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Les dangers du surf

Bernard Descôteaux   3 mars 2007 
La révélation de la présente campagne électorale au Québec est sans contredit l'Action démocratique qui, si elle continue sur sa lancée, influencera de façon déterminante le résultat du scrutin du 26 mars. Les jeux sont loin d'être faits, mais on ne peut exclure aucun scénario, dont celui d'un gouvernement minoritaire. Cette montée inattendue du parti de Mario Dumont suscite autant d'étonnement que d'inquiétude.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    3 mars 2007 12 h 04
    Le surf , le vent et les 'ballounes'...
    Comment expliquer le surf de l'ADQ? Comment expliquer la volatilité de l'électorat ?

    C'est pas si compliqué, à mon avis.

    En effet, tous partis confondus, cette élection ne nous offre, de toute manière, que du vent comme choix soi-disant ...démocratique. Au fil des ans, les campagnes électorales et l'administration de la chose publique sont malheureusement devenues de vastes campagnes de publicité genre: "achetez notre savon amélioré+++" ou encore: "nos bulles+++ sont plus grosses que les leurs" ou enfin: "ma pelure de banane+++ est meilleure que la sienne."

    La meilleure chose qui pourrait arriver au Québec, compte tenu du vide et du manque de vision des combattants en présence, ce serait un refus massif de l'électorat de se rendre aux urnes (ce qui n'est pas démocratique, gentil, ni réaliste, j'en conviens...) ou, au mieux, l'élection-miracle d'un gouvernement fortement(sic) minoritaire. Ne serait-ce que le PLQ et le PQ réalisent jusqu'à quel point ils doivent se remettre en question et changer radicalement leur manière désolante de faire de la politique ! Quant à l'ADQ et aux autres partis, ouachhhhhh....

    Je nous souhaite à tous de bonnes grosses 'ballounes' jusqu'au 26 mars. On a ce qu'on mérite !

    Anyway (comme dirait Foglia), on va continuer à manger notre p'tit pain pas encore trop ranci, quoiqu'il arrive...

    Jean Desjardins
    Laval

    3 mars 2007
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    3 mars 2007 14 h 59
    Votre analyse sur Boisclair pas d'accord
    La venue de Boisclair est bénéfique à un parti comme le PQ qui depuis plus de 20 ans n'avait aucun renouvellement. Pire encore je crois que Landry et Marrois le verdic aurait été plus sévère. Les péquistes usés par le combat sont les pires ennemis actuellement de la souverainteté du Québec. Et que dire de la démocratie si chère au PQ? Demandez à Bernard Landy de venir en parler de la sociale démocratie. Les membres ont votés même que le vote était le reflet des sondages dans la population et depuis plus d'un an plusieurs où sont les règles de cette démocratie? Peut-on blâmer les jeunes qui s'orientent vers un parti sans aucune démocratie participative parce que ce parti n'a jamais augmenter ses membres pire encore ils ont diminués à 924. C'est le drame quand cette valeur n'a de sens que pour certains.
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  • Louis Lapointe - Abonné
    3 mars 2007 19 h 28
    Inattendue ?
    Bonjour M.Descôteaux,

    Voici ce que j'écrivais au sujet de Mario Dumont le 2 septembre dernier sur le Devoir.com alors que Michel David annonçait sa mort:


    Vos réactions

    Un pas en avant... Louis Lapointe
    Envoyé Le samedi 02 septembre 2006 10:00



    Bonjour M.David,

    Il s'agit " d'un pas en avant ". Ceux qui ont voté pour Harper dans la région de Québec souhaitaient également se démarquer des autres Québécois en emboîtant le pas de Stephen Harper. À ce titre, on peut légitimement croire qu'ils avaient le sentiment d'avancer d'un pas en avant en lui accordant leur confiance. Ils semblent apprécier les politiques des conservateurs, puisqu'ils sont toujours aussi nombreux à vouloir les réélire dans cette région. Pourtant, même si les conservateurs, comme leurs prédécesseurs libéraux, ont une propension à se rapprocher dangereusement du gouffre, les électeurs de la région de Québec les suivent aveuglément. Comme quoi, comme dans les années 70, il y aura toujours suffisamment de créditistes au Québec pour élire des gens comme Stephen Harper, André Arthur, Andrée Boucher et le dernier des convertis, Mario Dumont. Sa nouvelle image, plus typée, permettra probablement à son public cible de mieux s'identifier à lui, donc de raffermir son vote chez ses émules. Comme les créditistes dans les années 70, il pourrait donc hériter du vote de contestation de la classe des oubliés. Ils sont de plus en plus nombreux à éprouver ce sentiment au Québec. Alors que les chefs des deux principaux partis ont toute la misère du monde à se démarquer et qu'ils présentent de sérieux handicaps, l'un s'est mis à dos les fonctionnaires en leur imposant un retour au travail - il semble que les médecins spécialistes ont l'intention de le lui rappeler au cours de la prochaine campagne électoral - l'autre ne soulève pas l'enthousiasme attendu chez la droite nationaliste du PQ qui pourrait bien se sentir plus à l'aise avec les valeurs familiales de l'ADQ, surtout dans la grande région de Québec où ces idées sont déjà défendues avec succès chez les André Arthur et compagnie, il pourrait donc advenir qu'un important segment de vote non cristallisé dans les deux autres partis se déplace chez les adéquistes. Mario Dumont a donc avantage à bien circonscrire sa niche. Cette fois-ci, les enjeux seront clairs, il n'y aucune chance que l'ADQ forme un gouvernement, il constitue donc l'échappatoire idéal pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec Charest ou Boisclair et qui veulent faire entendre leur dissidence des deux principaux partis sans que cela ait pour conséquence l'élection d'un gouvernement de l'ADQ : ce qu'on appelle au Québec le vote de contestation. Pour cette raison , l'ADQ est peut-être plus dangereuse qu'elle ne l'a jamais été en raison du caractère imprévisible d'une partie de l'électorat québécois. Il faut donc se méfier de lui lorsqu'il dit qu'il aura plus de mordant au cours des prochains mois. Il risque de ravir des électeurs frustrés dans la cagnote des deux autres partis et pourrait rééditer l'exploit de son nouveau maître à penser, Réal Caouette, en s'emparant de la balance du pouvoir lors des prochaines élections québécoises.

    Louis Lapointe
    Brossard
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 mars 2007 04 h 38
    Bravo M. Lapointe
    Cher Monsieur,
    Il semble que vous connaissiez bien les gens de Québec. Vous aviez vu juste, en effet, au sujet de la montée en popularité de l'ADQ. Mais la popularité de M. Dumont dépasse maintenant la région de Québec. Le phénomène me parait un peu plus profond que celui que vous avez détecté à Québec.
    Puisque vous croyez sans doute encore qu'il est possible que l'ADQ détienne la balance du pouvoir après le 26 mars, j'aimerais bien connaître votre prédiction sur quel Parti détiendra le pouvoir et où aura-t-il trouvé ses principaux appuis.

    Merci

    Georges Paquet
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  • Louis Lapointe - Abonné
    4 mars 2007 08 h 00
    Réponse à M.Paquet
    Bonjour M.Paquet,

    J'ai écrit un roman durant l'été de 2005 dont le titre provisoire est Bâtonnier. C'est l'histoire d'un avocat d'un grand cabinet de Montréal qui veut devenir Bâtonnier et juge à la Cour Supérieure et qui cache depuis des années sa ferveur indépendantiste pour ne pas briser sa carrière.

    Dans ce livre, il y a des élections et la droite nationaliste gagne 25 comtés dans le Centre élargi du Québec, là où historiquement l'Union Nationale et les Créditistes ont connu du succès... mais c'est un roman!

    Louis Lapointe
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    4 mars 2007 12 h 53
    Enfin
    Il était temps M. Descôteaux que vous vous rendiez compte
    de la complaisance dont vous,les journalistes, avez fait preuve envers ce parti. De plus n'avez-vous donc pas appris de M. Harper, qui a donné ses petits bonbons insignifiants à l'électorat électoraliste pour ensuite nous affliger de ses idées de droite une fois au pouvoir. Le même fond de toile se dessine avec cette idée omniprésente dans le discours pipolisant, pour ne pas dire démagogique, que tout ce qui est état est méprisable et gaspilleur.
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  • André Loiseau - Abonné
    4 mars 2007 13 h 07
    Dumont, premier ministre malgré lui
    Ce sera presqu'à son insu que Mario deviendra premier ministre minoritaire pour notre grand malheur.
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