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Libre opinion: Fathers 4 Justice réplique

Daniel Laforest - Président de Fathers 4 Justice Québec  12 janvier 2007 
Notre organisme est devant les tribunaux pour se défendre de poursuites judiciaires intentées par le Barreau du Québec visant à enlever à Fathers 4 Justice Québec deux des droits les plus fondamentaux de notre société: le droit à la pleine liberté d'expression et le droit fondamental d'ester en justice. Leur stratégie: nous déclarer quérulents par association avec Andy Srougi.

La forme de l'article publié dans Le Devoir du samedi 6 janvier 2007 («La nouvelle stratégie de Fathers 4 Justice», de Clairandrée Cauchy) et la coïncidence de sa publication avec le moment où le juge en chef adjoint de la Cour supérieure du Québec prend en délibéré la requête du Barreau du Québec m'incitent à faire les mises au point qui s'imposent.

F4J Québec n'a pas comme nouvelle stratégie d'inonder de poursuites les cours de justice du Québec. En droit familial, le système judiciaire le fait très bien lui-même, trop souvent au détriment des pères. Comme il y a injustice chronique en droit familial depuis plus de 30 ans, il ne faut pas se surprendre que les auteurs de cette injustice soient interpellés aujourd'hui.

L'article du Devoir publié samedi dernier laisse supposer que les actions de M. Srougi sont les actions de F4J Québec, comme si l'un était l'autre. Mais l'un n'est pas l'autre. F4J Québec a le plus grand respect pour Andy Srougi, mais les actions de celui-ci lui appartiennent. Nous n'avons pas à juger s'il est quérulent ou non. Nous estimons que M. Srougi utilise le droit fondamental d'ester en justice en son nom et lorsque valable au nom d'autrui.

Par ailleurs, votre journaliste me donne un pouvoir sur les membres que je n'ai pas, qui peut porter un grave préjudice à notre cause si le texte est mal interprété. En page A 5, la journaliste écrit ceci: «L'activisme judiciaire des membres de F4J devrait se poursuivre en cours de la prochaine année, promet le président, Daniel Laforest.» De mémoire, je n'ai pas dit que je promettais cela. J'ai simplement indiqué à votre journaliste que F4J Québec est une association d'hommes et de femmes qui encourage toute personne, membre ou non, à utiliser de bonne foi tous les recours prévus par la loi afin d'obtenir justice.



Conflit d'intérêts

Selon les spécialistes du domaine, la quérulence est un comportement pathologique par lequel une personne abuse de ses droits d'ester en justice. Pour prouver un comportement pathologique, ne faut-il pas établir un tel comportement à partir d'une évaluation par un professionnel de la santé?

Dans le cas présent, a-t-on fait une évaluation par un professionnel de la santé du prétendu comportement pathologique de M. Srougi? Bien sûr que non. Alors qu'un juge de la Cour supérieure du Québec doit prochainement établir si M. Srougi est quérulent, d'éminents médecins membres du comité de discipline du Collège des médecins font son éloge dans une cause similaire de poursuite contre le ministre Philippe Couillard. Cette affirmation vient de professionnels de la santé qui ont été interpellés de la même manière que l'ont été les membres du Barreau du Québec.

M. Srougi serait donc quérulent, selon des professionnels du droit, et il serait le défenseur éloquent et clair d'un sujet de société important, selon des professionnels de la santé? Quelles sont les personnes les plus crédibles dans une cause visant à déterminer si M. Srougi a un comportement pathologique ou non? Des professionnels de la santé ou des professionnels du droit qui sont juges et partie? Nous revendiquons, à juste titre, une commission royale d'enquête sur la justice. [...]

L'injustice contre les pères

Au Québec, plus de 300 000 enfants sont privés de vivre avec leur père. On a détruit la vie de centaines de milliers de pères au cours des 30 dernières années, détruits dans leur dignité d'hommes et de pères, emprisonnés de façon arbitraire sous de fausses accusations criminelles contre le respect des libertés les plus fondamentales de l'homme, le Québec prenant forme d'État policier, privés du droit fondamental de vivre en paix avec leurs enfants après une rupture conjugale, ruinés financièrement.

F4J Québec ne cherche pas la guerre. Mais comprenons-nous bien: nous ne tolérerons jamais qu'on maintienne ce massacre actuel. Nous nous battrons sans répit pour cette cause. Nous savons que face à une élite du mouvement féministe du Québec et ses ramifications dans le pouvoir de la société québécoise, F4J Québec, c'est David contre Goliath, mais nous n'avons aucun doute sur l'issue. Nous vaincrons, comme David, car la cause touche le plus important des fondements de notre société: la vie avec nos enfants, pour l'intérêt de nos enfants.

Pour l'amour de nos enfants, parlons de garde partagée.
 
 
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