort pur et simple du parti à moyen terme. Et qui voudrait vraiment se battre pour un parti dont les priorités sont futiles? Moi, j'en ai plus qu'assez. Le mourant rendra l'âme et je ne serai certainement pas là pour lui tenir la main. Et de toute façon, qui a dit que le Parti québécois était la seule option pour nous mener à la souveraineté?
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