Présidentielle brésilienne - Lula n'a pu éviter un second tour
Brasilia — Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva devançait ses rivaux mais manquait de peu la majorité absolue requise pour l'emporter dès le premier tour du scrutin présidentiel organisé hier, selon des résultats presque complets. L'élection intervenait alors que le Parti des travaillistes (PT) de Lula est dans la tourmente, accusé de corruption et de coups bas.
Le Tribunal supérieur électoral a annoncé en fin de soirée hier qu'un second tour de l'élection présidentielle opposera le président sortant au social-démocrate Geraldo Alckmin le 29 octobre. Sur 99,1 % des votes dépouillés, Lula a obtenu 48,6 % et Alckmin 41,7 %. Le président brésilien devait obtenir 50 % plus une voix afin d'être réélu dès le premier tour.
Le ministre des Relations institutionnelles, Tarso Genro avait indiqué, peu avant l'annonce officielle, qu'il avait «manqué peu au président Lula pour gagner au premier tour».
«Nous étions préparés pour le premier tour et nous sommes maintenant également prêts pour le second tour», a ajouté le ministre, cité par TV Globo.
En votant à São Bernardo, son fief de la banlieue industrielle de São Paulo, le président Lula s'était dit «confiant» pour sa réélection au premier tour, tandis que son principal concurrent, le social-démocrate Geraldo Alckmin, avait assuré qu'il y aurait ballottage à l'issue du décompte des voix de l'élection présidentielle.
Geraldo Alckmin a déclaré hier soir qu'il avait de «grandes chances» de remporter l'élection présidentielle au second tour le 29 octobre contre le président Lula.
«Je vais au second tour avec de grandes chances de remporter l'élection», a déclaré Geraldo Alckmin, après l'annonce officielle que le président Luiz Inacio Lula da Silva avait manqué la réélection au premier tour du scrutin d'hier.
«Nous allons mouiller notre chemise pour nous montrer dignes d'une confiance encore plus grande du peuple brésilien au second tour», a poursuivi M. Alckmin.
«Le Brésil peut avoir un gouvernement éthique, honnête comme le peuple brésilien, un gouvernement efficace, améliorer ses services publics pour que le Brésil croisse», a estimé M. Alckmin.
Les ultimes sondages, publiés samedi soir, avaient déjà indiqué une tendance montrant que Lula (60 ans), pourrait être contraint à un second tour contre Geraldo Alckmin (53 ans).
Scandale
Au cours de la campagne électorale, Lula semblait assuré de l'emporter haut la main dès le premier tour. Mais la fin de la campagne électorale a été entachée par un scandale portant sur une tentative d'achat d'un dossier anti-opposition par des membres du Parti des Travailleurs (PT), la formation politique du président.
Le 15 septembre, deux personnes liées au PT avaient été arrêtées par la police fédérale en possession de l'équivalent de 800 000 dollars destinés à l'achat d'informations prétendument compromettantes pour l'opposition.
Lula a immédiatement procédé à un grand nettoyage dans son équipe de campagne, en commençant par son coordinateur, Ricardo Berzoini, président du PT. Huit autres membres de l'équipe de campagne ont été destitués. Mardi, la police a lancé un mandat d'arrêt contre six d'entre eux.
Mais le mal était fait pour certains électeurs qui ont choisi de lui tourner le dos. «Lula m'a déçu», explique Luisa Pena, une artiste de 31 ans de Rio de Janeiro. «Il a promis pendant des années de mettre fin à la corruption, et il y a plus de scandales sous sa présidence que sous la précédente.»
Le président bénéficie cependant toujours d'un large soutien des couches les plus modestes de la société brésilienne, qui ont vu leurs prestations sociales s'accroître considérablement depuis son arrivée aux affaires.
«Il est peut-être corrompu, mais c'est le premier président que je connais qui a aidé les pauvres», résume Adenilson da Silva, jeune vendeur de lait de coco, interrogé sur un marché de Sao Paulo.
Geraldo Alckmin, ancien gouverneur de l'État industriel de São Paulo, a mené campagne sur ses compétences techniques et dénonce le bilan de Lula. La pression fiscale, dit-il, étouffe les entreprises, la croissance est en berne, l'agriculture en danger et une grave crise morale s'est développée sous le premier mandat de Lula.
«Lula a eu sa chance, et le Brésil n'a plus de temps à perdre. L'éthique l'emportera sur la corruption», a-t-il lancé dans un bureau de vote de São Paulo, où il s'est rendu avec son épouse.
Outre leur président, les 125 millions d'électeurs brésiliens étaient invités hier à désigner les gouverneurs et à renouveler le Congrès ainsi que les assemblées régionales. Ce scrutin a été endeuillé par le plus grave accident d'avion de l'histoire du pays, 155 personnes étant portées disparues avec presque aucun espoir de retrouver des survivants, après l'accident en pleine forêt amazonienne d'un Boeing 737 de la compagnie Gol vendredi. Lula a décrété trois jours de deuil national.
Le Tribunal supérieur électoral a annoncé en fin de soirée hier qu'un second tour de l'élection présidentielle opposera le président sortant au social-démocrate Geraldo Alckmin le 29 octobre. Sur 99,1 % des votes dépouillés, Lula a obtenu 48,6 % et Alckmin 41,7 %. Le président brésilien devait obtenir 50 % plus une voix afin d'être réélu dès le premier tour.
Le ministre des Relations institutionnelles, Tarso Genro avait indiqué, peu avant l'annonce officielle, qu'il avait «manqué peu au président Lula pour gagner au premier tour».
«Nous étions préparés pour le premier tour et nous sommes maintenant également prêts pour le second tour», a ajouté le ministre, cité par TV Globo.
En votant à São Bernardo, son fief de la banlieue industrielle de São Paulo, le président Lula s'était dit «confiant» pour sa réélection au premier tour, tandis que son principal concurrent, le social-démocrate Geraldo Alckmin, avait assuré qu'il y aurait ballottage à l'issue du décompte des voix de l'élection présidentielle.
Geraldo Alckmin a déclaré hier soir qu'il avait de «grandes chances» de remporter l'élection présidentielle au second tour le 29 octobre contre le président Lula.
«Je vais au second tour avec de grandes chances de remporter l'élection», a déclaré Geraldo Alckmin, après l'annonce officielle que le président Luiz Inacio Lula da Silva avait manqué la réélection au premier tour du scrutin d'hier.
«Nous allons mouiller notre chemise pour nous montrer dignes d'une confiance encore plus grande du peuple brésilien au second tour», a poursuivi M. Alckmin.
«Le Brésil peut avoir un gouvernement éthique, honnête comme le peuple brésilien, un gouvernement efficace, améliorer ses services publics pour que le Brésil croisse», a estimé M. Alckmin.
Les ultimes sondages, publiés samedi soir, avaient déjà indiqué une tendance montrant que Lula (60 ans), pourrait être contraint à un second tour contre Geraldo Alckmin (53 ans).
Scandale
Au cours de la campagne électorale, Lula semblait assuré de l'emporter haut la main dès le premier tour. Mais la fin de la campagne électorale a été entachée par un scandale portant sur une tentative d'achat d'un dossier anti-opposition par des membres du Parti des Travailleurs (PT), la formation politique du président.
Le 15 septembre, deux personnes liées au PT avaient été arrêtées par la police fédérale en possession de l'équivalent de 800 000 dollars destinés à l'achat d'informations prétendument compromettantes pour l'opposition.
Lula a immédiatement procédé à un grand nettoyage dans son équipe de campagne, en commençant par son coordinateur, Ricardo Berzoini, président du PT. Huit autres membres de l'équipe de campagne ont été destitués. Mardi, la police a lancé un mandat d'arrêt contre six d'entre eux.
Mais le mal était fait pour certains électeurs qui ont choisi de lui tourner le dos. «Lula m'a déçu», explique Luisa Pena, une artiste de 31 ans de Rio de Janeiro. «Il a promis pendant des années de mettre fin à la corruption, et il y a plus de scandales sous sa présidence que sous la précédente.»
Le président bénéficie cependant toujours d'un large soutien des couches les plus modestes de la société brésilienne, qui ont vu leurs prestations sociales s'accroître considérablement depuis son arrivée aux affaires.
«Il est peut-être corrompu, mais c'est le premier président que je connais qui a aidé les pauvres», résume Adenilson da Silva, jeune vendeur de lait de coco, interrogé sur un marché de Sao Paulo.
Geraldo Alckmin, ancien gouverneur de l'État industriel de São Paulo, a mené campagne sur ses compétences techniques et dénonce le bilan de Lula. La pression fiscale, dit-il, étouffe les entreprises, la croissance est en berne, l'agriculture en danger et une grave crise morale s'est développée sous le premier mandat de Lula.
«Lula a eu sa chance, et le Brésil n'a plus de temps à perdre. L'éthique l'emportera sur la corruption», a-t-il lancé dans un bureau de vote de São Paulo, où il s'est rendu avec son épouse.
Outre leur président, les 125 millions d'électeurs brésiliens étaient invités hier à désigner les gouverneurs et à renouveler le Congrès ainsi que les assemblées régionales. Ce scrutin a été endeuillé par le plus grave accident d'avion de l'histoire du pays, 155 personnes étant portées disparues avec presque aucun espoir de retrouver des survivants, après l'accident en pleine forêt amazonienne d'un Boeing 737 de la compagnie Gol vendredi. Lula a décrété trois jours de deuil national.
- » scrutin
Haut de la page

