Lettres: Encore une fois aplatis
Françoise Breault - Lac-Simon, le 16 janvier 2007
19 janvier 2007
Partout, dans les autres pays du monde, le mouvement contre les barrages ne cesse de gagner du terrain. Aux États-Unis, depuis quelques années, l'heure est même à la démolition des barrages. Au lieu de rénover ceux existants, ils les défont. David Suzuki en témoigne dans son livre Good News. Courrier international a aussi publié un imposant dossier intitulé Halte aux barrages en novembre 1999.
Ici, nos gouvernements n'ont pas évolué à ce chapitre. On ruine notre environnement pour construire des barrages. Et pour qui? Pour le bon plaisir des États-Unis. Pour faire passer le sapin (je dirais plutôt: la couleuvre), on nous dit que leur vendre de l'hydroélectricité contribuera à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, selon l'experte Sandra Postel, les «réservoirs sont aussi de grands émetteurs de gaz à effet de serre» (citée par David Suzuki dans Good News). Par ailleurs, les États-Unis ont les moyens de développer cette énergie propre. Eux aussi peuvent construire des éoliennes, développer l'énergie solaire et géothermique, développer des voitures moins énergivores, etc.
Sait-on qu'avec l'ALENA, le Canada s'est engagé (sous de fortes pressions, bien sûr) à fournir de l'énergie aux États-Unis en vertu du principe du proportional sharing (le partage proportionnel), et ce, à nos dépens, si nécessaire? Cette entente, le gouvernement ne la crie pas sur les toits. Je suppose que les personnes siégeant aux commissions d'impacts sur l'environnement ont dû être très bien informées de cela.
Encore une fois, on s'aplatit devant les États-Unis. Eux, brillants, préfèrent protéger leur environnement et nous laisser ruiner le nôtre.
Ici, nos gouvernements n'ont pas évolué à ce chapitre. On ruine notre environnement pour construire des barrages. Et pour qui? Pour le bon plaisir des États-Unis. Pour faire passer le sapin (je dirais plutôt: la couleuvre), on nous dit que leur vendre de l'hydroélectricité contribuera à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, selon l'experte Sandra Postel, les «réservoirs sont aussi de grands émetteurs de gaz à effet de serre» (citée par David Suzuki dans Good News). Par ailleurs, les États-Unis ont les moyens de développer cette énergie propre. Eux aussi peuvent construire des éoliennes, développer l'énergie solaire et géothermique, développer des voitures moins énergivores, etc.
Sait-on qu'avec l'ALENA, le Canada s'est engagé (sous de fortes pressions, bien sûr) à fournir de l'énergie aux États-Unis en vertu du principe du proportional sharing (le partage proportionnel), et ce, à nos dépens, si nécessaire? Cette entente, le gouvernement ne la crie pas sur les toits. Je suppose que les personnes siégeant aux commissions d'impacts sur l'environnement ont dû être très bien informées de cela.
Encore une fois, on s'aplatit devant les États-Unis. Eux, brillants, préfèrent protéger leur environnement et nous laisser ruiner le nôtre.
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