L'Irak fait durer le suspense
Une commission du Parlement recommande le rejet de la résolution de l'ONU
12 novembre 2002
Bagdad — Le Parlement irakien s'oriente aujourd'hui vers un rejet de la résolution de l'ONU sur le désarmement de l'Irak, après avoir reçu hier une recommandation en ce sens de sa commission des Affaires étrangères, qui a toutefois prié le président Saddam Hussein de prendre l'action qu'il jugera «opportune».
La recommandation de la commission des Affaires étrangères du parlement irakien a causé la surprise, notamment au Proche-Orient où dimanche les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe avaient appelé Bagdad à coopérer avec les inspecteurs de l'ONU.
Ils avaient entendu le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri et estimé que Saddam Hussein accepterait probablement de rouvrir son pays aux inspecteurs de l'ONU.
La prise de position de la commission, a immédiatement entraîné une forte progression des cours du brut sur les marchés pétroliers, inquiets d'un risque accru de guerre.
Peu avant que la commission irakienne ne se prononce, le président américain George W. Bush avait réitéré les menaces d'une intervention militaire. Le New York Times avait révélé ce week-end l'existence d'un plan d'attaque qui devrait mobiliser 250 000 soldats.
«Si une action militaire devient nécessaire pour assurer notre sécurité, j'engagerai tout la puissance des États-Unis et nous l'emporterons», a affirmé M. Bush, lors de cérémonies du Souvenir pour les anciens combattants.
Il a ajouté que Washington n'entendait pas faire preuve de patience avec le régime irakien, dont le désarmement est une «tâche urgente pour l'Amérique et pour le monde».
La résolution sur l'Irak n'est pas un artifice pour rendre une attaque plus probable, mais une menace est nécessaire pour amener Bagdad à s'y plier, a souligné hier Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité nationale de M. Bush. «Nous devons en quelque sorte maintenir un pistolet pointé vers la tête du régime irakien parce que c'est la seule façon d'arriver à le faire coopérer», a-t-elle dit.
Les 250 membres du Parlement irakien voteront aujourd'hui, après avoir reçu la recommandation de la commission, a dit hier à l'AFP le président de cette commission, Salem Al-Kobaissi. «De ce que j'ai entendu aujourd'hui, il y a un fort soutien [au sein de la Chambre] en faveur de cette recommandation», a-t-il dit.
Le président du parlement, Saadoun Hammadi, a accusé «les États-Unis d'avoir une nouvelle fois adopté une politique de force à l'égard des autres pays». «L'administration [américaine] a exercé des pressions [sur la communauté internationale] et procédé à des manoeuvres pour faire adopter une telle résolution dépourvue du minimum de justice, d'objectivité et d'équilibre», a-t-il affirmé.
Selon lui, la nouvelle résolution «est de mauvaise foi [car] elle ignore tout ce qui a été fait [dans le domaine du désarmement] au cours de la précédente période de près de huit ans et nous ramène à la case départ».
Mais selon un diplomate occidental en poste à Bagdad, l'Irak devrait cautionner la résolution 1441: «Tous les amis de l'Irak qui se sont opposés au projet de résolution américain initial prévoyant le recours à la force ont recommandé à Bagdad de coopérer avec le Conseil de sécurité pour soustraire à Washington tout alibi de lancer une action militaire.»
L'Arabie Saoudite a d'ailleurs appelé hier soir l'Irak à se conformer à la résolution, «pour éloigner le spectre d'une guerre et mettre fin à la tension dans laquelle vit la région» du Golfe, lors d'une réunion hebdomadaire du cabinet saoudien.
L'Irak est tenu de se prononcer d'ici au 15 novembre sur la 1441 qui durcit le régime d'inspection des armements irakiens et donne à Bagdad «une dernière chance» pour désarmer avant une éventuelle intervention militaire.
En cas d'intervention, Washington devra se passer d'une participation de Berlin. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a réaffirmé hier à Madrid que son pays ne participerait pas à une guerre contre l'Irak.
Les pays de la Ligue arabe ont demandé dimanche aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) de garantir que la 1441 ne constituait pas un prétexte pour déclarer la guerre à l'Irak.
Le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, a déclaré hier qu'il demanderait au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, d'inclure des Arabes dans les équipes d'experts chargés du désarmement irakien.
«Le fait d'avoir des observateurs ou des inspecteurs arabes augmenterait la crédibilité des inspections», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il pensait que l'Irak allait «coopérer positivement».
Le directeur adjoint de la CIA, les services secrets américains, John McLaughlin, est arrivé hier en Turquie où il doit discuter du dossier irakien et de la lutte contre le terrorisme, a rapporté l'agence Anatolie.
La recommandation de la commission des Affaires étrangères du parlement irakien a causé la surprise, notamment au Proche-Orient où dimanche les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe avaient appelé Bagdad à coopérer avec les inspecteurs de l'ONU.
Ils avaient entendu le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri et estimé que Saddam Hussein accepterait probablement de rouvrir son pays aux inspecteurs de l'ONU.
La prise de position de la commission, a immédiatement entraîné une forte progression des cours du brut sur les marchés pétroliers, inquiets d'un risque accru de guerre.
Peu avant que la commission irakienne ne se prononce, le président américain George W. Bush avait réitéré les menaces d'une intervention militaire. Le New York Times avait révélé ce week-end l'existence d'un plan d'attaque qui devrait mobiliser 250 000 soldats.
«Si une action militaire devient nécessaire pour assurer notre sécurité, j'engagerai tout la puissance des États-Unis et nous l'emporterons», a affirmé M. Bush, lors de cérémonies du Souvenir pour les anciens combattants.
Il a ajouté que Washington n'entendait pas faire preuve de patience avec le régime irakien, dont le désarmement est une «tâche urgente pour l'Amérique et pour le monde».
La résolution sur l'Irak n'est pas un artifice pour rendre une attaque plus probable, mais une menace est nécessaire pour amener Bagdad à s'y plier, a souligné hier Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité nationale de M. Bush. «Nous devons en quelque sorte maintenir un pistolet pointé vers la tête du régime irakien parce que c'est la seule façon d'arriver à le faire coopérer», a-t-elle dit.
Les 250 membres du Parlement irakien voteront aujourd'hui, après avoir reçu la recommandation de la commission, a dit hier à l'AFP le président de cette commission, Salem Al-Kobaissi. «De ce que j'ai entendu aujourd'hui, il y a un fort soutien [au sein de la Chambre] en faveur de cette recommandation», a-t-il dit.
Le président du parlement, Saadoun Hammadi, a accusé «les États-Unis d'avoir une nouvelle fois adopté une politique de force à l'égard des autres pays». «L'administration [américaine] a exercé des pressions [sur la communauté internationale] et procédé à des manoeuvres pour faire adopter une telle résolution dépourvue du minimum de justice, d'objectivité et d'équilibre», a-t-il affirmé.
Selon lui, la nouvelle résolution «est de mauvaise foi [car] elle ignore tout ce qui a été fait [dans le domaine du désarmement] au cours de la précédente période de près de huit ans et nous ramène à la case départ».
Mais selon un diplomate occidental en poste à Bagdad, l'Irak devrait cautionner la résolution 1441: «Tous les amis de l'Irak qui se sont opposés au projet de résolution américain initial prévoyant le recours à la force ont recommandé à Bagdad de coopérer avec le Conseil de sécurité pour soustraire à Washington tout alibi de lancer une action militaire.»
L'Arabie Saoudite a d'ailleurs appelé hier soir l'Irak à se conformer à la résolution, «pour éloigner le spectre d'une guerre et mettre fin à la tension dans laquelle vit la région» du Golfe, lors d'une réunion hebdomadaire du cabinet saoudien.
L'Irak est tenu de se prononcer d'ici au 15 novembre sur la 1441 qui durcit le régime d'inspection des armements irakiens et donne à Bagdad «une dernière chance» pour désarmer avant une éventuelle intervention militaire.
En cas d'intervention, Washington devra se passer d'une participation de Berlin. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a réaffirmé hier à Madrid que son pays ne participerait pas à une guerre contre l'Irak.
Les pays de la Ligue arabe ont demandé dimanche aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) de garantir que la 1441 ne constituait pas un prétexte pour déclarer la guerre à l'Irak.
Le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, a déclaré hier qu'il demanderait au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, d'inclure des Arabes dans les équipes d'experts chargés du désarmement irakien.
«Le fait d'avoir des observateurs ou des inspecteurs arabes augmenterait la crédibilité des inspections», a-t-il déclaré, ajoutant qu'il pensait que l'Irak allait «coopérer positivement».
Le directeur adjoint de la CIA, les services secrets américains, John McLaughlin, est arrivé hier en Turquie où il doit discuter du dossier irakien et de la lutte contre le terrorisme, a rapporté l'agence Anatolie.
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