vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 13h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres: Retrouver le gros bon sens

Bernard Viau - Rivière-du-Loup, le 25 janvier 2007  29 janvier 2007 
Récemment, un ami colombien me parlait de ces 10 000 cadavres sans nom que l'on venait de découvrir dans des fosses communes au nord de son pays natal. Notre conversation fut alors interrompue par le Téléjournal qui annonçait qu'une nouvelle lamelle de verre de la bibliothèque nationale du Québec venait de tomber menaçant «la vie des Montréalais». Nous en avons bien ri!

Vous savez, les immigrants ont bien raison, les Québécois sont trop tolérants et trop mous. La vérité est que notre société a complètement perdu le sens des valeurs pour ne pas dire le gros bon sens tout court. La saga des lamelles de verre de la Bibliothèque nationale aura bientôt coûté un million de dollars aux contribuables. «Nous recherchons le risque zéro. La base, c'est la sécurité du public», déclarait sérieusement le directeur des affaires publiques de la Ville. Dix lamelles sur plus de 6000 sont tombées, et des experts ont scientifiquement calculé que, dans les prochaines années, il en tomberait entre quatre et six autres. Horrible!

Les immigrants peuvent vous parler des vrais drames de la vie. Que des villageois soient massacrés à la tronçonneuse par les paramilitaires et que cette horreur reste impunie, que des gosses de riches s'amusent à tirer à la carabine sur les formes endormies dans les ruelles la nuit, voilà des drames vraiment horribles. Plusieurs Colombiens ont fui cette intolérance meurtrière et demeurent maintenant ici au Québec.

J'ai vécu et travaillé en Colombie; je regarde la vie avec les yeux d'un immigrant plus souvent qu'à mon tour. Notre société moderne a complètement perdu l'équilibre des valeurs humaines, et ce sont justement les immigrants raisonnables qui pourront, je l'espère, nous faire retrouver le gros bon sens. À quand une émission de télévision où les immigrants nous parleraient de leurs histoires et de leurs rêves?
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012