Lettres: Les cyanobactéries: phénomène conjoncturel ou structurel?
Michel Clairoux - Association pour la protection du lac Massawippi, Octobre 2006
23 octobre 2006
La lecture de l'article de Louis-Gilles Francoeur («71 lacs contaminés au Québec», Le Devoir du 17 octobre 2006) nous amène vers cette réflexion, mais, dans le cas du lac Massawippi, les données dont nous disposons nous amènent plutôt vers un problème plus structurel, donc plus grave. Selon le MAPAQ Estrie, depuis 10 ans, la surface de production du maïs et du soja a augmenté de 3,5 fois, surtout aux dépens de la forêt. 85 % de toute la charge en phosphore du lac Massawippi provient d'un seul tributaire, la rivière Tomifobia. L'eau de cette rivière a été déclarée, avec deux autres, par le MAPAQ Estrie en 2005 comme parmi la plus menacée par la pression de la production agricole.
Le temps de séjour hydrologique du lac est relativement long puisqu'il faut 1,88 an pour que le volume d'eau contenu dans le lac soit complètement renouvelé. Lorsque le temps de séjour est long, il est difficile de confirmer à l'aide de tests d'eau que le lac reçoit des apports importants en nutriments provenant de son bassin versant. En effet, les lacs avec des temps de séjour plus long que six mois cachent bien leurs «défauts» en permettant aux nutriments de se sédimenter au fond du lac et sur le littoral. Le phosphore qu'on retrouve dans le lac en septembre 2006 vient aussi de l'été 2005.
La bande riveraine est artificialisée à 40 % et, malgré tous les efforts déployés, il n'y a pas eu d'amélioration depuis plus de 10 ans. Nous connaissons le problème et, pourtant, nous n'arrivons pas à agir ensemble. J'espère que collectivement nous nous réveillerons à temps!
Le temps de séjour hydrologique du lac est relativement long puisqu'il faut 1,88 an pour que le volume d'eau contenu dans le lac soit complètement renouvelé. Lorsque le temps de séjour est long, il est difficile de confirmer à l'aide de tests d'eau que le lac reçoit des apports importants en nutriments provenant de son bassin versant. En effet, les lacs avec des temps de séjour plus long que six mois cachent bien leurs «défauts» en permettant aux nutriments de se sédimenter au fond du lac et sur le littoral. Le phosphore qu'on retrouve dans le lac en septembre 2006 vient aussi de l'été 2005.
La bande riveraine est artificialisée à 40 % et, malgré tous les efforts déployés, il n'y a pas eu d'amélioration depuis plus de 10 ans. Nous connaissons le problème et, pourtant, nous n'arrivons pas à agir ensemble. J'espère que collectivement nous nous réveillerons à temps!
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