Lettres: Péréquation, une invention
Jacques Noel - Québec
20 janvier 2007
Définition: légende urbaine, inventée par les fédéralistes, où on fait accroire que les généreux Ontariens et Albertains envoient chaque année un beau chèque de cinq milliards aux pauvres petits Québécois paresseux et socialistes que nous sommes. Faux et archifaux, évidemment.
Le chèque vient d'Ottawa, et non de Toronto et d'Edmonton. Et le fric vient de nos poches, et non de celles des Ontariens et des Albertains. La péréquation, c'est seulement 11 milliards sur un budget de 220 milliards. À peine 5 % du budget. Pour mesurer notre relation avec le Canada, il faut regarder où l'on dépense les 209 autres milliards.
Pour la défense, par exemple, sur les 15 milliards flambés en niaiseries comme des sous-marins anglais qui prennent l'eau, le Québec ne reçoit que 13 % des dépenses.
Pour les affaires indiennes, on ne reçoit que 9 %, nos Indiens étant moins nombreux que notre poids démographique et en meilleur état que ceux du Canada. En agriculture, on ne reçoit que 8 % des dépenses, les fermiers de l'Ouest ramassant le magot. Dans les pêches, on ne reçoit que 11 %, les Maritimes récoltant le gros des dépenses. Etc. Mais ça, les fédéraux n'en parlent jamais. Ils parlent de la merveilleuse pé-ré-qua-tion!
Le chèque vient d'Ottawa, et non de Toronto et d'Edmonton. Et le fric vient de nos poches, et non de celles des Ontariens et des Albertains. La péréquation, c'est seulement 11 milliards sur un budget de 220 milliards. À peine 5 % du budget. Pour mesurer notre relation avec le Canada, il faut regarder où l'on dépense les 209 autres milliards.
Pour la défense, par exemple, sur les 15 milliards flambés en niaiseries comme des sous-marins anglais qui prennent l'eau, le Québec ne reçoit que 13 % des dépenses.
Pour les affaires indiennes, on ne reçoit que 9 %, nos Indiens étant moins nombreux que notre poids démographique et en meilleur état que ceux du Canada. En agriculture, on ne reçoit que 8 % des dépenses, les fermiers de l'Ouest ramassant le magot. Dans les pêches, on ne reçoit que 11 %, les Maritimes récoltant le gros des dépenses. Etc. Mais ça, les fédéraux n'en parlent jamais. Ils parlent de la merveilleuse pé-ré-qua-tion!
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