Lettres: La proportionnelle mixte au plus vite
Antoine Dubé - Ex-député de Lévis à la Chambre des communes. Québec, le 3 avril 2007
7 avril 2007
La situation actuelle d'un gouvernement minoritaire au Québec est l'occasion rêvée de changer le mode électoral actuel parce que les députés qui s'y opposaient sont moins nombreux et que les nouveaux députés adéquistes seraient en principe d'accord. Faisons-le avant qu'ils s'enracinent et qu'ils changent d'idée.
Par contre, il ne faudrait pas tomber dans les excès de proportionnalité rencontrés dans certains pays où 1 % des votes assure un député, comme en Israël par exemple, car cela paralyse parfois le fonctionnement du Parlement. Ainsi, je pense qu'il serait sage d'exiger au moins 5 % du vote pour avoir un député et être un parti ayant des candidats dans au moins 25 circonscriptions. On pourrait ajouter un député à chaque 5 % de votes supplémentaires.
Mais il serait important aussi que les partis qui obtiendraient 15 % des votes dans une région puissent compter sur un député dans chacune des régions. Ce qui assurerait le parti qui forme le gouvernement d'avoir un ministre, et aux principaux partis d'opposition, de mieux demeurer en contact avec la population entre les élections. Les députés feraient évidemment partie de la table des élus régionaux déjà en force.
Tout cela suppose que l'on diminue le nombre de circonscriptions actuelles avec un député élu et que le nombre de députés au total puisse varier un peu d'une élection à l'autre, mais il ne devrait pas dépasser 150 députés. Cela veut dire aussi qu'il faut limiter le nombre de circonscriptions actuellement représentées par un député. Je me permets de proposer le nombre de 100 circonscriptions. Ce qui équivaudrait souvent aux anciens territoires de MRC qui avaient été déterminés par les autorités locales sur la base du sentiment d'appartenance.
Mais le plus important dans tout cela, c'est qu'un citoyen ait la possibilité de voter à la fois pour le parti et le candidat de son choix. L'attention des médias porterait sûrement moins sur les chefs comme c'est le cas actuellement. Puis chaque vote compterait plus.
Par contre, il ne faudrait pas tomber dans les excès de proportionnalité rencontrés dans certains pays où 1 % des votes assure un député, comme en Israël par exemple, car cela paralyse parfois le fonctionnement du Parlement. Ainsi, je pense qu'il serait sage d'exiger au moins 5 % du vote pour avoir un député et être un parti ayant des candidats dans au moins 25 circonscriptions. On pourrait ajouter un député à chaque 5 % de votes supplémentaires.
Mais il serait important aussi que les partis qui obtiendraient 15 % des votes dans une région puissent compter sur un député dans chacune des régions. Ce qui assurerait le parti qui forme le gouvernement d'avoir un ministre, et aux principaux partis d'opposition, de mieux demeurer en contact avec la population entre les élections. Les députés feraient évidemment partie de la table des élus régionaux déjà en force.
Tout cela suppose que l'on diminue le nombre de circonscriptions actuelles avec un député élu et que le nombre de députés au total puisse varier un peu d'une élection à l'autre, mais il ne devrait pas dépasser 150 députés. Cela veut dire aussi qu'il faut limiter le nombre de circonscriptions actuellement représentées par un député. Je me permets de proposer le nombre de 100 circonscriptions. Ce qui équivaudrait souvent aux anciens territoires de MRC qui avaient été déterminés par les autorités locales sur la base du sentiment d'appartenance.
Mais le plus important dans tout cela, c'est qu'un citoyen ait la possibilité de voter à la fois pour le parti et le candidat de son choix. L'attention des médias porterait sûrement moins sur les chefs comme c'est le cas actuellement. Puis chaque vote compterait plus.
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