Lettres: La curée
Yvon Dionne - Saint-Damase-de-L'Islet, le 19 mars 2007
22 mars 2007
J'examine depuis au moins 40 ans les budgets fédéraux et tout particulièrement ceux du Québec.
Il y a toujours trois acteurs: les contribuables, ceux qui se servent de l'argent des contribuables comme si cet argent leur appartenait et, finalement, les bénéficiaires des budgets, qui paient en moyenne, au total, plus de taxes qu'ils ne tirent d'avantages.
Dans son budget, le gouvernement fédéral aurait pu faire disparaître son déséquilibre envers les autres collecteurs d'impôts en accordant des baisses générales d'impôt, tant aux entreprises qu'aux particuliers, permettant au Canada de devenir plus compétitif. Le surplus fédéral s'étant évaporé, le déséquilibre aurait été à la charge des autres collecteurs d'impôts. Nous aurions alors pu savoir, à plus long terme, quelle province aurait été la plus attrayante pour les investissements. Le Québec et le Canada viennent donc de perdre une bonne occasion de faire les ajustements nécessaires. Ils vont plutôt continuer dans les dépenses, au-delà de leurs moyens. Comme Québécois, j'ai honte, car nous allons paraître comme des quêteux. Comme Canadien, j'ai honte d'un tel gouvernement qui présente un budget en pleine campagne électorale au Québec.
Il y a toujours trois acteurs: les contribuables, ceux qui se servent de l'argent des contribuables comme si cet argent leur appartenait et, finalement, les bénéficiaires des budgets, qui paient en moyenne, au total, plus de taxes qu'ils ne tirent d'avantages.
Dans son budget, le gouvernement fédéral aurait pu faire disparaître son déséquilibre envers les autres collecteurs d'impôts en accordant des baisses générales d'impôt, tant aux entreprises qu'aux particuliers, permettant au Canada de devenir plus compétitif. Le surplus fédéral s'étant évaporé, le déséquilibre aurait été à la charge des autres collecteurs d'impôts. Nous aurions alors pu savoir, à plus long terme, quelle province aurait été la plus attrayante pour les investissements. Le Québec et le Canada viennent donc de perdre une bonne occasion de faire les ajustements nécessaires. Ils vont plutôt continuer dans les dépenses, au-delà de leurs moyens. Comme Québécois, j'ai honte, car nous allons paraître comme des quêteux. Comme Canadien, j'ai honte d'un tel gouvernement qui présente un budget en pleine campagne électorale au Québec.
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