Lettres: Le déséquilibre fiscal : une affaire classée ?
Gilles Laterrière - Le 20 mars 2007
23 mars 2007
Je suis surpris de constater la rapidité avec laquelle certains commentateurs se permettent d'affirmer que le déséquilibre fiscal est maintenant une affaire classée. Dans mon esprit, sans qu'il soit nécessaire d'énoncer de chiffres, il me semble que l'équilibre recherché devrait d'abord avoir pour résultat que les provinces soient davantage en mesure de développer les services publics sans qu'il soit nécessaire d'augmenter la charge globale des contribuables, du moins jusqu'à ce que les surplus fédéraux soient ramenés à de plus modestes proportions, compte tenu de l'augmentation des besoins fédéraux et de la dette fédérale.
Or il m'apparaît qu'il n'en est rien puisque les provinces continueront de sous-financer les services publics dont elles sont responsables et que le gouvernement fédéral escompte toujours réaliser des surplus considérables, se réservant d'octroyer ces futurs surplus à des réductions de charges pour les contribuables.
Il me semble alors que c'est seulement lorsque les provinces pourront occuper cette part de l'assiette fiscale évacuée par le gouvernement fédéral qu'on pourra dire que le déséquilibre est réglé. Encore faut-il que ce gouvernement dure et ne modifie pas le cours de ses orientations budgétaires, ce qui ne serait pas une grande surprise compte tenu des enjeux. Je trouve que ces commentateurs ont été surtout très rapides pour étaler leur parti pris.
Or il m'apparaît qu'il n'en est rien puisque les provinces continueront de sous-financer les services publics dont elles sont responsables et que le gouvernement fédéral escompte toujours réaliser des surplus considérables, se réservant d'octroyer ces futurs surplus à des réductions de charges pour les contribuables.
Il me semble alors que c'est seulement lorsque les provinces pourront occuper cette part de l'assiette fiscale évacuée par le gouvernement fédéral qu'on pourra dire que le déséquilibre est réglé. Encore faut-il que ce gouvernement dure et ne modifie pas le cours de ses orientations budgétaires, ce qui ne serait pas une grande surprise compte tenu des enjeux. Je trouve que ces commentateurs ont été surtout très rapides pour étaler leur parti pris.
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