Lettres: C'est mon train
Stéphanie LeBlanc - Le 10 janvier 2007
12 janvier 2007
Depuis quelque temps, deux publicités de Bombardier sont diffusées à la télévision. Dans l'une d'elles, une Québécoise en voyage à Paris s'apprête à prendre un couple en photo lorsqu'un train construit par Bombardier passe. Elle prend la photo avec le train en arrière-plan puis dit au couple interloqué: «C'est mon train.» Dans l'autre publicité, il s'agit d'un homme en safari photo qui photographie un avion en disant à son guide: «C'est mon avion.»
Pourquoi ne pas tourner une autre publicité, au Tibet cette fois, où une nouvelle ligne ferroviaire permettra désormais, grâce à des voitures construites par Bombardier, d'accélérer le génocide culturel des Tibétains (en favorisant massivement une immigration chinoise qui a déjà rendu les Tibétains minoritaires sur leur propre territoire) et l'exploitation brutale de leurs dernières ressources naturelles?
Des centaines d'exilés tibétains ont manifesté à Dharam-Sala contre ce projet. Si je le pouvais, j'irais les voir et je leur dirais ceci: «C'est mon train, et j'en suis vraiment désolée.»
Pourquoi ne pas tourner une autre publicité, au Tibet cette fois, où une nouvelle ligne ferroviaire permettra désormais, grâce à des voitures construites par Bombardier, d'accélérer le génocide culturel des Tibétains (en favorisant massivement une immigration chinoise qui a déjà rendu les Tibétains minoritaires sur leur propre territoire) et l'exploitation brutale de leurs dernières ressources naturelles?
Des centaines d'exilés tibétains ont manifesté à Dharam-Sala contre ce projet. Si je le pouvais, j'irais les voir et je leur dirais ceci: «C'est mon train, et j'en suis vraiment désolée.»
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