Lettres: Cinq ans pour trouver un emploi...
Cynthia Boucher - Fille d'une «mère monoparentale», Montréal, le 31 octobre 2002
19 novembre 2002
À la suite de la lecture de l'article Le patronat veut limiter à cinq ans le droit à l'aide sociale, paru le 31 octobre 2002 en page A 5, nous ne pouvons que réagir. En quoi limiter à cinq ans le droit à l'aide sociale serait-il mal? N'est-ce pas le but d'une société d'avoir le plein-emploi? Cinq ans pour trouver un emploi, n'est-ce pas là un délai raisonnable dans une province qui en a créé plus de 100 000 au cours de la dernière année?
Inévitablement, la prise de position de M. Taillon a soulevé des critiques; beaucoup de critiques, faut-il le préciser. On reproche au Conseil du patronat du Québec de mettre tout le monde dans le même panier. Mais plutôt que de critiquer, pourquoi ne pas amener un certain soutien? Cinq ans, il me semble que c'est suffisamment long pour apprendre à lire et à écrire, et peut-être même pour décrocher un diplôme. Bien sûr, le gouvernement se doit d'interagir en finançant divers groupes d'entraide qui apporteraient plus de soutien à la réalisation de ces personnes, car, selon moi, quand on veut on peut! Et de plus, avec les surplus qu'amènerait la baisse d'émission de prestations sociales, le gouvernement pourrait se faire un point d'honneur de les distribuer en allocations aux familles monoparentales et aux autres dans le besoin, dont la totalité du revenu les laisse sur le seuil de la pauvreté ou presque.
Inévitablement, la prise de position de M. Taillon a soulevé des critiques; beaucoup de critiques, faut-il le préciser. On reproche au Conseil du patronat du Québec de mettre tout le monde dans le même panier. Mais plutôt que de critiquer, pourquoi ne pas amener un certain soutien? Cinq ans, il me semble que c'est suffisamment long pour apprendre à lire et à écrire, et peut-être même pour décrocher un diplôme. Bien sûr, le gouvernement se doit d'interagir en finançant divers groupes d'entraide qui apporteraient plus de soutien à la réalisation de ces personnes, car, selon moi, quand on veut on peut! Et de plus, avec les surplus qu'amènerait la baisse d'émission de prestations sociales, le gouvernement pourrait se faire un point d'honneur de les distribuer en allocations aux familles monoparentales et aux autres dans le besoin, dont la totalité du revenu les laisse sur le seuil de la pauvreté ou presque.
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