Lettres: Les amis
Sophie Breton - Québec, le 1er mars 2007
3 mars 2007
Au cours de patinage, à la garderie, à la petite école, les enfants se font couramment appeler «les amis» par les personnes responsables.
«Venez les amis», «Tenez! C'est pour tous les amis». Le vocable «ami» en est venu à représenter la quantité, le groupe, l'ensemble et non plus une relation d'intimité avec une personne chère. À trop démocratiser, il me semble qu'on en soit arrivé à une banalisation du concept de l'amitié. Les enfants sont des enfants et les appeler par ce terme ne leur cause aucun préjudice ni sentiment d'infériorité. C'est dommage que cette généralisation abusive soit maintenant passée dans le langage courant. Comme l'a mentionné Confucius: «Quand les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.» De choisir ses amis, au lieu de se les faire imposer par une personne au statut d'autorité. Soyez prudent! L'amitié vaut plus qu'un terme politiquement correct pour enfants!
«Venez les amis», «Tenez! C'est pour tous les amis». Le vocable «ami» en est venu à représenter la quantité, le groupe, l'ensemble et non plus une relation d'intimité avec une personne chère. À trop démocratiser, il me semble qu'on en soit arrivé à une banalisation du concept de l'amitié. Les enfants sont des enfants et les appeler par ce terme ne leur cause aucun préjudice ni sentiment d'infériorité. C'est dommage que cette généralisation abusive soit maintenant passée dans le langage courant. Comme l'a mentionné Confucius: «Quand les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.» De choisir ses amis, au lieu de se les faire imposer par une personne au statut d'autorité. Soyez prudent! L'amitié vaut plus qu'un terme politiquement correct pour enfants!
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