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Le choix du Devoir - Le Parti québécois

Bernard Descôteaux   24 mars 2007 
La campagne électorale qui prend fin, pour peu inspirante qu'elle ait été, aura permis de faire ressortir les forces et les faiblesses des trois partis de tête dans la course. Parmi ceux-ci, nous devons choisir celui qui sera le plus en mesure d'exercer le pouvoir et qui le fera de la façon la plus responsable possible. D'emblée, nous écartons l'Action démocratique. Ce parti n'est pas prêt. Restent le Parti québécois et le Parti libéral. Entre les deux, notre préférence va au premier.

Le premier ministre Jean Charest a ouvert cette campagne électorale en demandant aux Québécois de le reporter au pouvoir pour qu'il puisse mener son oeuvre à terme. En un mot, il s'agirait de continuité, ce qui signifie la poursuite de la réalisation des grands axes du programme présenté aux élections de 2003 avec l'équipe qui l'accompagne depuis, quelques personnalités de prestige en plus et d'autres en moins.

Le Parti québécois, pour sa part, s'est présenté en misant sur l'idée du renouveau: renouveau par rapport au gouvernement sortant et renouveau par rapport à l'«ancien» Parti québécois.

Le fardeau de la preuve, dans cette campagne, appartenait au Parti libéral. Son bilan s'est avéré à la fois sa force et son talon d'Achille. Ce premier mandat, les libéraux l'ont terminé sur une note positive. Il faut leur donner de bons points pour le contrôle exercé sur les finances publiques, le règlement du dossier de l'équité salariale et la mise en place du programme de congés parentaux. Il faut dire qu'ils ont bénéficié d'un climat économique favorable dans l'ensemble, et l'arrivée du Parti conservateur à la tête du gouvernement fédéral leur aura facilité la vie.

Côté négatif, leur gestion du système de soins de santé s'est révélée comme étant un boulet. En ce domaine, ils avaient beaucoup promis, beaucoup plus qu'ils ne pouvaient en faire, car les solutions miracle n'existent pas. Le ministre Philippe Couillard a bien travaillé, mais il n'a pas toujours eu l'appui qu'il aurait fallu de la part de son gouvernement. S'il est vrai que les pénuries de médecins et d'infirmières constituent un obstacle insurmontable à court terme, on aurait tout de même pu faire mieux en injectant les centaines de millions de dollars qui avaient été promises.

Le cas de l'hôpital Pierre-Boucher illustre bien cela. Quatre salles d'opération neuves viennent d'y être ajoutées, mais elles ne pourront pas être utilisées avant 2008, comme le révélait Le Devoir il y a deux semaines. La cause: le plan d'effectifs médicaux ne prévoit l'embauche d'aucun anesthésiste, non par manque de candidats mais par manque de budget. Lorsqu'on voit le premier ministre promettre en fin de campagne des baisses d'impôt de 700 millions en puisant dans les montants de péréquation supplémentaires reçus d'Ottawa, on ne peut que se demander pourquoi on n'a pas utilisé cet argent pour ouvrir ces salles d'opération. Ce choix ne peut que soulever des questions au sujet des véritables priorités du Parti libéral. Son programme, inspiré par le clientélisme électoral, est à tout pour tous. On n'y retrouve plus la vigueur qu'il avait en 2003.

***

En comparaison, le programme du Parti québécois peut être qualifié de volontariste. Cela s'incarne dans plusieurs éléments. Retenons-en deux. D'abord, la réussite en éducation, qui figure en tête de liste de ses priorités même si les Québécois, nous disent les maisons de sondage, veulent que leur gouvernement s'occupe d'abord de santé. Aller ainsi à contre-courant manifeste une volonté politique d'agir et une capacité à définir une vision d'avenir. Le développement économique, culturel et social passe par les écoles, les collèges et les universités. Le savoir est ce qui permettra de gagner la bataille de la compétitivité. C'est le choix qu'a fait l'Ontario ces dernières années.

Les politiques péquistes en environnement sont un autre exemple. Outre le fait d'établir des cibles précises de réduction des émissions de gaz à effet de serre, un gouvernement dirigé par André Boisclair chercherait à réduire la dépendance du Québec au pétrole, ce qui ouvre la voie à la recherche de nouvelles technologies vertes prometteuses et génératrices de développement économique.

Ce volontarisme est ce qui a caractérisé les gouvernements passés du Parti québécois et ce qui a permis au Québec de progresser. Rappelons que la paternité de l'une des réalisations dont s'enorgueillit le plus le gouvernement Charest, le programme de congés parentaux, appartient au PQ. D'ailleurs, tous les fondements de la politique familiale que défend aujourd'hui le Parti libéral ont été puisés dans les programmes péquistes.

L'accent mis sur le progrès social dans le programme du Parti québécois et cet engagement à faire avancer le Québec sont en définitive ce qui nous mène à favoriser l'élection d'un gouvernement dirigé par André Boisclair. L'équipe qui l'entoure comprend des gens d'expérience qui ont assumé d'importantes responsabilités ministérielles. Parmi ceux-ci, mentionnons Louise Harel, François Legault, Diane Lemieux et Agnès Maltais. De nouvelles figures se sont ajoutées, par exemple Pierre Curzi et Guy Lachapelle. Au total, la valeur de l'équipe péquiste se compare à celle du Parti libéral. Quant au chef, André Boisclair, il s'est révélé solide dans cette campagne et a levé plusieurs des doutes que son leadership avait pu susciter parmi les Québécois, y compris au sein de son propre parti.

***

Notre appui au Parti québécois doit toutefois s'accompagner de mises en garde. Une première a trait à la gestion des finances publiques. Le volontarisme qu'on apprécie chez les gouvernements péquistes comporte son lot d'effets pervers. Les dérapages financiers en font partie. Ce n'est pas un hasard si le Québec consacre autant d'argent à certains services comparativement à ses voisins, dont le service de la dette, et pas assez à d'autres.

André Boisclair a pris des engagements formels. Il promet une reddition de comptes annuelle, tout particulièrement en ce qui concerne le respect d'un «cadre financier clair, précis, réaliste et transparent». Qu'il sache que s'il est élu, les Québécois ne lui permettront pas de se soustraire à cette promesse.

Notre deuxième mise en garde a trait à la volonté clairement affirmée du Parti québécois de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec. La transparence d'André Boisclair est appréciée. Personne ne pourra lui reprocher d'avoir caché son jeu, le cas échéant. S'il est appelé à former le prochain gouvernement lundi soir, il devra toutefois se demander s'il a la légitimité requise pour engager de nouveau un tel exercice. Ces élections se gagneront à la marge, nous indiquent les sondages d'opinion publique. Quel qu'il soit, le prochain gouvernement ne pourra pas se lancer dans n'importe quelle aventure, y compris dans l'aventure référendaire. Après une campagne éprouvante, le Québec aura d'abord besoin de refaire ses forces et son unité. L'indépendance, ne l'oublions pas, n'est pas une question de temps mais de volonté collective. Ce projet, s'il se réalise, doit être celui d'une forte majorité de Québécois.

bdescoteaux@ledevoir.ca
 
 
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  • Daniel Beauvais
    Abonné
    vendredi 23 mars 2007 23h21
    Oui au Parti Québécois
    Cette prise de position par Le Devoir explique parfaitement ce qui s'est passé au cours de la campagne et ce qui risque de se passer dès après si le PQ est porté au pouvoir. Monsieur Boisclair a remonté une côte à pic depuis le début de la campagne et il a su démontrer de la volonté et du courage. La démagogie à son meilleur a été incarnée par Mario Dumont, ce Duplessis des temps nouveaux... Quant à Jean Charest, impossible de ne pas se souvenir, jour après jour, les promesses non tenues et le fait qu'il n'ait pas écouter le peuple; c'était trop lui demander; il ne mérite pas de se faire réélire.
    Oui au Parti Québécois... mais on devra garder l'oeil ouvert et s'assurer qu'il rende les comptes tel que promis!

    Daniel Beauvais
    Val-d'Or

  • Claude Boucher
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 00h03
    Vous auriez pu être plus sévère envers le Parti libéral
    Je crois que votre éditorial est raisonné et pragmatique dans les circonstances actuelles.

    Par contre, la gestion de la Santé, bien qu'un important irritant, ne constitue pas la seule raison pour laquelle le Parti libéral du Québec ne mérite pas votre appui. Il y a d'abord et avant tout l'improvisation et l'entêtement inutile, qui s'est avéré être le modus operandi des années Charest. Qu'on pense au projet de construction de la centrale du Suroît, la privatisation partielle du Parc du Mont-Orford, les subventions aux écoles juives, l'interminable saga du CHUM, le fouillis de la filière éolienne, les exemples ne manquent pourtant pas. Elles ont chacune défrayé les manchettes du Devoir depuis maintenant 4 ans.

    En avril 2003, Jean Charest disait aux Québécois: "Nous sommes prêts!". Force est d'admettre que là encore, il n'a pas rempli ses engagements.

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 00h09
    Il faudra passer par le purgatoire
    Avec un gouvernement minoritaire PQ, les électeurs verront bien le vrais visage de Mario et de Harper avec leurs troupes de conservateurs incapables d'imaginer un système coopératif de santé par exemple. Le Québec a ça de différent, c'est ici que sont nées les coopératives, les cuisines collectives et la coopérative d'investissement FTQ.
    Vive le Québec
    Vive le Québec coopératif
    Vive le Québec de coopération entre les ethnies et les 2 solitudes

  • Michel Décarie
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 03h05
    choix previsible
    lecteur assidu du devoir je ne peus qu etre decu de votre option j aurais compris une abstention mais de la a se jeter a nouveau dans l incertitude d un gouvernement souverainiste dont le chef ne tient vraiment pas la route avec la perspective d un nouveau referendum a la cle on voit tres bien ou sont vos couleurs

  • Pierre Blain
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 04h19
    Bravo
    Je suis tout à fait d'accord avec votre éditorial.

  • Sylvio Le Blanc
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 05h58
    Bravo!
    Je n'en entendais pas moins du Devoir.

  • Gisèle Côté
    Abonnée
    samedi 24 mars 2007 07h58
    La souveraineté dépasse l'espace partisan.
    André Boisclair me semble capable de rassembler tous les souverainistes, disséminés cette fois-ci, autant chez les autres partis que chez les absentionistes... La consultation populaire ne poursuivrait qu'un seul objectif.

  • Lapirog
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 08h08
    Choix d'un gouvernement: entre deux maux,choisir le moindre!
    Entre le Parti Libéral et le Parti Québécois: le choix du moindre mal s'impose et Le Devoir a fait le bon je crois.
    Québec Solidaire sera peut être ce choix un de ces jours pas si lointain j'espère.

  • Sylvie Talbot
    Abonnée
    samedi 24 mars 2007 08h31
    Excellent Raisonnement et Très bonne Analyse M. Descoteaux.
    Je suis tout à fait en accord avec votre raisonnement, et presque toutes vos conclusions.

    Les libéraux sont passés maître en matière de dépenses publiques. Vous mentionnez le resserrement des dépenses publiques comme une réalisation des Libéraux. Je dois vous avouer que là-dessus, Comme tout gouvernement, les libéraux ont continué les réalisations de M.Bouchard en terme de déficit Zéro. Pas Parfait ce déficit Zéro mais c'était la direction à prendre.

    J'aime aussi votre exemple de Pierre Boucher où on crée des Salles d'opérations, les effectifs sont disponibles mais les budgets ne sont pas au rendez-vous! C'est ce que l'on appelle le contrôle budgétaire? Une réalisation Libérale!

    La grogne de la population provient principalement des décisions de ce gouvernement, promesses non réalisées, Baisses d'impôts contre-balancées par des hausses de taxes - Le permis de conduire qui va doubler de prix, après l'élection!

    Le manque d'effectif, les pénuries de médecins à cause des mises à la retraite du PQ! Qui en Parle: M.Charest, encore la faute au PQ, oui, mais, vous avez eu 4 ans pour intervenir et vous n'avez rien fait M.Charest! Excuse: Un Médecin prend du temps à former! Oui, mais comme dans toute entreprise lorsqu'en manque d'effectif, elle recrute! Mais où? On Rappelle des médecins retraités, pour une période de transition. Ils ne sont pas tous morts ou évaporés à ce que je sache! Le PQ a coupé les effectifs par manque d'argent, vous recevez des milliards d'Ottawa et vous ne savez pas quoi faire avec M.Charest!

    Les congés parentaux, Les Garderies à 5$, L'Assurance médicament, dont s'ennorgueuilli M.Charest sont d'origine Péquiste, il est vrai. Le Contrôle des dépenses passe par les programmes sociaux coûteux, mais les Québécois en sont fiers! Ils sont prêt à en assumer les coûts. À preuve, les libéraux ont poursuivi les réalisations péquistes et, en seront fiers, par dessus le marché!

    Le référendum, oui si il y a une volonté populaire et une Certitude d'être gagné. Autrement n'en parlons pas, et le Gouvernement péquiste au pouvoir, n'y pensera même pas! Ils sont rêveurs, mais pas suicidaires! René-Lévesque s'y est bien résigné. Il y a la vision mais il y a la réalité aussi.

    Vous Parlez de réalisations du gouvernement Libéral, mais les choses simples qu'il aurait pu régler, qu'il parle depuis 2 ans (M.Fournier) comme le bulletin chiffré, la Réforme de l'éducation qui déraille, inaction. Défusions Municipales, "Je Vais Défusionner" oui mais à ma façon - Conseils d'agglomérations et le bordel administratif.

    C'est ce que je retiens des réalisations et de l'art de gouverner de M.Charest! L'inaction, la Contracictions, les mensonges et les promesses non tenues.

    C'est pourquoi l'ADQ fait des poussées si grande: Au moins Mario n'a pas été corrompu par le pouvoir et semble Honnête. Mais n'est pas prêt à gouverner...Encore

    Finalement, vos mises en garde sont tout à fait justifiées. Les dépenses en terme de nouveaux programmes sociaux - FEUX ROUGES ainsi qu'un référendum - FEUX ORANGES.

  • Gilles Champagne
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 09h29
    Le Parti québécois sous étroite surveillance
    Je partage entièrement votre analyze éditoriale de vendredi et la conclusion en faveur du Parti québécois, dans l`édition de ce matin, samedi. Toutefois, les membres actifs du PQ qui proviennent d`horizons divers, gauche, droite, centriste etc devront apprendre à se discipliner et être plus réalistes dans leurs revendications car ils ne peuvent tous avoir raison. Ils doivent se rappeler que si le PQ reprend le pouvoir comme je le souhaite, il s`agira sans aucun doute de la dernière chance au Parti québécois, nous devrons donc faire confiance au chef André Boisclair qui voudra sans doute apporter des modifications au programme du parti et s`il s`avérait qu`il juge nécessaire par manque de support de l`électorat de retarder ou de remiser pendant quelque temps la question référendaire, eh bien nous devrons l`appuyer. Le réalisme doit primer, autrement nous assisterons à la ""déconstruction"" du PQ en faveur de partis multiples ce qui pourrait ouvrir toute grande la porte à la droite très conservatrice, l`ADQ ou à un Parti libéral revigoré sous une plateforme modifiée et un nouveau leadership.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 10h04
    Trop montréaliste, pas assez réaliste.
    Encore une fois je me suis mis à reconsidérer la possibilité de voter PQ, jusqu'à ce que je visionne l'entrevue de Bernard Derome avec André Boisclair au milieu de cette semaine. Aux insistances de Derome sur le fond de la cause de la crise sur les accommodements déraisonnables, Boisclair a carrément refusé de mentionner la loi sur le multiculturalisme canadian.
    Ce qui n'a fait que me confirmer que le PQ ne mettra ses énergies qu'à la bonne gestion d'une provinve sous domination fédérale canadian et ne mettra aucune ressources sur l'éducation de l'indépendance et intégrité nationales.
    J'aurais aimé l'entendre dire qu'il ajoutera à l'équipe Bouchard-Taylor une sociologue femme nationaliste d'en région.

    Pas assez pour les régions. Que du soutient à leur assujetissement comme ressources pour Montréal. Comme Chevrette le disait en début de campagne; "l'industrie forestière c'est 32,000 emplois dans la région de Montréal!". La gestion, quoi.

    On l'a vu en fin de campagne, l'indépendance dont parle le PQ c'est c'elle de Montréal. Elle récoltera même ses propres impôts.

    Une nation multiculturelle à la canadian et un Montréal indépendant qui traitera les régions comme ses provinces.

    Pour nous, les régions, voter PQ ne fait plus de sens. Notre fièreté nationaliste est encore bien vivante et notre soif d'autonomie pour nous assurer un développement est trop crucial.

    Si l'ADQ a tant le vent dans les voiles, c'est qu'il répond à nos aspirations. Aspirations et vision que ni le PLQ et le PQ ne peuvent seulement comprendre la lecture.

    Comme vous le dîtes, M. Descôteaux; ce projet, s'il se réalise, doit être celui d'une forte majorité de Québécois.

  • Marc Lavallée
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 10h10
    L'A.D.Q. pour le populisme, le P.L. pour l'establishment, le P.Q. pour l'indépendance, Q.S. et le P.V.Q. pour la vertu
    Trois partis (parce que tristement, les médias convergents ont réussis à faire accepter l'A.D.Q. auprès de la frange majoritairement molle de l'électorat). Ces trois partis ont des agendas très clairs, mais tous évitent d'en parler directement. On comprend que le P.L. soit gêné de promouvoir directement leur mandat de protection des privilèges de l'establishment, et on comprend que l'A.D.Q. doive flusher régulièrement ses candidats qui affichent ouvertement leur horrible populisme d'extrême droite.

    Mais je m'explique très mal pourquoi le P.Q. évite encore de parler *d'abord* d'indépendance. J'espère que si il prend le pouvoir, le P.Q. remettra cet objectif fondateur à l'avant-scène. Je ne comprend pas les inquiétudes de Mr. Descôteaux quant à leur légitimité de tenir un référendum sur l'indépendance du Québec, puisque le P.Q. existe d'abord pour la réaliser; à chaque fois qu'il se fait élire, il a cette légitimité, alors il serait mieux d'en parler...

    Quant à Q.S et le P.V.Q., j'espère qu'ils ne lâcheront pas. Leurs contributions sont les plus importantes de cette campagne, et doivent obtenir le plus de votes possible pour garder le cap; on ne change pas le monde du jour au lendemain...

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 11h02
    Meech réalisé
    Le style de couverture médiatique est à l'exemple de la camapgne: moche. Oui, on a cherhé comme des paparazis les scandales et les mots de travers sns touher au contenu.

    Pourtant le bilan de Jean Charest aurait eu mérite à être mieux analysé surtout face à ce déchouchage du dossier du déséquilibre fiscal. n s'est interrogé sur la pertinence de voir surgir cette pluie de dollars canadiens en pleine campagne mais beaucoup moins sur le cheminement de ce dossier comme plusieurs autres comme celui de la santé, des congés parentaux, etc...

    L'après référendum de 1995 laissait le fardeau de la preuve au fédéral de tenir compte de la volonté des Québécois francophones de se voir reconnaître une identité propre.
    Chrétien promis de donner suite mais préféra mettre de l'avant la Loi sur la clarté afin de donner des armes au gouvernement fédéral dans l'éventualité d'un autre référendum. Concrètement, le gouvernement de Jean Chrétien réclame une "majorité claire" en faveur de l'indépendance, signifiant qu'une victoire de 50 % + 1 de voix ne serait pas suffisant. Une autre initiative du gouvernement fédéral par le parti libéral de Jean Chrétien est de mettre en place un programme de visibilité du Canada au Québec en participant financièrement à des événements comme des festivals afin de contrebalancer l'influence souverainiste dans la province. Ce programme est éventuellement connu sous le nom de Programme des commandites. En 1996, le Centre de recherche et d'information sur le Canada (CRIC) a été créé pour aider le Conseil de l'Unité Canadienne dans sa mission de promouvoir le point de vue du gouvernement fédéral auprès des Canadiens. Les gouvernements péquistes de l'époque continuèrent à combattre tant bien que mal la volonté ferme des libéraux d'en finir avec eux. Mais était ce que les québécois attendaient étant restés sur leur faim après l'entente du Lac Meech avortée.

    Entre en scène Jean Charest en 2003 qui reprend le bâton du pèlerin auprès des Premiers Ministres des autres provinces et réussit à faire signer une entente liant toutes les provinces et les territoires du Canada pour faire front commun aux velleités centralisatrices de l'ère des libéraux fédéraux. L'entente signée le 5 décembre 2003 fonda le Conseil de la Fédération. Pour la première fois, ils se sont donné une instance formelle par laquelle ils entendent reprendre le rôle de leadership qui leur revient à titre de partenaires de la fédération, et ce, conformément à l'esprit qui a présidé à la création du Canada il y a 136 ans. Rappelons que cet esprit est basé sur un certain nombre de valeurs et de principes, dont le respect de la Constitution, en particulier le partage des compétences, le respect des différences et de la diversité, ainsi que le respect du rôle constitutionnel de chaque ordre de gouvernement.

    Du reste, en priorisant la question du financement de la santé, les premiers ministres des provinces et des territoires envoient un message clair au nouveau gouvernement de M. Martin. Ainsi, dorénavant, le gouvernement fédéral devra composer avec la ferme détermination des gouvernements provinciaux et territoriaux de tout mettre en oeuvre pour que soit rétabli l'équilibre fiscal canadien et que soient respectées leurs priorités et leurs responsabilités. Il faut souligner que l'entente particulière sur la santé signée par le Québec instaure l'asymétrie comme mode de fonctionnement normal dans le domaine des relations fédérales.

    La conjoncture aidant d'un gouvernement libéral minoritaire, Charest signa une deuxième entente sur les congés parentaux. Il y a aussi cette revendication devenue réalité, reprise elle aussi des gouvernements péquistes, d'obtenir une place dans les forums internationaux tels que l'Unesco et aux tables de négociations de traités et conventions lorsque les compétences québécoises sont en jeu. Ensuite, on a reconnu que 3 juges sur les 9 juges de la Cour Suprême proviennent du Québec. Enfin, des gains vers la reconnaissance du Québec comme société distincte. Enfin on s'attaque au déséquilibre fiscal avec les résultats qu'on connait.

    Deux conditions essentielles avaient été formulées par le Québec lors de l'Accord du Lac Meech que l'on a qualifié de "beau risque".

    1) Reconnaitre le caractère distinctif du Québec.

    La reconnaissance du Québec comme «nation» par Stephen Harper est chose faite.

    2) Limiter par une contrainte l'exercice du pouvoir de dépenser du Parlement et accru l'autorité du Québec sur l'immigration (domaine où la Constitution prévoit un partage des compétences entre Ottawa et les provinces).

    Une entente est intervenue pour accorder un droit de regard sur l'immigration au Québec. Quand à limiter le pouvoir de dépenser du fédéral, le Conseil de la Fédération est rendu sur ce dossier et l'ouverture du Premier Ministre Harper de négocier est manifeste. Seule la réélection de Jean Charest peut amorcer ces discussions.

    Oui, le fédéralisme a évolué au point où la plupart des revendications du Québec ont été réalisées dans le court mandat de l'équipe Charest. Seule son retour au pouvoir va permettre de continuer cette oeuvre inachevée et permettre que l'accord du Lac Meech soit réalisé complètement en ce qui a trait aux revendications québécoises.

  • Julien Beauregard
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 11h04
    Bravo pour votre transparence
    C'est pas mal ça.

  • Steve Fortin
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 11h08
    Aussi prévisible que le fédéralisme dogmatique du groupe Gesca! Merci au Devoir!
    Merci pour votre analyse, enfin un journal qui n'est pas assujetti à une contrainte éditoriale fédéraliste à tout cran! Il est souhaitable que le parti Libéral, mené par un conservateur, s'éloigne du pouvoir. Dans mes rêves, le parti libéral sera confiné à ces derniers retranchements, ces comtés où même une chaise vide serait reportée au pouvoir sous la bannière libérale; et je sais de quoi je parle, nous avons Norm Macmillan comme député alors pour le contenu, on repassera! Mais diantre! Que ceux qui peuvent aspirer à faire élire le Parti Québécois le fasse ! Il s'agit d'un pas de plus vers la souveraineté (même si on ne fait pas un référendum dans ce mandat-ci, ce qui serait souhaitable) et surtout, un pas de plus vers l'éloignement des vues conservatrices du tandem Charest (ou Dumont c'est du pareil au même)- Harpeur.

  • coté carol
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 11h36
    Enfin!
    Les faits sont vérifiés,la logique a été suivie.Bravo!Les Libéraux ne furent qu'une erreur de parcours.

  • Normand Desjardins
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 13h24
    Pire que le mépris : L'indifférence.
    Les médias se défendront d'avoir couvert les "principaux partis". Il n'en reste pas moins que cette année a vu naître un parti politique sérieux, organisé et convaincant : Québec Solidaire.

    J'ai personnellement pris ma carte de parti en toute fin de campagne, malgré le peu d'attention qu'a reçu ce parti - vive Internet. Contrairement aux Verts qui clament sans arrêt qu'ils n'aspirent pas au pouvoir, Québec solidaire veut aller débattre à l'assemblée nationale des enjeux de notre société. Ces enjeux doivent être publiquement analysés autrement que par le prisme de l'économie de marché. Seul Québec Solidaire offre cette vision.

    Depuis 20 ans, il n'y avait plus de parti de gauche au Québec. Quand on veut une véritable démocratie, il faut que le spectre complet de la politique soit représenté. Pas seulement une droite corporatiste soutenue par les médias.

    J'admire la transparence du Devoir qui titre clairement son choix politique. Contrairement à Power Corporation qui prétend à l'objectivité mais dont le jupon fédéraliste et libéral est visible faute de jupe.

    Je déplore cependant que "l'indépendance" du Devoir n'est pas fait une place plus grande aux Verts et surtout à Québec Solidaire dont la démarche est la plus solide. Une démarche aussi valable intellectuellement que celle du PQ des années 70. J'espère que Le Devoir saura se reprendre aux prochaines élections.

  • Jean-Philippe Delorme
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 13h24
    C'est ça qui est ça, cprends-tu?
    Y a-t-il quelqu'un de moindrement articulé intellectuellement qui peut sérieusement appuyer l'A.D.Q.. Ils peuvent bien promettre n'importe quoi, personne dans cette équipe là N'A LA MOINDRE EXPÉRIENCE DE GOUVERNANCE DU QUÉBEC.
    Du côté du P.L.Q., on retrouve le gouvernement le plus incompétent de l'histoire moderne du Québec (Problèmes internes: Séguin, Paradis, Bellemare, Reid, Amad, Mulcair + Improvisations: Suroît, Écoles privées confessionnelles, Orford, frais des C.P.E., promesses de baisses d'impôts 5MM, promesses impossibles relativement à la santé, etc...)
    Il faut vraiment être un fédéraliste borné et obtu pour ne pas voir la réalité en face.
    À moins que votre seul rêve dans la vie soit que le Québec ne devienne jamais un pays souverain, il ne reste que 3 choix (et demi): P.Q.; Q.S. ou les verts.
    Désolé mais comme dirait la chanson'"Que t'aimes ça ou que t'aimes pas ça, c'est ça qui est ça. Cprends-tu?".
    :)))

  • Lebarbé henri
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 13h29
    réflextion
    ma perception de cette campagne m'a permis de réaliser que certains médias s'acharnent sur l'image d'un chef et non sur l'homme qui est derrière, je crois que pour une fois avec votre article on peut avoir un son de cloche qui ne cloche pas.

    Mon point de vu sur les chefs de parti, M Charest nous a trompé, il n'a pas écouté son peuple et a été à mon sens provocateur et arrogant dans son mandat.

    Monsieur Boisclair, a joué la carte de la transparence sur sa vie personnelle et politique. C,est brave de sa part, il a ouvert la porte aux démagogues arrogants, des trois chefs de partis, c'est celui qui démontre la meilleure cohérence et la meilleure écoute. Je le donne gagnant ainsi que le PQ, ils ont de plus une expérience de la gestion de gouvernance.

    Monsieur Dumont, me semble être une girouette, j'ai un sentiment que ce chef de l'ADQ nous propose pire que Jean Charest, il faudrait que les journaliste et le peuple aussi, imagine ce que ses intentions auront comme portée sur les familles québécoises, l'éducation et les aboutissants de la réforme annoncée. En fait, il en démontre pas non plus d'une clareté dans son programme qui me semble très flou.

    Voila! Je crois pour les trois parti les plus en vu, il reste les autres partis, qui a mon sens vont débalancer les prochaines années de la politique québécoise, le partage du vote entre entre eux, vont affaiblir la majorité souhaité pour gouverner avec force, donc, je pense que nous allons connaitre des difficultés à obtenir des vrais changements dans les prochains 4 ans.

    Rendez-vous lundi soir et espéront que nous seront bien gouverné.

  • Yves Pelchat
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 14h03
    Donnons à Jean Charest son "bleu".
    Le temps est effectivement venu de nous débarrasser de ce mauvais gouvernement libéral. Jean Charest a menti plusieurs fois à la population, mais "le" mensonge que la population a retenu des quatre années désastreuses de cette administration libérale, c'est ceci : "Nous sommes prêts". Quel mensonge éhonté!

    Jamais un premier ministre du Québec n'avait si peu défendu l'intégrité du territoire Québécois, en ce qui concerne la partition du Québec. Les quatre années d'administration libérale, ont été littéralement quatre années de mise en tutelle du Québec, par le reste du Canada. Aucun autre premier ministre du Québec, ne s'est mis à genoux et prosterné, envers le reste du Canada, que ne l'a fait Jean Charest. Quel premier ministre servile il a été. Il mérite qu'on lui donne son "bleu". Sa seule loyauté est envers le Canada. Pour trouver un tel à-plat-ventrisme, il faut regarder du côté de Mario Dumont. Il faut se rappeler que Mario est allé, lui aussi, se prosterner à Toronto, devant le reste du Canada. Remarquez que ce n'est pas très surprenant, si on considère qu'il est l'enfant du parti libéral... Bien peu de fierté il a, Mario.... Toujours attendre les miettes qui tombent de la table confédérale...

    Et en ce qui concerne les soi-disant "souverainistes " qui sont sur le point de s'embarquer dans la galère Dumont. Vous n'êtes plus des souverainistes.

    Vous êtes devenus des fédéralistes...

    Yves Pelchat

  • emeri
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 14h28
    Ça sent l976!
    En l976 j'étais alors propriétaire d'un petit hebdo à Laval.
    J'y jouais tous les rôles dont celui de reporter-photographe.
    C'est par cette fonction que j'ai rencontré Bernard Landry,
    qui, lui, fonçait comme un taureau pour se faire élire dans
    Fabre. J'ai tout de suite aimé cette homme honnête au sourire
    franc.
    J'étais souverainiste avant l'heure depuis l'âge de l5 ans.
    Je vivais alors à Ville Mont-Royal «fence town», et vivre
    en français dans ce bastion anglophone n'était pas facile
    tous les jours. Le frog devait se frayer un chemin à la force
    des bras et des coups de gueule pour se faire respecter.
    Le 14 novembre l976, je sirotais une bière avec mon nouvel
    ami Bernard, et comme ça, à brûle pour point je lui ai deman-
    dé s'il pensait que nous gagnerions cette élection.
    "Ça sent la victoire, ne trouves-tu pas?" me répondit-il.
    Ce soir là, après la fameuse annonce de Bernard Derôme,
    mon téléviseur s'est embrouillé. Je pleurais comme un veau.
    Et ça faisait un grand bien.
    Aujourd'hui, j'ai le même sentiment que Bernard.
    ÇA SENT LA VICTOIRE À PLEIN NEZ!

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 14h46
    Un choix moral et humaniste
    "Remember there's a big difference between kneeling down and bending over." -Frank Zappa

    Les retords guerriers à Harpeur Inc. appliquent, à la lettre, la recette des criminels de la junte Bush et de son GOP. www.canadians.org/action/2006/07-Nov-06.html www.democracynow.org/article.pl?sid=05/03/21/14552 www.evilgopbastards.com/ '

    Le mouvement conservateur américain est un modèle lumineux pour l'ensemble des conservateurs d'ici et d'ailleurs.'' - Stephen Harper

    Que Dumont et Charest s'identifient au Premier Sinistre canuck est explicite. Ils se rendent donc, coupables, par association, de crimes de guerre et contre l'humanité.

    But who gives a flying fuck anymore ! www.hermes-press.com/brainwash1.htm

    Le Québec profond ne lit pas l'anglais, en fait il n'y comprend pas grand chose non plus. Les Québécois ressemblent de plus en plus aux américains qui ignorent ce que se passe en dehors de leur réalité locale tel que représenté quasi exclusivement par la branche propagandiste du pouvoir économique que sont devenus les médias corporatifs de Mindfuck Inc. www.centpapiers.com/spip.php?article1274

    Rodrigue Tremblay fait un portrait des plus effarant des alliés de nos guignols de l'industrie de la mort... www.thenewamericanempire.com/blog.html

    Decadence, Waste, Corruption in the New American Empire
    Part I / www.thenewamericanempire.com/tremblay=1060.htm Part II / www.thenewamericanempire.com/tremblay=1061.htm

    Quand on est l'allié idéologique de la junte Bush et de l'obscurantiste conserviteur à Harpeur, on est bien mal placé pour faire des remontrances à qui que ce soit à propos de quoique ce soit. www.centpapiers.com/spip.php?article990

    Meanwhile, back at the ranch... Les hauts gradés du ministère de la Défense estiment maintenant que la facture totale du déploiement entre 2001 et 2009 atteindra 4,3 milliards de dollars au bas mot. Les quelques 20% d'enfants canadiens qui vivent encore sous le seuil de la pauvreté peuvent aller se rhabiller ! Les coûts de la mission en Afghanistan explosent ! www.ledevoir.com/2007/03/23/136346.html

    Le Sinistre de la Défense et lobbyiste du complexe militaro-industriel Gordon O'Connor conduit l'opération. www.dominionpaper.ca/media_analysis/2006/03/09/can

    Le coût du volet humanitaire (1,2 milliards) n'est évidemment pas compris dans ce chiffre. Ce n'est qu'une estimation. On ne sait pas ce qui va se passer dans l'avenir », affirme le conseiller principal en communications du ministère de la Défense Lance Anderchuk. « C'est plus cher pour les munitions. C'est plus cher pour l'équipement. On est en zone hostile. On engage le combat et ça coûte très cher » Ottawa aura déjà acquitté une facture supérieure à 2,5 milliards pour le volet militaire de son implication en Afghanistan (entre 2001 et 2007).

    Vous l'ignoriez ?

    "Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur

    L'ignorance n'excuse pas tout ; surtout quand ce sont des femmes et des enfants qui morflent ! C'est n'est pas du mépris que cet alignement à droite de Bush et Harpeur m'inspire... c'est du dégoût !

    Les profits de la guerre : un crime ? www.centpapiers.com/spip.php?article1082

    Que les deux démocraties nord-américaines, dont on s'évertue à vouloir exporter les valeurs, soient bafouées dans le processus ne dérange pas le citoyen. Il n'en est même pas au courant !

    "The Central Intelligence Agency owns everyone of any significance in the major media." - William Colby, former CIA director

    Merci Mindfuck Inc., nous ne pourrions pas contrôler le peuple sans votre admirable travail ! www.centpapiers.com/spip.php?article1299

    "We're not a democracy. It's a terrible misunderstanding and a slander to the idea of democracy to call us that. In reality, we're a plutocracy : a government by the wealthy." - Ramsey Clark, former U.S. Attorney General

    Les privilèges du sang bleu sont aujourd'hui remplacés par ceux des "happy few" mais la chaire à canon provient toujours du peuple qui morfle des deux cotés du fusil. Les Québécois ont, au moins, ça de commun avec le canadien moyen. Ils sont complètement omnibulés et gardé dans le noir par l'alliance Big Media/complexe militaro-industriel au sujet de leur participation à l'industrie de la mort. Pathétique et des plus inquiétant ! www.centpapiers.com/spip.php?article980

    Merci Mindfuck Inc. !

    The Death of Peacekeeping and the Battle for Canada's Soul www.deborahcampbell.ca/writing_peacekeeping.htm

    We have become a monster in the eyes of the whole world - a nation of bullies and bastards who would rather kill than live peacefully. We are not just whores for power and oil, but killer whores with hate and fear in our hearts. We are human scum, and that is how history will judge us... No redeeming social value. Just whores. Get out of our way, or we'll kill you. - Hunter S. Thompson

  • andré Burns
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 16h44
    Oui au Parti Libéral,non à l'ADQ et au Parti Québecois
    Quelle belle opinion de péquiste...mais pourquoi voulez vous plonger les québécois dans l'incertidude et la perte de temps à se déchirer sur la place publique avec un autre référendum. Les québécois veulent la paix et la propérité et seul le parti libétal par son courage et pragmatisme peut lui assurer celà...Vive les baisses d'impôts et la santé!!!!

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 17h59
    Un feuillet de belle musique aux bémols bien placés ...
    Bravo, monsieur Descôteaux pour vos éditoriaux d'hier et d'aujourd'hui.

    Bravo, non seulement pour votre conclusion, mais bien pour les éléments d'analyse et de réflexion que vous apportez à vos lecteurs. Merci pour cet immense respect que vous portez à l'intelligence et au jugement de ceux qui vous lisent.

    Je ne puis qu'être en accord avec votre choix du Parti Québécois comme prochain Gouvernement. Que c'est doux à mes oreilles, moi, qui n'en peux plus d'entendre les fausses notes de la désolante partition (sic) du PLQ depuis quatre longues années ! Encore plus heureux d'entendre les deux bémols que vous greffez à votre conclusion, soit: (1) la nécessité d'un report sine die d'un référendum prématuré et suicidaire dans la conjoncture actuelle du Québec et (2) un conservatisme de bon aloi dans la gestion des finances publiques qui sont profondément enlisées dans une mélasse sans nom, présentement.

    Notons au passage que tout au long de cette campagne électorale, monsieur André Boisclair a fait preuve d'un courage et d'une détermination qui méritent de forts applaudissements et pourquoi pas, une belle ovation. Il n'a certes pas le charisme naturel de René Lévesque, Jacques Parizeau ou Bernard Landry, mais admettons qu'il a démontré qu'il était un fier combattant et un gagnant. Monsieur, Boisclair, vous méritez la confiance des Québécois. Vous méritez de diriger le prochain Gouvernement du Québec. Vous pouvez compter sur notre appui.

    Par ailleurs, les propos de monsieur Gilles Champagne tenus au sein de ce blogue-ci et intitulés : « Le Parti Québécois sous étroite surveillance », résument ma propre pensée sur la nécessité d'une salvatrice synergie entre les diverses tendances qui forment la base du Parti Québécois, quoiqu'il arrive le 26 au soir. Victoire ou défaite, peu importe. Propos éclairés à lire et à relire quelques fois afin de bien se les ancrer dans la mémoire, pour la suite.

    Croisons-nous les doigts ...mais de grâce, pas les bras !

    Jean Desjardins

    Laval.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 24 mars 2007 18h20
    Monsieur André Burns est en Tab.......... ?
    Monsieur Burns,

    Si je comprends bien votre propos, une opinion de 'péquisssse', c'est une opinion nuancée qui fait la part des choses. Je ne crois pas que monsieur Descôteaux émet une opinion de péquiste, mais bien une opinion de journaliste professionnel qui fait bien son métier. Merci tout de même pour ce compliment de nous associer à lui.

    Au fait, vous semblez n'avoir lu que sa conclusion qui semble vous mettre en beau Tab..... ! Si vous allez vers la fin de son article, vous verrez qu'au contraire de votre interprétation, il recommande au PQ de ne pas faire de référendum. En tant que crypto-libéral-fédéraste, c'est peut-être le genre de nuance que vous avez de la difficulté à saisir... Dommage.

    Souriez ! Le Québec sera encore là, mardi matin.

    Sans rancune et méchamment 'péquisssssse'.


    Jean Desjardins

    P.S. Je ne suis même pas membre du P.Q. Alors...

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 24 mars 2007 23h22
    M. Descôteaux, une autre fois, tut tut!
    J'ai bien aimé vos pronostics sur le gagnant de lundi, le PQ. Toutefois, une fois de plus j'ai relevé dans votre analyse 2 notes discordantes que je m'empresse de souligner pour remettre les lecteurs dans le contexte. Vous dites sur votre article du week-end 24-25 mars 2007, intitulé LE CHOIX DU DEVOIR- LE PARTI QUÉBÉCOIS:

    "Il faut leur donner(aux libéraux) de bons points pour le contrôle exercé sur les finances publiques, le règlement du dossier de l'équité salariale".

    Je ne suis pas homme à me taire quand les journalistes, qu'ils soient favorables ou non à mon option, déraillent. C'est pourquoi je vous rappelle poliment que le parti libéral n'a pas inventé la roue. Faut-il vous rappeler, cher Bernard,

    - que le contrôle exercé sur les finances publiques...

    ... a été initialisé par Lucien Bouchard?

    - que le règlement du dossier de l'équité salariale a été entrepris par le parti québécois?

    Pourtant, votre expérience de journaliste a dû vous mettre au parfum que le parti libéral du Québec a toujours été d'une élection à l'autre une coquille vide l'obligeant comme le coucou à coucher dans le nid des autres partis pour leur ravir leur clientélisme.

  • Linda Hart
    Abonnée
    dimanche 25 mars 2007 09h58
    M. Décarie, changez d'air et changez de poste
    Si vous préférez une autre couleur, le rouge par exemple, allez faire un tour sur Cyberpresse et vous serez plus que servi. Si vous n'êtes pas un crinqué absolu, vous en ferez peut-être une écoeurantite aiguë et cela vous permettra de mieux évaluer la position du Devoir, à des milliers d'années lumière de la prose hystérique de Gesca.

  • Linda Hart
    Abonnée
    dimanche 25 mars 2007 11h03
    Fernand Trudel sur son petit nuage avec ses lunettes roses
    Le scandale des commandites, cela ne vous dit rien. Vous semblez tenir les commandites pour quelque chose de positif. Où vivez-vous donc ? Sur Mars probablement.

    Le Conseil de la fédération. Wow !!! Un outil créé pour que le ROC n'oublie pas de penser à Jean Charest comme premier ministre du Canada, en reconnaissance de ses bons et loyaux services. Ce fameux conseil n'a démontré que les profondes divergences entre le ROC et le Québec et il sera, comme toutes les autres tentatives, voué à l'échec. Ce n'est pas pour rien que le ROC s'appelle le ROC.

    Le respect de la constitution ? Arrivez en ville, le Québec ne l'a jamais signée.

    L'asymétrie comme mode de fonctionnement normal. Vous voulez dire qu'on donne au Québec les surplus des autres, on lui fait une charité asymétrique. Très beau résultat ! M. Charest est un quêteux efficace, mais l'asymétrie a-t-elle joué en matière économique, lorsqu'il s'agissait de contraindre le fédéral à obliger Boeing à investir chez nous à la hauteur de 55% ? Non monsieur, la symétrie cela fonctionne là où cela fait l'affaire du ROC et pas du tout au niveau où il serait essentiel qu'elle fonctionne, le niveau économique. Où est la vache à lait ? En Ontario, où elle a toujours été.

    Les gains vers la reconnaissance d'une société distincte ? À part dans vos visions et derrière vos lunettes roses, la société québécoise est surtout distincte par sa pauvreté et son statut d'assisté social institutionnel. Reconnaître le Québec comme nation, cela ne veut absolument rien dire si cela demeure au niveau du voeu pieux. Si cela avait le moindre sens autre que le voeu pieux, vous pourriez constater le ruage dans les brancards partout dans le ROC. Vous n'avez rien constaté de semblable tout simplement parce que le ROC sait pertinemment que cela ne veut rien dire. Demandez-leur d'enchâssez cette déclaration dans la constitution, juste pour voir !

    Limiter le pouvoir de dépenser du fédéral peut être négocié par n'importe quel gouvernement démocratiquement élu par les Québécois, quoi que puisse en dire M. Harper pour aider les fédéralistes du Québec. S'il refuse de négocier avec le PQ, vous verrez remonter la souveraineté à des niveaux jamais vus. Souvenez-vous que c'est René Lévesque qui a négocié des points d'impôt avec PET et que depuis, aucun gouvernement du PLQ n'a obtenu quoi que ce soit dans ce domaine.

    L'UNESCO ? Quel statut extraordinaire que celui d'avoir la permission du grand frère pour se promener dans les corridors en prenant un petit café et en attendant que le grand frère ait terminé de discuter avec les autres décideurs, afin de profiter d'un lift pour retourner à l'hôtel.

    Il y a plusieurs points que vous avez mentionnés qui n'ont pas été initiés par le PLQ et d'autres qui n'ont pas été négociés par lui. Cessez de faire comme votre chef et de tenter systématiquement de vous approprier les idées et les réalisations des autres.

    Le Québec a besoin d'un statut particulier enchâssé dans la constitution, de points d'impôt et de TPS (pas d'aumônes), d'une limite véritable et durable au pouvoir de dépenser du fédéral et de la fin complète des ingérences du fédéral dans les champs de compétence qui sont de juridiction provinciale exclusive. Allez proposer cela au ROC et revenez nous en parler. Nous écouterons attentivement. En attendant, vous savez où vous pouvez mettre ces tentatives infantiles de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

  • Zakari Gilbert
    Inscrit
    dimanche 25 mars 2007 11h08
    Bravo au Devoir pour sa prise de position
    Comme dans de nombreux pays du monde, les choix politiques de la population semble se polariser de façon presque égale au Québec. C'est bien malheureux qu'une grande partie de la population n'a pas plus de courage et de vision...

    Évitons le mode de pensée politique traditionnel et individualiste selon lequel on apprécie une simple annonce de baisse d'impôts. Un vrai projet social ambitieux demande une grande ouverture d'esprit et surtout pas de politiciens à la langue de bois. Il faut qu'une partie de la population se réveille et cesse d'adhérer aux programmes du PLQ et de l'ADQ : DES COQUILLES VIDES POUR CONFORTER LES PRIVILÈGES DES UNS ET APPAISER LES CRAINTES DES AUTRES!

  • Steve Fortin
    Abonné
    dimanche 25 mars 2007 11h36
    Réponse à M. Burns... quitter l'attitude de colonisé
    Le commentaire de M. Burns sent le dépliant libéral à plein nez. C'est étrange que les fédéralistes ne critiquent jamais les positions éditoriales biaisées du groupe Gesca, c'est étrange également que bien peux de fédéralistes se lèvent pour condamner le Québec-bashing des journaux de Sun Media ou de certaines radios trash; comme si le fait de s'afficher fédéraliste était en soi noble et naturel... Quelle attitude de colonisé! Merci au Devoir de faire dans l'analyse sémantique plutôt que dans la dictature éditoriale à la sauce « canadian »; et tant mieux si un journal d'idées ose s'afficher pour le P.Q.; en temps et lieux, espérons qu'il aura le courage d'appuyer la souveraineté.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    dimanche 25 mars 2007 14h16
    Votre X n'est pas un vrai X
    Un vrai X en serait un pour un parti qui parle des vrais choses . Votre X serait vrai si vous étiez éditorialiste dans une radio X. Vous n'auriez pas à vous casser la tête pour écrire un si long éditorial. Une improvisation malodorante suffirait. Allez donc vous reposer la tête en ces lieux où elle peut sentir le chausson.

  • Lebarbé henri
    Inscrit
    dimanche 25 mars 2007 18h11
    aucune autre solution n'est proposée
    seul le parti québécois tient un vrai discourt, de plus M Boisclair a été cohérent tout au long de la campagne, ce qui n,est pas le cas des autres Charest et Dumont.

    Bravo pour ce choix éclairé

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