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Le métro de Montréal a 40 ans - Métro, autobus, train, tramway: l'avenir est là!

16 octobre 2006 
Le métro a 40 ans et, sans lui, Montréal serait une ville invivable. Célébrer cet anniversaire ne sera utile que si les élus, les citoyens et les leaders économiques de la région, mais aussi à Québec et Ottawa, ouvrent leurs yeux: les transports en commun sont la voie de l'avenir, non seulement pour améliorer le transport des personnes, et ainsi réduire la congestion routière quotidienne, mais comme levier de développement économique, de revitalisation urbaine et d'amélioration de la qualité de vie.

Les succès récents des transports collectifs, illustrés par une hausse de 8 % de leur utilisation en cinq ans et le doublement de la clientèle des trains de banlieue depuis dix ans, indiquent bien que la population, elle, est prête pour ce virage. Montréal est devenue, après New York, la ville où la part modale des transports collectifs est la plus élevée parmi 26 métropoles nord-américaines de référence.

Cette croissance de l'usage des transports en commun s'est réalisée en dépit d'un sous-financement chronique, des ratés dans l'utilisation de certaines voies réservées, de la saleté dans les stations de métro, de la chaleur excessive dans les rames, de la multiplication des arrêts de service, de l'absence de confort, des autobus bondés ou trop peu fréquents aux heures creuses.

En parallèle, cependant, le parc automobile montréalais a crû de 20 % de 1998 à 2003. Chaque année, le réseau routier montréalais reçoit 40 000 véhicules de plus, chacun d'eux produisant bon an mal an ses cinq tonnes de gaz à effet de serre. La Direction de santé publique de Montréal a maintes fois montré que l'usage accru de l'automobile en ville est un risque majeur pour la santé. De 1999 à 2003, le nombre de journées où la qualité de l'air était jugée mauvaise à Montréal a presque doublé, passant de 37 à 64. C'est la preuve que les succès obtenus jusqu'ici sont insuffisants. Il faut faire plus et mieux.

***

Les transports collectifs ont une contribution non négligeable au développement économique. Ce secteur représente à lui seul 16 000 emplois dans la région montréalaise. Le métro, par exemple, a favorisé la naissance d'un réseau souterrain reliant une soixantaine de complexes immobiliers, culturels et commerciaux du centre-ville fréquenté par 500 000 piétons et plaît au tourisme. Le Québec produit de l'électricité propre, construit des trains et des autobus, mais ne construit pas d'autos. Les investissements dans les transports en commun le sont dans l'économie et dans les entreprises québécoises, et contribuent à l'élaboration et au maintien d'une expertise exportable en plus de favoriser l'innovation technologique. La réduction de la congestion routière facilite en outre le transport des marchandises sur un réseau routier moins engorgé.

Il y a plus. Montréal, écrit l'Agence métropolitaine de transport (AMT) dans un document stratégique daté de 2003, est une ville d'histoire, et l'essentiel de son identité repose sur des quartiers développés avant 1950, avant l'ère de la motorisation de masse. Ces quartiers ont été consolidés grâce au métro. Ces quartiers, jugés comme parmi les plus «créatifs» en Amérique du Nord, la ville souterraine, l'utilisation de l'électricité comme source d'énergie pour les transports publics, sont autant d'éléments de l'image de marque de la ville, qu'il faudrait consolider. L'AMT suggérait aussi de consolider les banlieues existantes, qui offrent une bonne qualité de vie, en améliorant leur desserte par les transports collectifs.

***

Comment faire: facile, à condition d'y mettre le prix. D'abord, ne pas construire le pont sur la 25; ensuite, investir massivement dans le prolongement du métro dans l'est, sur la Rive-Sud et dans l'Ouest; ouvrir un lien ferroviaire entre l'aéroport Trudeau et le centre-ville; implanter des systèmes légers sur rail reliant la gare Jean-Talon et la Rive-Sud au centre-ville; aménager des voies réservées et des parcs de stationnement incitatifs; réduire le prix du billet, voire offrir la gratuité à certaines clientèles ou à certaines heures; recourir, comme on le fait dans plusieurs autres villes à succès, à un système de tramway moderne, plus propre et plus structurant que l'autobus.

Ces mesures pourront être suivies ou accompagnées de moyens pour décourager l'usage de l'automobile: péages, réduction du stationnement sur rue, priorité aux pistes cyclables et aux piétons. Mais les mesures punitives risquent d'être inefficaces si elles précèdent l'amélioration de l'offre de service en transports collectifs.

Par où commencer? Certains voudraient donner priorité au train de banlieue; cela pourrait être rentable sur le plan politique ou électoral à cause du bassin d'électeurs vivant dans la couronne montréalaise. Mais cela ne réglera pas le problème si les quartiers centraux sont engorgés ou si le transport public en ville n'est pas à la hauteur des attentes des usagers. En outre, bien que l'idéal soit d'agir sur les deux fronts, il est préférable d'adopter des politiques qui incitent à vivre en ville plutôt que dans des banlieues de plus en plus lointaines (on est en train de prolonger le train jusqu'à Saint-Jérôme). Car les banlieusards vont conserver leurs voitures et continuer de les utiliser, alors que les citadins sont plus enclins à s'en priver.

Enfin, il faut voir plus loin et comprendre que le succès du transport collectif dépend en grande partie de l'aménagement du territoire. Il faut utiliser les infrastructures du transport collectif pour orienter l'aménagement urbain au lieu de laisser l'automobile individuelle, sa puissante industrie et les lobbies qui l'entourent, exercer leur dictature sur nos modes de vie.

michel.venne@inm.qc.ca






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  • Madeleine David
    Inscrite
    lundi 16 octobre 2006 17h33
    Le métro a 40 ans: horaire du dimanche
    « Le métro a 40 ans : horaire du dimanche

    Cher métro, je voudrais bien te souhaiter sincèrement un bon anniversaire, mais je n'en ai pas envie et je veux que tu saches pourquoi.

    - Considérant que les wagons sont toujours plus bondés, moins propres, que le service est interrompu de plus en plus souvent et que ta mécanique ne tient plus le coup;
    - Considérant que tu ne m'offre pas de correspondance décente lors de mes transferts, ne sachant coordonner tes trains sur les différentes lignes pour limiter le temps d'attente des usagers;
    - Considérant que tes « nouveaux wagons » annoncés avec grande fierté tout au long de l'année dernière et mis en service cette année n'ont finalement aucun autre but que de permettre à moins de gens de s'asseoir et à plus de gens de s'entasser comme des sardines à toute heure de la journée ( ces « prototypes » ne sont-ils pas entrés en fonction dans le but avoué de diminuer encore la fréquence de passage des trains, tout en gardant l'achalandage égal en empilant les passagers dans les trains?);
    - Considérant que l'heure de pointe dans les wagons dure maintenant toute la journée;
    - Considérant que ton cousin, le réseau d'autobus,est également en piteux état, oubliant ou éliminant sans avertissement des passages d'autobus ( dont certains déjà prévus uniquement aux heures ou demi-heures), ne renouvelant pas sa flotte de véhicules et offrant aux usagers un service le plus souvent froid voire même impoli;
    - Considérant que le montant qu'on me demande chaque mois vaut de moins en moins le service pour lequel je paie, à tel point que j'en vienne à comprendre les automobilistes qui préfèrent polluer plutôt que de se risquer en transport en commun.

    Considérant tous ces faits, hé bien non, cher métro, je ne trouve pas qu'on doive se réjouir de constater que tu vieillis mal. Et je n'ai pas non plus eu l'occasion d'apprécier une « bonne ballade en métro » comme nous le suggère un des populaires animateurs de radio dans les messages sonores que tu as diffusé sur les quais ces derniers jours ( au fait, l'argent payé pour ces messages de fête n'aurait-il pas été mieux investi ailleurs?!)

    En espérant que tu seras en meilleure forme pour ton cinquantième anniversaire,

    -Madeleine David, une passagère déçue »

  • Martin Guilbault
    Inscrit
    mercredi 30 septembre 2009 20h03
    Par où commencer?
    « Rendre plus accesible l'achat de passe mensuelle. Après avoir fait la file pour le guichet automatique, je me rend compte que le tram zone 3 est indisponible. Je fait la file pour le préposé qui me dit que je doit aller à Laval pour acheter ma passe, je lui demande pourquoi ? Il me répond compte toi chanceux que ça existe. Ensuite je fais la file a Longueuil pour pouvoir acheter ma passe sur un guichet identique a celui de montreal.

    Y a t-il une raison valable pour que le guichet de montréal ne permete pas l'achat de tram ?


    Moi j'ai l'impression que c'est juste pour faire chier les non-montréalais et ca me laisse croire que nous ne somme pas les bienvenu a Montréal. »

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