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Sage réponse

Josée Boileau   9 février 2007 
On pourra prétendre que Jean Charest a bien tardé avant de prendre à bras-le-corps le dossier des accommodements raisonnables. Mais sa prudence a porté de beaux fruits. L'annonce hier de la création d'une commission spéciale d'étude sur les accommodements est une sage réponse à un débat qui ne doit plus déraper.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 05h31
    Vous avez du courage
    Bravo Madame Boileau,
    Vous faites preuve d'une précision dans l'écriture et d'un courage, denrée très rare aujourd'hui, qui vous honore. Le Devoir nous démontre qu'il est toujours un grand quotidien indépendant. Vos paragraphes sur la prestation de Bernard Drainville résument, en peu de mots, ce que tout observateur impartial a ressenti. M. Drainville nous prend pour des "matelats", et son chef "s'en fout". Mais plusieurs autres journalistes, y compris Bernard Derome, n'ont pas osé insister pour faire comme leur camarade faisait à La part des choses, et soutirer l'affirmation que le nouveau candidat a sauté comme l'éclair sur une circonscription gagnante, alors que quelques jours auparavant, selon ses dires, il n'était pas intéressé à se lancer en politique, parce que la première offre ne remplissait pas les "conditions gagnantes". Peut-être aussi cette circonscription était-elle trop loin de Montréal? Ce sont des choses qui se disent. Mais dans les deux cas, il ne faut pas être "grand clerc" pour croire que toute personne bien constituée aurait gardé à l'esprit qu'une autre offre plus alléchante devrait bien survenir un jour, si au PQ on tient vraiment à recruter ce candidat vedette. De plus, il faut s'étonner qu'aucun journaliste, ni Bernard Derome, n'ait songé à demander à M. Drainville comment il se fait qu'il ait donné à M. Boisclair la réponse à la question que lui avait posée M. Parizeau. Était-on déjà copain-copain?

    Georges Paquet

    georgespaquet@sympatico.ca

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 09h56
    Une prudence qui est un calcul politique
    Remettre à demain ce dont on aurait du s'acquitter hier est pour moi un autre défilement politique.

    Des deux clientèles visées, les émigrants qui sont des votes assurées pour le parti et les populations rurales des villages qui se vident qui sont beaucoup moins certain, il fallait se donner une occasion de ne pas répondre à ces questions bien trop terre à terre pour un politicien en campagne.

    Malheureusement une commission avec rapport dans un an est trop peu vraiment trop tard pour ces gens qu'on a souvent mal ou pas informé sur les atouts de l'émigration. Il est primordial aussi, qu'on informe convenablement les émigrants sur les traditions et façon de vivre de notre Québec. Je me rappel mon émigration en 1970 ou si je n'avais pas pris mes renseignements personnels avant de prendre ma décision j'aurais été vraiment déçu et aigri d'avoir cru ce qu'on m'a dit à l'ambassade.

    De mon temps le seul lien direct était radio canada onde courte, alors que maintenant avec l'Internet il y a mille façon de comprendre d'avance ou on vas émigrer.

    Mais c'est sur que la charte des droits et libertés est attirante pour des gens qui ne peuvent même pas discuter entre eux dans la rue de la politique intérieur sans risquer de se faire arrêter ( Tunisie, Algérie pour ne citer que ceux là)

  • roger montreal
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 14h22
    JUGER LES AUTRES SANS SE REGARDER
    Je pensais m etre trompé de journal// LA PRESSE avec l éditorial de M. PRATTE / ce matin non c est bien le DEVOIR avec Mne.BOILEAU je m excuse. Avant de parler des autres je crois vous devriez relire votre éditorial. Il est bon de regarder la poutre dans notre oeil avant de juger les autres. Que vous soyez libéral vous avez le droit mais juger les autres d etre partisans un instant.
    ROGER DION MONTREAL rogerdion@hotmail.com

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 16h28
    Angélisme ou parti pris ?
    « M. Charest dépolitise une question qui doit demeurer un enjeu social plutôt que partisan », dites-vous. Dois-je demeuré bouche bée devant une si bel angélisme ou me demander si vous auriez fait le même sort à Drainville s'il avait sauté chez les libéraux ?
    Le Devoir n'est pas souverainiste. Il est souverainement juste milieu, suivant en cela les traces de celui qui laissait guider son jugement par « la main de Dieu », Claude Ryan.
    Dommage !

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 9 février 2007 22h28
    Dernière mascarade
    Selon madame Boileau monsieur Drainville a tenu une mascarade avec André Boisclair. Pas grave, c'est la règle à Radio-Canada, convergence oblige, il faut toujours escamoter les questions essentielles relatives à la nation. Monsieur Drainville parlera donc nation, dorénavant, délié des chaînes de son patron, s'il est élu, car sinon l'on connait la suite des choses dans cette boîte. Quand l'on connait les pièges de la politique l'on ne peut qu'excuser ce faux-pas fabriqué par les circonstances (faux signaux de Charest) et la gravité du geste pour la famille Drainville. Ils ont toute mon admiration. Sinistre face à la chose politique, dit-on? Canadianisation, convergence, répondrai-je.

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