Lettres: Faire fort avec nos faiblesses
Gilles Châtillon - Montréal, le 16 janvier 2007
24 janvier 2007
Je partage entièrement l'esprit de l'article intitulé «Retrouver le goût de l'avenir» paru dans l'édition du Devoir du mardi 16 janvier. Il y est généreusement proposé — peut-être naïvement — «un avenir qui nous demande d'être à la fois lucides, solidaires et audacieux».
Allons-nous retrouver ce goût de l'avenir au-delà de la résistance têtue des privilèges et des droits acquis de nos élites qui sapent la confiance populaire et bloquent les transformations nécessaires? Passons en revue quelques exemples où le bât blesse l'espoir.
La rémunération des premiers dirigeants d'entreprises, qui dépasse de 350 à 400 fois le salaire moyen du travailleur, et les fraudes financières et fiscales de quelques grandes firmes. Le confort rétrograde d'un certain syndicalisme qui met en péril les emplois. La concentration des médias qui «convergent» les consensus sociaux à l'avantage de leurs proprios ou des petits amis du métier. Les tergiversations des politiques qui concoctent en tout temps leur réélection. Le discours politically correct de tous et chacun sur des questions brûlantes comme les «accommodements raisonnables» et l'environnement. [...]
Nous ne retrouverons pas le goût de l'avenir avec, en toile de fond, notre question nationale non résolue. La condition identitaire est préalable à tout commerce avec autrui et à l'affirmation juste de nos possibilités.[...] Nous ne ferons pas l'économie de nommer nos fragilités avant que notre communauté n'identifie «son héros, son projet, son moteur collectif». Avant d'entamer une nouvelle Révolution tranquille, [...] trouvons comment faire fort avec nos faiblesses. [...]
Allons-nous retrouver ce goût de l'avenir au-delà de la résistance têtue des privilèges et des droits acquis de nos élites qui sapent la confiance populaire et bloquent les transformations nécessaires? Passons en revue quelques exemples où le bât blesse l'espoir.
La rémunération des premiers dirigeants d'entreprises, qui dépasse de 350 à 400 fois le salaire moyen du travailleur, et les fraudes financières et fiscales de quelques grandes firmes. Le confort rétrograde d'un certain syndicalisme qui met en péril les emplois. La concentration des médias qui «convergent» les consensus sociaux à l'avantage de leurs proprios ou des petits amis du métier. Les tergiversations des politiques qui concoctent en tout temps leur réélection. Le discours politically correct de tous et chacun sur des questions brûlantes comme les «accommodements raisonnables» et l'environnement. [...]
Nous ne retrouverons pas le goût de l'avenir avec, en toile de fond, notre question nationale non résolue. La condition identitaire est préalable à tout commerce avec autrui et à l'affirmation juste de nos possibilités.[...] Nous ne ferons pas l'économie de nommer nos fragilités avant que notre communauté n'identifie «son héros, son projet, son moteur collectif». Avant d'entamer une nouvelle Révolution tranquille, [...] trouvons comment faire fort avec nos faiblesses. [...]
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

