Lettres: Ne touchez pas à mes oreilles de lapin
Pierre Dionne Labelle, Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté
11 décembre 2006
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a récemment tenu des audiences publiques sur l'avenir de la télévision. Il y a été beaucoup question de gros sous, de protection d'identité et de parts de marché. On y a vu les représentants des principales chaînes de télévision venir tour à tour exiger, au nom d'une rentabilité prétendument menacée, de pouvoir mettre fin à la diffusion de leur programmation sur ondes hertziennes.
***
Pierre Dionne Labelle
Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté
Décembre 2006
***
Si la permission leur était accordée, cette interruption de service plongerait les écrans télé de 12 % de la population dans le noir. Outre les adeptes de la simplicité volontaire dont je fais partie, on retrouve parmi ces 12 % une bonne proportion de personnes en situation de pauvreté et d'exclusion.
Or, bien qu'il semble fort probable que les chaînes privées aient à terme gain de cause, il ne saurait être question que les chaînes publiques, Radio-Canada et Télé-Québec, cessent de diffuser sur ondes hertziennes. Il en va autant de leur indépendance par rapport aux intérêts privés que de la protection du droit de la population à une information libre et gratuite provenant d'un service public.
J'ose espérer que c'est en ce sens que l'on doit interpréter les propos tenus par Sylvain Lafrance, vice-président principal de Radio-Canada: «Devant la fragmentation globale à laquelle notre société est confrontée, il faut donner à Radio-Canada la capacité de créer un espace public fort qui permettra au citoyen de s'informer, de comprendre et de débattre des enjeux qui sont au coeur de notre démocratie.» Maintenir l'accès universel et gratuit à la programmation de la télévision d'État fait partie de l'arsenal indispensable pour protéger cet «espace public fort». Entre-temps, je garderai mes oreilles de lapin bien branchées.
***
Pierre Dionne Labelle
Collectif des Laurentides pour un Québec sans pauvreté
Décembre 2006
***
Si la permission leur était accordée, cette interruption de service plongerait les écrans télé de 12 % de la population dans le noir. Outre les adeptes de la simplicité volontaire dont je fais partie, on retrouve parmi ces 12 % une bonne proportion de personnes en situation de pauvreté et d'exclusion.
Or, bien qu'il semble fort probable que les chaînes privées aient à terme gain de cause, il ne saurait être question que les chaînes publiques, Radio-Canada et Télé-Québec, cessent de diffuser sur ondes hertziennes. Il en va autant de leur indépendance par rapport aux intérêts privés que de la protection du droit de la population à une information libre et gratuite provenant d'un service public.
J'ose espérer que c'est en ce sens que l'on doit interpréter les propos tenus par Sylvain Lafrance, vice-président principal de Radio-Canada: «Devant la fragmentation globale à laquelle notre société est confrontée, il faut donner à Radio-Canada la capacité de créer un espace public fort qui permettra au citoyen de s'informer, de comprendre et de débattre des enjeux qui sont au coeur de notre démocratie.» Maintenir l'accès universel et gratuit à la programmation de la télévision d'État fait partie de l'arsenal indispensable pour protéger cet «espace public fort». Entre-temps, je garderai mes oreilles de lapin bien branchées.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

