dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

La langue électorale

Denise Bombardier   17 février 2007 
On pourrait mettre en exergue de cette chronique cette phrase immense d'Albert Camus: «C'est ajouter au malheur du monde que de mal nommer les choses.» Dommage que Pierre Arcand, candidat-vedette du Parti libéral, n'ait trouvé personne pour lui souffler le texte de l'écrivain. Il se serait abstenu d'associer le chef de l'ADQ à Jean-Marie Le Pen, celui-là même qui assura un jour que les camps nazis furent un détail de l'histoire du XXe siècle, celui-là même qui fermerait les frontières de la France aux immigrants et celui-là même qui croit à la supériorité des Maurice sur les Mohammed. Mais cette attaque contre le menaçant Mario Dumont, celui qui risque aujourd'hui de perturber l'enjeu électoral, devrait rendre prudents tous ses adversaires pendant la campagne qui sera annoncée d'ici peu.

Si la rectitude politique n'avait pas enfermé dans le silence l'élite qui se dit progressiste et une partie des intellectuels devant les compromissions douteuses dont ont bénéficié certains extrémistes religieux, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui. C'est l'accumulation de décisions aussi douteuses que délirantes qui a exacerbé une opinion publique portée plutôt à la tolérance et au pragmatisme. De même qu'il doit y avoir apparence de justice pour qu'existe la justice, de même faut-il que les accommodements raisonnables apparaissent, à leur face même, raisonnables. D'où le malaise, ce sentiment d'inconfort social qui, évidemment, peut en s'accentuant mener à pire. Mario Dumont, enraciné dans son terroir, sans complexe par rapport au dandysme urbain, sans états d'âme pour surfer sur l'inquiétude populaire, a apparemment réussi à incarner, selon les sondages, ce peuple majoritaire qui se considère bousculé. Vieille habitude, le surf, chez M. Dumont, qui s'est un jour porté à la défense de Jeff Fillion, le populiste populaire de cette ville de Québec, laquelle revendique sa distinction avec plus d'efficacité de nos jours que l'État québécois dans son entier.

Bien téméraires seront les candidats des autres partis qui attaqueront Mario Dumont sans y mettre la manière. Il faudra éviter de plaquer sur lui toutes les épithètes peu flatteuses dont on a affublé les gens d'Hérouxville si on ne veut pas risquer de blesser le peuple au nom duquel il assure parler. Les armes qu'il faudra fourbir sont celles de la raison, de la prudence et de la responsabilité. Cela fait peut-être de piètres manchettes dans les médias, convenons-en, mais cela évite de transformer la campagne électorale en caisse de résonance de toutes les outrances et de tous les préjugés.

C'est bien connu, les Québécois manient la langue avec vigueur, et s'ils n'aiment pas être bousculés eux-mêmes, ils ne se privent pas pour bousculer cette langue. Il faut espérer que les candidats, tous partis confondus, s'exprimeront avec la rigueur qu'exigent non seulement les règles qui régissent le français mais aussi celle qui rendra honorable cette campagne. Par exemple, M. Dumont devra cesser d'user de qualificatifs inacceptables pour désigner la fonction de premier ministre. Il a déclaré jeudi que Jean Charest était un «petit» premier ministre, voulant sans doute entendre par là que celui-ci n'est pas à la hauteur de la fonction. «Y a rien là», diront certains. Eh bien oui. Les institutions et certaines fonctions qui leur sont indissociables doivent être respectées si on veut vivre dans la décence sociale. Il n'existe ni de «petit» premier ministre, ni de «petit» chef de l'opposition, ni de «petit» juge en chef. N'existent que des gens qui ne sont pas toujours compétents ou dignes des fonctions à caractère hautement symbolique qu'ils occupent de façon circonstancielle. Prions le ciel que les candidats s'abstiennent aussi de s'exprimer comme des personnages qu'on retrouve dans plusieurs téléromans ou miniséries du cru. Espérons aussi qu'ils tempèrent leurs attaques. Qu'ils laissent au vestiaire les expressions qui «frappent dans le dash», pour citer le coloré et néanmoins démolisseur de la langue française que fut Jean Chrétien.

Est-ce trop demander à ceux qui souhaitent nous représenter de ne pas se répandre sur les tribunes qu'on leur accordera, le couteau entre les dents et l'insulte à la bouche? Est-ce trop exiger de s'attendre à ce que nos futurs élus choisissent judicieusement leur vocabulaire et pèsent bien leurs mots? Est-ce irréaliste de penser qu'en dépit du combat des chefs, ceux-ci policent leur langue et bannissent les qualificatifs comme «fasciste», «xénophobe», «traître», «raciste», «vendu», si chers à certains? En campagne électorale, la plus grande faiblesse est de finir par haïr l'adversaire plutôt que de mettre en pièces ses arguments. Sait-on encore discuter dans ce pays? De plus, comment ne pas s'interroger sur l'influence des si populaires émissions de gueulards et autres iconoclastes verbeux qui usent des mots comme d'oeufs pourris contre des candidats peu scrupuleux pour qui tous les moyens seront bons pour rejoindre l'électorat? À force d'entendre les uns et les autres s'envoyer c... dans les médias, certains candidats se sentiront-ils autorisés à faire de même afin de ne pas dépayser ce «monde ordinaire» si cher à leurs yeux au moment de glisser leur bulletin de vote dans l'urne?

denbombardier@vidéotron.ca
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Laurette Drouin - Abonnée
    17 février 2007 00 h 30
    Faut-il s'en tenir à la langue de bois lorsqu'il s'agit de réagir aux articles des journalistes ?
    Nous sommes invités en tant que lecteurs à réagir à un fait d'actualité.Bien que ne possédant pas toute la maîtrise voulue pour me concevoir moi-même comme journaliste, je décide de donner mon opinion dans une lettre aux lecteurs. Dimanche dernier, je me mets donc à la tâche et je rédige un premier texte que je présente à trois personnes que je connais et qui sont réputées pour porter un jugement approprié sur ce texte. Ce texte évidemment prenait une allure québécoise à la fois vigoureuse et ironique pour dénoncer certains provilèges octroyés à des minorités culturelles. Mais rien de blessant n'en ressortait.

    En général, lorsqu'on écrit, on s'attend à se faire lire et je trouve chanceuses les personnes qui, dans les jours qui ont suivies, furent éditées sur un thème semblable.

    Bref, sans qu'on sache les motifs d'une telle exclusion, la lettre prend le chemin de la poubelle. Peut-être touchait-elle à des aspects qu'il faut à tout prix exclure pour des motifs obscurs ? Je ne le saurai jamais .
    Bienheureuse êtes-vous, chère madame Bombardier, de pouvoir exprimer librement une opinion qui pourra sembler outrée lorsqu'elle provient d'un simple lecteur. Serait-ce que comme le curé du haut de sa chaire, le journaliste ayant sa tribune, peut dire ce qu'il lui plaît de dire mais non le lecteur paroissien ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • roger montreal - Abonné
    17 février 2007 00 h 46
    LANGUE ÉLECTORALGUE
    Comment pouvez vous indignez ce matin des propos de M. DUMONT envers le premier ministre. Lui de toujours, se ri des autres en leurs disant qu il sont immatures et d autres épithètes et les ministres qui font de même. Le vice premier ministre/DUPUIS/ qui a fait un fou de lui,
    a traité /a la T V /M. DRAINVILLE DE TOUS LES MOTS.
    M ARCAND s avait se qu il faisait et connaissait la porté de ses mots / peut être en service commandé/, l exemple vient de haut. OUI M. CHAREST EST UN PETIT PREMIER MINISTRE
    tous les sondages le disent a 70 %, c est lui qui se positionne comme ça , car lui est immature, il se voit dans les autres
    IL n a jamais et n aura jamais un statu d homme d état
    ROGER DION MONTREAL rogerdion@hotmail.com
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Allard - Inscrit
    17 février 2007 02 h 08
    Gros mots et idées creuses
    Je ne pense pas, pour ma part, que Dumont ressemble a Le Pen. Si Arcand le pense, toutefois, je ne vois rien de mal à ce qu'il nous le dise. Que chacun les compare selon ses critères et en tire sa conclusion, avec une certaine rigueur et non en limitant l'examen à quelques citations.

    Je déplore cette tendance à tant s'indigner que les choses soient dites et de la façon dont elle le sont, qu'on en néglige de vérifier si ce qui a été dit est, ou n'est pas VRAI. C'est une contribution qui ne me semble pas négligeable à l'insignifiance du discours politique.

    Un commentateur du réseau FOX, a récemment fait un plat, parce que le candidat Obama avait accusé Bush d'avoir "gaspillé" (wasted) la vie de 3 000 soldats américains en Iraq. On a discuté du choix des mots d'Obama... et totalement laissé de côté la réalité des 3 000 morts, comme la responsabilité de Bush. Dommage.

    Pierre JC Allard
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Léandre Nadeau - Abonné
    17 février 2007 02 h 11
    Totalement dégoûté du prêchi-prêcha pharisien de Denise Bombardier
    Excusez-moi,mais je suis totalement dégoûté du prêchi-prêcha pharisien de Denise Bombardier. Elle me fait penser à nos curés qui montaient en chaire quand j'étais petit et qui nous parlait de charité humaine durant quelques minutes pour ensuite nous lancer leurs accusations, leur mépris et leurs frustrations en plein visage. Parfois, on pouvait même reconnaître les personnes qu'ils châtiaient et haĩssaient...

    Denise Bombardier n'a aucune crédibilité quand elle demande aux politiciens de se respecter et de se comporter en gens civilisés entre eux, car elle déverse régulièrement son fiel sur ceux qu'elle déteste ou qu'elle méprise...Regarder-la aller à TVA, vous comprendrez, mais elle le fait à la manière des pharisiens, à petites doses et de façon insidieuse. Excusez-moi, mais ça déborde...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvie Provost - Inscrite
    17 février 2007 06 h 33
    On dirait de grands enfants...
    Je suis très déçue de la culture politique. Pour obtenir plus de votes, les politiciens croient qu'il leur faut détruire leur adversaire. J'aimerais mieux qu'ils m'expliquent, sans fausse promesse, leur programme. J'aimerais savoir qui ils sont plutôt que de les entendre clamer "mon père est plus fort que le tien!"
    Il devrait y avoir un code d'éthique régissant le comportement de nos politiciens, pas seulement pour les empêcher de frauder, mais pour les empêcher de se montrer puérils. Où sont passées les valeurs telles que la droiture, l'honnêteté, le dévouement? Je suis toujours déçue, à chaque campagne électorale, par l'intérêt de ceux qui se présentent. C'est bien fini le temps (y en a-t-il déjà eu un?) où les gens se présentaient en politique pour changer les choses... Maintenant, ils se présentent en politique pour leurs propres intérêts, pour aider leurs petits amis... Bien sûr, je vais aller voter. C'est mon devoir. Mais je ne voterai certainement pas pour un parti qui me fait payer toujours plus d'impôts et de taxes pour engraisser une classe déjà privilégiée. Tiens! Je vais voter Parti Vert... J'espère qu'il y aura un candidat dans ma circonscription.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Georges Paquet - Abonné
    17 février 2007 06 h 33
    D'autres nous accommodent-ils ?
    Parlant d'accommodements raisonnables, ne pourrait-on pas poursuivre la réflexion sur la belle phrase d'Albert Camus que cite Denise Bombardier, et soutenir que c'est ajouter au malheur du monde que ne pas inviter nos concitoyens à regarder plus loin que devant leur porte?

    Bien sûr, les membres de chaque société, et même de chaque ville, le moindrement homogène, sont conscients des accommodements qu'impose l'inévitable évolution vers la diversité culturelle et vers la diversité ethnique. Mais on peut et on doit rappeler que d'autres se prêtent également à des accommodements à notre égard.

    Ainsi, ce n'est pas indécent, je crois, de laisser voir que le budget fédéral contient une dépense au titre des versements de soutien aux partis politiques qui comptent des députés à la Chambre des communes. Or le Bloc québécois, qui ne compte que des députés venant du Québec, reçoit ce soutien financier au même prorata que les autres formations politiques. Cette subvention est versée au Parti, pas à chaque député, pour l'aider à proposer sa plateforme aux électeurs.

    Bien sûr les Québécois paient largement leur part dans le budget fédéral, mais les autres canadiens aussi. Or, sauf accident, il n'y a pas d'autre parti qui ait une telle définition territoriale. Ceci n'était pas prévu, mais la loi et l'équité obligent à cet accommodement bien raisonnable.

    Ne pourrait-on pas dire que les accommodements forment l'huile qui entretien le bon fonctionnement de la mécanique sociale?

    Georges Paquet

    georgespaquet@sympatico.ca
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yolande Coderre - Inscrite
    17 février 2007 07 h 33
    La langue électorale
    Chére Denise Bonbardier,
    Après avoir lu votre texte,je pense que vous rêvez en couleur!
    Les élections ne sont que des insultes et des mensonges...
    Des promesses, du bonbon quoi! Pourtant Noël est passé... Et les électeurs se font prendrent à tout coup...Réveillez-vous pour une fois!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jacques noel - Inscrit
    17 février 2007 08 h 12
    Le Pen et le point de détail
    Désolé Madame B mais Le Pen n'a jamais dit que les "camps nazis furent un détail de l'histoire du XXe siècle" Il a dit: «Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu, moi-même, en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale.» (Grand Jury RTL-Le Monde, 13/09/1987)

    Pour une femme qui a un doctorat et plusieurs décennies de journalisme, on s'attendrait à plus de sérieux surtout lorsqu'on parle d'un sujet aussi...sérieux!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-François Couture - Inscrit
    17 février 2007 08 h 25
    Appeler un chat un chat !
    Attention : la verve partisane est balisée par la loi. Il est, par exemple, tout à fait légal de traiter de «traîtres à la nation» les fédéralistes.

    Le droit d'utiliser cette notion a été légalement acquise grâce au jugement de la Cour d'appel du Québec dans l'affaire Hervieux-Payette.

    Cette grande leçon de droit civil aura pris 20 ans à se conclure et constitue un chapitre important de l'histoire judiciaire du Québec.
    L'essai sur la liberté de parole, en matière politique, de François Gendron : "L'AFFAIRE DES TRAÎTRES" raconte cette saga et devrait être une lecture requise de tous citoyens qui s'intéressent au débat public.

    Je veux bien que le respect trouve sa place dans le langage politique. Malheureusement, le respect ça se gagne et ce n'est pas une vision de l'esprit de constater que le pouvoir méprise ouvertement la volonté du peuple qu'il est supposé représenter.

    Alors d'exiger le respect de nos institutions au nom d'une représentation idéalisé des fonctions engendrées par ce qui nous reste de démocratie découle d'un angélisme avilissant.

    Pourquoi respecter Bush et son équipée de sociopathes qui se torchent avec la constitution de leur pays et nous mène à l'armagedon promis par leur religion dégénérée ?

    Pourquoi respecter Harper qui s'aligne aveuglément derrière ces mêmes retords et devient, illico par association, coupable de crimes contre l'humanité ?

    Je vous rappelle cette perle d'un de ses proches...

    "Il fut un temps -il y a 6,000 ans- où les humains vivaient en paix avec les dinosaures." - Stockwell Day

    Ce guignol est en charge de notre sécurité nationale !

    L'obscurantisme scientifique doit faire partie de la liberté de religion et protégé par la charte. Un accommodement "raisonnable" à la science et Darwinisme ?

    Pourquoi faudrait-il respecter ce taré de la calotte ?

    Pourquoi aussi respecter Charest qui nous prouve constamment qu'il n'est qu'un mercenaire politique, un autre naufrageur de la nation et une potiche du pouvoir économique qui l'a installé sur le trône québécois.

    Et oui, le peuple est inféodé. Surpris ? C'est ça le problème !

    Pourquoi respecter nos élites intellectuelles qui se refusent de questionner les prémices mêmes de la déchéance du 4ième pouvoir ?

    Pourtant il devrait être évident pour quiconque possède encore quelques neurones qui pétaradent que l'assaut nihiliste et débilitant en cours de la part de Mindfuck Inc. est institutionalisé par la déreglementation néo-con-libérale qui nous a donné le fait intenable que 97.5% des médias écrits québécois furent octroyés à Québécor et Gesca.

    "La mécanique médiatique représente un des principaux moteurs de l'industrie du consentement...Le traitement journalistique fait mine de constater ce qu'il contribue largement à mettre en scène. " -A.Rindel

    De pointer les empires médiatiques comme de simples mercenaires du pouvoir économique est devenu, il me semble, un plancher pour quiconque s'intéresse encore à l'exercice démocratique.

    C'est le fait que plus personne n'ose nous le rappeler qui est plus que symptomatique.

    Faut dire que la gente culturelle, via les récents chantages et poursuites de Québécor dans le dossier de la télé, vient de sentir souffler dans son cou l'ignoble haleine de la définition du fascisme tel que proposée par Mussolini...

    "Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu'il s'agit en fait de l'intégration des pouvoirs de l'état et des pouvoirs du marché." - Benito Mussolini

    On privatise bien la guerre et les gouvernements et Monsanto la vie, alors la culture, ya rien la !

    Libre, nous le sommes de toute la longueur de notre chaîne.

    L'existence des listes noires de Rabinovitch, Péladeau et Desmarais est un secret de polichinelle.

    Parce que ces trois listes ne peuvent que se recouper à un certain niveau de la hiérarchie du pouvoir ; les journalistes, artistes et artisans de l'industrie culturelle sont désormais pris en otage et réduit au silence sinon à l'insignifiance et au dirigisme de l'information comme de la création.

    Tous les hommes ont leur prix nous assure-t-on...

    Quel est celui de l'âme d'un peuple ?

    Les puissants se servent des institutions mêmes qui établissent la liberté de principe pour faire régner l'inégalité de fait dans le cadre de la loi. - Jean Jaurès
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Zach Gebello - Inscrit
    17 février 2007 09 h 39
    Blesser qui?
    "Il faudra éviter de plaquer sur lui toutes les épithètes peu flatteuses dont on a affublé les gens d'Hérouxville si on ne veut pas risquer de blesser le peuple au nom duquel il assure parler." (Denise Bombardier)

    Admettre qu'il peut être blessé, c'est déjà çà. Qui sait, peut-être arriverez-vous un jour à dire son nom.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • emeri - Abonné
    17 février 2007 14 h 45
    Petite Mme B. il y a bien de petit PM
    Mme B., bien sûr il y a eu de grands premiers ministres. Pas beaucoup, tout de même mais deux ou trois certainement.
    Et s'il y en à des grands, il en eu des petits, très petits.
    Et celui que vous défendez comme s'il était la prunelle de
    vos yeux est bien un petit premier ministre. Et ça n'a rien à voir avec la fonction. C'est l'oeuvre de l'homme qui est petite. Et j'ai nommé, Jean Charest.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Rheault - Inscrit
    17 février 2007 15 h 15
    Bonne campagne!!!
    Madame Bombardier, j'adule votre angélisme et consacre votre bienséance à " l'eau bénite" ! J'admire également la naïveté qui entretiend chez vous, la conviction que nos "politiques" puissent avoir de la classe, surtout en campagne électorale.

    Pour vous aider à traverser ces longs et pénibles moments et vous permettre de bien suivre le savant argumentaire des partis en cause, voici un petit truc facile d'application:
    COMPRENEZ TOUJOURS LE CONTRAIRE DE CE QUE VOUS ENTENDREZ !!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • - Abonné
    17 février 2007 15 h 48
    Policent leur langue.....
    C'est beaucoup attendre de certains de nos politiciens quand le ler ministre lui-même, dans un moment de frustration, qualifie une de ses collègues de ¨maudite chienne¨
    C'est dans une occasion comme celle-là qu'on connaît vraiment le personnage...ce qu'il pense vraiment...
    Une femme ça se tolère facilement en arrière, à côté, en dessous mais jamais en avant...surtout pas quand ça nous affronte...n'est-ce pas...?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gabriel Bernard - Inscrit
    18 février 2007 09 h 30
    Finesse et l'usage des finesses
    Finesse et l'usage des finesses

    Certains de nos politiciens, -(mais ou loge donc maintenant le Polilique, cette personne respectable qui doit s'appliquer à la connaissance des affaires publiques du gouvernement?)- à défaut de faire usage de la finesse de l'esprit s'amusent à faire des finesses langagières de goût fort douteux.

    Puisque,tant madame Bombardier signataire de l'article intitulé *La langue électorale* paru dans l'édition du 17 février du journal Le Devoir, que nombre de personnes réagissant a cet article y sont allées de leurs doctes citations, voici la mienne empruntée de ce cher La Rochefoucauld, ce rescapé désabusé de la politique de son temps qui s'adonnait à la confection de maximes :

    -*La finesse n'est qu'une pauvre habilité. Rien n'est si dangereux que l'usage des finesses, que tant de gens d'esprit emploient communément. Les plus habiles affectent de les éviter toute leur vie, pour s'en servir dans quelque grande occasion, et pour quelque grand intérêt. Comme elles sont l'effet d'un petit esprit, il arrive quasi toujours que celui qui s'en sert pour se couvrir en un endroit, se découvre en un autre *-
    Gabriel Bernard
    Outremont
    gbern@videotron.ca
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • henri gabrysz - Inscrit
    18 février 2007 22 h 50
    ségolène,
    Didier Jacob s'est un peu trompé... vous n'êtes pas la Angot québécoise... mais plutôt la Ségolène Royal

    en effet, la démocratie participative, c'est bien de cela que vous parlez?

    le droit de jeter dehors un élu?!!!

    personne n'a encore pourtant le droit de congédier un journaliste, hum hum mm mm mm

    moi, je vous aime bien trop
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012