Lettres: Avancer en arrière
Paule Baillargeon - Lac-Brome, le 14 janvier 2007
18 janvier 2007
Dans Le Devoir du samedi 13 janvier, dans un article intitulé «Retour à la tradition», Louise-Maude Rioux Soucy nous apprend le retour du nom du père, et du père seulement. Ajouter le nom de la mère s'est révélé à la longue un exercice fastidieux et vaguement ridicule, et personne n'a envie de se retrouver avec huit noms dans deux générations.
Fort bien. Je serais plutôt d'accord. Les féministes, dont je suis, font déjà assez rire d'elles, cela fera toujours un motif de moins. Qu'on me permette cependant d'ajouter quelque chose avant de fermer le dossier. J'ai une fille. Elle porte mon nom. Si l'enfant avait été un garçon, il aurait porté le nom de son père. Cela me semble une solution simple, qui aurait pour effet de donner une fierté aux filles d'avoir une mère qui a un nom et une fierté retrouvée aux garçons de porter le nom de leur père seulement, pour autant qu'ils aient perdu cette fierté. Quant au couple parent de ces enfants, il pourrait, si cela lui chante, afficher les deux noms.
Les féministes, qui comptent dans leurs rangs un certain nombre de femmes, ont voulu donner un nom aux femmes. Cela partait d'un bon sentiment, n'est-ce pas: corriger l'histoire, etc. La manière aurait pu être travaillée davantage, mais est-ce une raison pour avancer en arrière, comme dans l'autobus? Le Québec a déjà trouvé son bonheur à faire les choses autrement. L'imagination au pouvoir, ça vous dit quelque chose?
Fort bien. Je serais plutôt d'accord. Les féministes, dont je suis, font déjà assez rire d'elles, cela fera toujours un motif de moins. Qu'on me permette cependant d'ajouter quelque chose avant de fermer le dossier. J'ai une fille. Elle porte mon nom. Si l'enfant avait été un garçon, il aurait porté le nom de son père. Cela me semble une solution simple, qui aurait pour effet de donner une fierté aux filles d'avoir une mère qui a un nom et une fierté retrouvée aux garçons de porter le nom de leur père seulement, pour autant qu'ils aient perdu cette fierté. Quant au couple parent de ces enfants, il pourrait, si cela lui chante, afficher les deux noms.
Les féministes, qui comptent dans leurs rangs un certain nombre de femmes, ont voulu donner un nom aux femmes. Cela partait d'un bon sentiment, n'est-ce pas: corriger l'histoire, etc. La manière aurait pu être travaillée davantage, mais est-ce une raison pour avancer en arrière, comme dans l'autobus? Le Québec a déjà trouvé son bonheur à faire les choses autrement. L'imagination au pouvoir, ça vous dit quelque chose?
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